L'action, ce sont des hommes au milieu des circonstances ! (Charles de Gaulle)

REDRESSER LA FRANCE POUR LA RETABLIR DANS SON RÔLE SECULAIRE DE PUISSANCE-PIVOT DE L'EUROPE

Le combat culturel et les trois priorités du redressement,  lettre du 7 Octobre 2022 Sommaire

Madame la Présidente des Républicains,

Chère Annie Genevard,

Je vous remercie de votre lettre reçue par l’intermédiaire du Cercle France mais plus encore, je voulais vous remercier pour votre courage face à l’adversité et pour la constance dans l’effort que vous avez montrée en prenant le relais de Christian Jacob comme lui-même l’avait fait en succédant à Laurent Wauquiez.

Notre parti continue donc de survivre dans sa « gaullianité » mais il s’agit de le remettre d’urgence en situation de reprendre les rênes du pays et au-delà, d’aider l’Europe à se ressaisir, cette Europe qui a dramatiquement dérivé au cours des deux derniers quinquennats par manque de courage et de fermeté du pilier français !

Il est vital en effet, de tourner la page de cette désastreuse période d’affaiblissement national, phénomène de déliquescence comparable aux crises existentielles des années 30 ou de la fin de la IVè République quand le pouvoir avait disparu et la puissance française s’était diluée au point de risquer que la France elle-même disparaisse.

L’urgence est donc de redresser le pays et de le rétablir dans son rôle séculaire de puissance-pivot de l’Europe puis d’élever cette dernière au rang de puissance mondiale de référence du 21è siècle.

Pour cela, il faudra concentrer l’action sur deux lignes de force. 

D’abord engager le combat culturel pour assurer l’éradication de la gaucho-bien-pensance et du bobo-libéral-progressisme

Ces deux maladies procèdent de « l’intellectualisme gauchisant » du demi-siècle passé qui a fait éclater notre société en multiples "minoritarismes de combat" contre les droits voire l'existence-même des autres minorités et bien sûr, contre la culture et la civilisation séculaires du peuple français !

Pour éviter que le navire ne sombre, il est donc urgent d’éliminer cette « bien-pensance suicidaire » qui du simple contresens intellectuel marxiste qu’elle était au départ sur le plan économique et social, a dérivé vers un « progressisme minoritariste et wokiste » qui cherche délibérément à faire éclater nos cultures et nos nations occidentales et leur fait courir le risque de se retrouver prises dans l’étau d’un mondialisme uniformisant et déshumanisant sous « contrôle social » façon chinoise ou tel que pourrait l’organiser l’une ou l’autre de nos élites mondialisantes qui paradent à Davos ou ailleurs.

En parallèle mais absolument complémentaire avec le combat culturel, l’autre ligne de force consistera à satisfaire aux trois priorités concrètes et matérielles du redressement national.

La première de ces priorités est de redresser l’économie française défaillante en recadrant la dépense publique et de rétablir ainsi l’équilibre de nos finances publiques en même temps que la dynamique de notre économie

 

Réduire la dépense publique injustifiée ou excessive pour rétablir le cercle vertueux d’une économie compétitive, implique la révision en profondeur des missions, fonctions, procédures et moyens de l’ensemble des services publics pour en améliorer l’efficacité et l’efficience, permettre ainsi l’allègement des charges et impôts pesant sur les entreprises et les particuliers, dynamiser de ce fait, la consommation, l’épargne et l’investissement et assurer in fine, la production, l’emploi et la protection sociale.

Il faudra donc faire enfin et « au fond », les réformes économiques et sociales qu’on aurait dû commencer à faire depuis trente ans (retraites, régimes spéciaux, révision des missions, fonctions, procédures et moyens des entités de l’ensemble du secteur public économique, social ou administratif, flexibilisation du droit du travail et réajustement des normes qui encadrent la production ou la distribution, etc…),

Ce redressement de nos finances publiques serait de plus, un signe majeur adressé à l’Allemagne qui nous permettrait de regagner la confiance perdue de notre partenaire allemand, très justement sensible sur ce point, et rétablir de ce fait, le couple franco-allemand à la tête de l’Europe à l’exemple de ce qu’avaient fait avec succès Nicolas Sarkozy et Angela Merkel à de multiples reprises entre 2008 et 2012. L’efficacité du co-pilotage franco-allemand en dépend !

     L’autre priorité est de consolider la France dans son unité identitaire et sa culture nationale en cadrant comme il conviendra l’immigration et l’islam.

Cadrer les flux d’immigration et les pratiques de l’islam, maîtriser le processus d’intégration et assimilation des populations en précisant et sanctionnant les discours, actes ou comportements porteurs d’un refus d’intégration/assimilation et assurer ainsi l’ordre public et la cohésion nationale. Ceci impliquera évidemment l’éradication de ce qu’on appelle l’islamisme, cette dérive interprétative littéraliste de l’islam qui prône l’islamisation totale du monde et le règne de la chari’a, deux choses incompatibles avec notre civilisation du 21è siècle.

L’islam quant à lui, est bienvenu en France à condition de se plier aux règles de la République et aux habitudes ou règles du « vivre ensemble français », en particulier éviter de se répandre dans la sphère publique en pratiques, comportements ou signes ostentatoires d’ordre culturel ou religieux qui impliqueraient par là-même un refus d’intégration/assimilation si ce n’était une claire volonté de les imposer dans la société française.

On encouragera par ailleurs la communauté musulmane à reprendre l’exégèse interrompue il y a maintenant dix siècles pour faire enfin la « réforme » qui permettrait à l’islam de se développer en toute harmonie avec les principes de démocratie, liberté, égalité et fraternité entre les diverses religions et cultures du monde du 21è siècle.

La troisième priorité, corollaire des deux premières, sera de rétablir l’autorité de l’Etat et la sécurité publique dans toutes les parties du pays et dans tous les segments de sa population

On commencera par consolider le lien police-justice, en recadrant les dérives de nature politique ou idéologique qui induisent une partie du corps judiciaire (et jusqu’aux juridictions européennes et internationales !) à la tentation d’un « gouvernement des juges » se substituant au pouvoir exécutif voire au pouvoir législatif par une interprétation des textes souvent très différente de l’intention profonde du législateur. Il faudra également mettre fin aux dérives de l’école et de l’Université beaucoup trop perméables aux idéologies de la gaucho-bien-pensance droit-de-l’hommiste voire aux délires du « déconstructionnisme » wokiste et minoritariste qui nous arrive des Etats-Unis via la « French Theory » qui leur avait aimablement été prêtée par nos intellectuels de gauche d’après-guerre !!! …

Il s’agira donc à l’école comme dans la rue, de passer de la « politique de l’excuse » à la tolérance « 0 », du laisser-aller à l’esprit de responsabilité afin de rétablir dans toutes les parties du territoire et dans chaque segment de la population, l’ordre, la discipline, le respect d’autrui, l’esprit citoyen et rendre ainsi possible la vie commune dans notre société française … tout simplement !

Il devra en être de même à l’égard des media et des journalistes du « secteur public de l’information » dont la mission est de délivrer une information neutre et a-politique et non une information trop souvent biaisée ou politiquement orientée en raison de leur appétence de trop longue date pour une gaucho-bien-pensance ou un bobo-libéral-progressisme incompatibles avec leur mission.

Pour atteindre ces objectifs, il ne faudra pas hésiter à compléter, qualifier voire modifier autant que nécessaire les dispositifs législatifs voire même constitutionnels qui y feraient obstacle dans l’esprit des juges ou par la jurisprudence que ces derniers auraient instituée à contresens de la volonté populaire.

Ces trois priorités doivent être considérées d’un même niveau d’urgence et d’importance pour l’avenir de la France et la confiance du peuple français. C’est à ces conditions que la droite redeviendra crédible pour reprendre les rênes du pays et la France à nouveau capable de reprendre la tête de l’Europe qui, bien au-delà des fonctions purement technocratiques d’exécution de certaines missions confiées à l’UE, reste encore à construire entre ses nations et ses peuples en tant que puissance décisionnaire et souveraine.

C’est par l’Europe en effet, que nos peuples et nos nations se transcenderont et resteront capables de tenir leur rang dans le tourbillon du monde nouveau. Mais c’est à Paris et à Berlin qu’on la construira comme le pensait le général de Gaulle, pas à Bruxelles, à Strasbourg ou à Luxembourg qui se limiteront alors à la simple gestion du domaine communautaire tel qu’il leur aura été confié par les Etats ! Il se trouve en effet, que du fait des secousses de l’histoire européenne des dernières décennies, seule, la France porte une réelle ambition pour l’Europe, une Europe capable d’affirmer son rôle de puissance mondiale de référence du 21è siècle … alors que l’Allemagne et l’Angleterre se satisferaient d’un grand marché élargi où ils deviendraient respectivement une « Grande Suisse industrielle bien gérée » et une « opulente place financière mondialisée » ! Il n’y aura donc pas d’Europe forte et souveraine sans une France forte, capable de prendre l’initiative des choses en y entraînant son partenaire allemand … et à l’inverse, il n’y aura plus de France si on ne construit pas l’Europe du 21è siècle ! Leurs destins sont liés …

 

 

TEXTE COMPLET

Madame la Présidente des Républicains,

Chère Annie Genevard,

Je vous remercie de votre lettre reçue par l’intermédiaire du Cercle France mais plus encore, je voulais vous remercier pour votre courage face à l’adversité et pour la constance dans l’effort que vous avez montrée en prenant le relais de Christian Jacob comme lui-même l’avait fait en succédant à Laurent Wauquiez.

Notre parti continue donc de survivre dans sa « gaullianité » mais il s’agit de le remettre d’urgence en situation de reprendre les rênes du pays et au-delà, d’aider l’Europe à se ressaisir, cette Europe qui a dramatiquement dérivé au cours des deux derniers quinquennats  par manque de courage et de fermeté du pilier français !

En effet, après le « sursaut sarkozyen » qui a permis de surmonter efficacement les crises de 2008-2012 et de prouver qu’un processus effectif et efficace de co-pilotage franco-allemand de la coopération européenne était possible, cette dynamique politique s’est évaporée et la France entraînant l’Europe à sa suite, a commencé de dévaler la pente de la déliquescence en tant que puissance et en tant que nation : excès de mollesse d’une gaucho-bien-pensance stérile (période Hollande) ou irrépressible appétence pour un verbiage oxymorique ancré dans un mondialisme lubique (période Macron) mais surtout incapacité de nos dirigeants à fixer le cap, manque de courage dans l’action et manque d’appréhension correcte des évènements du monde extérieur comme on l’a vu sur les affaires du Proche-Orient, à propos de l’affolement sanitaire ou encore pour faire face à cette stupide guerre russo-ukrainienne pour le contrôle des régions contestées de l’est du Dniepr.  

Il est urgent de tourner la page de cette désastreuse période d’affaiblissement national, phénomène de déliquescence comparable aux crises existentielles des années 30 ou de la fin de la IVè République quand le pouvoir avait disparu et la puissance française s’était diluée au point de risquer que la France elle-même disparaisse.

Pour cela, il convient de redresser le pays et de le rétablir dans son rôle séculaire de puissance-pivot de l’Europe, cette France qui avait pris le relais de l’Empire Romain avec Clovis il y a 15 siècles, donné naissance à l’Empire Carolingien puis lentement construit la nation française par près de mille ans de royauté capétienne, cette nation française qui après la Révolution et l’Empire puis la démocratie enfin établie, a fini par offrir au monde et d’abord à l’Amérique, les principes de liberté, égalité et fraternité qu’elle a su en diverses occasions combiner avec les principes de puissance et d’intérêt supérieur de la nation et du peuple souverain, approche politique dont le dernier et plus parfait exemple nous a été donné par le Général de Gaulle rétablissant la France par deux fois à la table du conseil des puissances de ce monde ! C’est cela, qu’il nous faut maintenant retrouver, cette envie et cette volonté de créer l’indispensable et vital équilibre entre les droits de l’homme en tant qu’individuet les droits, contraintes ou nécessités de la nation à laquelle cet individu appartient qu’on appelle l’intérêt supérieur de la nation et qui doit toujours prévaloir sur toute autre considération dans la mesure où l’individu ne saurait survivre hors de son cadre national et culturel car il se diluerait alors dans une masse informe où les notions mêmes d’individu et de démocratie perdraient toute signification. C’est cet équilibre qu’il faut rechercher, trouver et pérenniser.

L’objectif étant de rétablir la France dans son rôle séculaire de puissance-pivot de l’Europe et d’élever cette dernière au rang de puissance mondiale de référence du 21è siècle, il faudra concentrer l’action sur deux lignes de force : d’une part, mener un combat culturel de fond contre cette maladie de gaucho-bien-pensance, ce progressisme désordonné qui mine la pensée française et occidentale depuis plus de cinquante ans et d’autre part, donner corps aux trois priorités que sont le redressement économique de nos pays européens et de la France en particulier, la consolidation de la cohésion nationale et de l’identité française et européenne face au phénomène croissant des flux migratoires mondiaux et enfin, le rétablissement de l’autorité de l’Etat contre le laxisme qui s’infiltre dangereusement dans nos institutions à la mesure du laxisme culturel qui se répand dans nos sociétés.

Le combat culturel comme première ligne de force

Ce sera d’abord l’éradication de la gaucho-bien-pensance et du bobo-libéral-progressisme, les deux maladies de « l’intellectualisme hors sol » du demi-siècle passé qui a fait éclater notre société en multiples "minoritarismes de combat" contre les droits voire l'existence-même des autres minorités et bien sûr, de la culture majoritaire du peuple français!  Il s’agira de renvoyer à leur néant les lubies et sophismes des faux-penseurs qui les ont propagés, corriger les dérives des medias « d’information » qui s’adonnent à l’anesthésie de l’opinion et à la propagande politique plus qu’à l’information, recadrer les systèmes scolaires et universitaires dans le sens de leur mission d’instruction en les empêchant de dériver vers des doxa bien-pensantes ou des lubies idéologiques hors champ et enfin, empêcher les juges d’empiéter sur les prérogatives des pouvoirs exécutif et législatif, seuls responsables devant le peuple de la définition et de la sauvegarde des intérêts supérieurs du pays … Une démocratie saine n’a besoin ni de « quatrième pouvoir » ni de « gouvernement des juges » !

Le virus est né chez nos intellectuels de gauche d’après-guerre qui ont fait l’erreur de croire que le marxisme voire le communisme seraient la recette du bonheur du monde après qu’ils aient contribué à l’élimination des deux autres erreurs du siècle passé, le fascisme et le national-socialisme. Ce virus de la « bien-pensance et du penser-faux » a ensuite muté de façon très désordonnée avec la « génération 68 » dont les « nouveaux penseurs » ont fait dériver la gauche vers un gauchisme « déconstructionniste » systématique de notre culture française et européenne dans tous les domaines, économique, social, institutionnel, humain, sociétal au point qu’aujourd’hui avec le concours de la pensée « wokiste » américaine née de la « French Theory » importée aux Etats-Unis à la génération précédente, nos jeunes bobo-gauchistes occidentaux en sont maintenant à sanctifier et promouvoir tous les « minoritarismes » qu’ils rencontrent ou qu’ils fabriquent et qu’ils veulent imposer à la majorité par le déni de la raison et par la violence intellectuelle voire physique pour obtenir l’éclatement de notre société et la disparition de notre civilisation. Un monde nouveau, rêvent-ils !?

Pour éviter que le navire ne sombre, il est donc urgent d’éliminer cette « bien-pensance suicidaire » qui du simple contresens intellectuel marxiste qu’elle était au départ sur le plan économique et social, a dérivé vers un « progressisme minoritariste et wokiste » qui cherche délibérément à faire éclater nos cultures et nos nations occidentales et leur fait courir le risque de se retrouver prises dans l’étau d’un mondialisme uniformisant et déshumanisant sous « contrôle social » façon chinoise ou tel que pourrait l’organiser l’une ou l’autre de nos élites mondialisantes qui paradent à Davos ou ailleurs.

En parallèle mais absolument complémentaire avec le combat culturel, l’autre ligne de force consistera à satisfaire aux trois priorités concrètes et matérielles du redressement national.

La première de ces priorités est de redresser l’économie française défaillante en recadrant la dépense publique et rétablir ainsi l’équilibre de nos finances publiques en même temps que la dynamique de notre économie.

Les objectifs en sont l’emploi, le pouvoir d’achat et la protection sociale d’un côté, la puissance et l’influence dans le monde environnant de l’autre, à commencer par le rétablissement de la confiance avec notre partenaire allemand pour créer sous co-pilotage franco-allemand, une Europe forte et capable de faire face aux aléas du monde, qu’il s’agisse de la guerre Russie-Ukraine, d’installer une écologie raisonnable ou de faire face à la démographie mondiale …

Réduire la dépense publique injustifiée ou excessive pour rétablir le cercle vertueux d’une économie compétitive, implique la révision en profondeur des missions, fonctions, procédures et moyens de l’ensemble des services publics pour en améliorer l’efficacité et l’efficience, permettre ainsi l’allègement des charges et impôts pesant sur les entreprises et les particuliers, dynamiser de ce fait, la consommation, l’épargne et l’investissement et assurer in fine, la production, l’emploi et la protection sociale.

Il faudra donc faire enfin et « au fond », les réformes économiques et sociales qu’on aurait dû commencer à faire depuis trente ans (retraites, régimes spéciaux, révision des missions, fonctions, procédures et moyens des entités de l’ensemble du secteur public économique, social ou administratif, flexibilisation du droit du travail et réajustement des normes qui encadrent la production ou la distribution, etc…), la seule réforme significative qui ait été menée à bien, étant celle dite « Woerth-Fillon-Sarkozy » de 2010 reculant de deux ans l’âge de départ en retraite de tous les salariés ! Il faut poursuivre sans faiblir dans le même sens pour porter enfin, l’ensemble du secteur public au niveau de « coût/efficacité » qui permette de libérer l’économie du pays du poids qu’elle supporte indûment du fait de la mauvaise gestion de ce dernier.

     L’autre priorité est de consolider la France dans son unité identitaire et sa culture nationale en cadrant comme il conviendra l’immigration et l’islam.

Cadrer les flux d’immigration et les pratiques de l’islam, maîtriser le processus d’intégration et assimilation des populations en précisant et sanctionnant les discours, actes ou comportements significatifs d’un refus d’intégration/assimilation et assurer ainsi l’ordre public et la cohésion nationale. Ceci impliquera évidemment l’éradication de ce qu’on appelle l’islamisme, cette dérive interprétative littéraliste de l’islam qui prône l’islamisation totale du monde et le règne de la chari’a.

La maîtrise absolue de l’immigration doit être définie et obtenue en fonction des besoins et des capacités d’accueil du pays avec son corollaire, une application très stricte du principe de mise à l’écart et d’expulsion en cas de non-respect des règles y compris pour les réfugiés. La naturalisation ne se fera plus à la sauvette ou par droit du sol pour ceux qui sont nés sur le territoire français mais après vérification approfondie d’un parcours d’intégration/assimilation sans tache de l’impétrant qui devra de plus, apporter la preuve irréfutable de son désir et de sa capacité à devenir français.

L’islam quant à lui, est bienvenu en France à condition de se plier aux règles de la République et aux habitudes ou règles du « vivre ensemble » français, en particulier éviter de se répandre dans la sphère publique en pratiques, comportements ou signes ostentatoires d’ordre culturel ou religieux qui impliqueraient par là-même un refus d’intégration/assimilation voire une volonté de les imposer dans la société française. Ce serait alors une dérive « islamiste » à sanctionner comme telle car il ne saurait exister en France d’autre allégeance que la loi républicaine et la culture française, le cadre légal voire constitutionnel devant être adapté autant que de besoin pour éliminer cette dérive inacceptable de l’islam. C’est un impératif de cohésion sociale et d’identité nationale et au-delà, de sécurité publique auquel doivent se plier l’Islam et les musulmans comme l’ont fait depuis longtemps les autres religions, croyances ou cultures portées par tous les immigrants de tous pays et continents.

Les musulmans étrangers qui se trouveront sur le territoire français devront donc évidemment respecter la loi républicaine mais aussi se montrer discrets dans la sphère publique et s’abstenir de toute démonstration religieuse ou pratique islamisante trop voyante comme par exemple, le port du voile. Le voile en effet, n’est pas un vêtement comme un autre et malgré les conseils donnés par le Prophète dans la Sourate du Voile, il n’est pas non plus une obligation islamique comme l’ont rappelé récemment les autorités religieuses d’ElAzhar au Caire ou celles d’Algérie et du Maroc. Il ne saurait donc en aucun cas, devenir un signe ostentatoire de ralliement sous la bannière du refus d’intégration et d’assimilation des musulmans de France ou d’Europe !

Quant aux nationaux français de religion musulmane, on exigera d’eux qu’ils fassent le même effort qu’ont déjà fait les adeptes des autres religions pour s’adapter, s’intégrer et s’assimiler à notre civilisation française et européenne du 21è siècle avec ses principes de démocratie et droits de l’homme à commencer par ceux de liberté, égalité et fraternité. Pour faciliter cette transition, on les encouragera à reprendre avec l’Oumma, l’effort d’exégèse malheureusement interrompu il y a maintenant dix siècles afin de rendre l’islam définitivement compatible avec l’existence et la tranquillité du reste de l’humanité en « oubliant » les textes concernant le « jihad de guerre et de conquête », ceux du « statut » des femmes et les autres prescriptions incompatibles avec l’idée d’un islam de paix dans une société des « Lumières » du 21è siècle … Alors, chers amis et compatriotes musulmans, il faudra choisir ! Vers un islam de paix sans taqiyya, sans mensonge qui satisfasse aux exigences d’unité nationale et de cohésion sociale ? Dieu merci ! … Ou alors l’émigration si l’effort demandé vous semble au-dessus de vos forces ou incompatible avec vos convictions ?!

La troisième priorité, corollaire des deux premières, sera de rétablir l’autorité de l’Etat et la sécurité publique dans toutes les parties du pays et dans tous les segments de sa population

On commencera par consolider le lien police-justice, en recadrant les dérives de nature politique ou idéologique qui induisent une partie du corps judiciaire (et jusqu’aux juridictions européennes et internationales !) à la tentation d’un « gouvernement des juges » se substituant au pouvoir exécutif voire au pouvoir législatif. Il faudra également mettre fin aux dérives de l’école et de l’Université beaucoup trop perméables aux idéologies de la gaucho-bien-pensance droit-de-l’hommiste voire aux délires du « déconstructionnisme » wokiste et minoritariste qui nous arrive des Etats-Unis via la « French Theory » qui leur avait aimablement été prêtée par nos intellectuels de gauche d’après-guerre !!! …

Veiller au respect absolu de l’autorité de l’Etat et la rétablir où il le faut quand il le faut pour assurer la sécurité intérieure et extérieure du pays en éradiquant les « minoritarismes » qui chercheraient à imposer leurs us et coutumes ou leurs obsessions contre la loi du pays et la volonté de la majorité. Cela commencera par le recadrage des dérives idéologiques obsessionnelles de quelques-unes de nos grandes institutions comme l’Université, l’Education Nationale, la Justice et tout son corpus légal et jurisprudentiel de niveau national et européen ou encore les medias publics, toutes institutions dangereusement contaminées par la doxa progressiste qui confond désormais liberté et libertarisme, égalité et égalitarisme et enfin, fraternité et droit-de-l’hommisme … avec tous les minoritarismes déconstructeurs qui y sont liés, écologisme, racialisme, genrisme ou encore l’islamisme …

Cela se traduira par le durcissement de la politique pénale et pénitentiaire dans le sens de la « tolérance 0 » et l’abandon de la désastreuse politique de l’excuse avec ses relents de gaucho-bien-pensance post-soixante-huitarde qui n’a fait qu’encourager la voyoucratie et porter à un niveau dangereux l’exaspération des forces de police, gendarmerie et services pénitentiaires. En conséquence, un recadrage sévère des tendances « gaucho-bien-pensantes et droit-de-l’hommistes » du corps judiciaire à tous les niveaux depuis l’Ecole de la Magistrature jusqu’aux plus hautes juridictions françaises (Cour de Cassation, Conseil d’Etat) et européennes ou internationales (CEDH, CEJ …) qui dérivent dangereusement vers la pratique malsaine et non-démocratique d’un « gouvernement des juges » contre la souveraineté du peuple.

Il est donc urgent de rétablir la « force du droit » au besoin contre cette fausse notion « d’état de droit » qu’on invoque pour justifier voire sacraliser un certain laxisme judiciaire, en renforçant la loi et en modifiant les textes autant que nécessaire au plan législatif voire constitutionnel pour « faire droit » et rétablir cet équilibre vital entre « droits de l’homme et du citoyen » et « intérêt supérieur de la nation ».

Les juges en effet, ont pour mission d’appliquer la loi et non de la faire ni « d’excuser » les voyous ou apprécier la « voyouterie » en fonction de leurs préférences personnelles ou idéologiques. Ce serait alors, le commencement du délitement de l’Etat, de ce fameux « état de droit » … et de la simple justice !

Il devra en être de même à l’égard des media et des journalistes du « secteur public de l’information » dont la mission est de délivrer une information neutre et a-politique et non une information trop souvent biaisée ou politiquement orientée en raison de leur appétence de trop longue date pour une gaucho-bien-pensance ou un bobo-libéral-progressisme incompatibles avec leur mission.

L’autorité et l’efficacité de l’Etat tout au moins dans notre France républicaine, se mesurent également au bon fonctionnement de l’ensemble du système scolaire depuis l’école primaire jusqu’à l’Université avec une attention particulière portée aux exigences d’intégration/assimilation des populations immigrées scolarisées sur le territoire français. A cet égard, de grands changements devront être faits dans les méthodes pédagogiques et les programmes qui devront être revus pour mieux instruire les élèves ou étudiants dans les matières théoriques et leur apprendre aussi à mieux appréhender la réalité des choses et du monde. L’autre réforme drastique sera de rétablir la discipline scolaire et universitaire que les professeurs et leur hiérarchie doivent reprendre de main ferme pour mieux dispenser un enseignement plus efficace et obtenir des résultats plus probants que ne le montrent les nombreuses études où l’enseignement français tombe en déliquescence par rapport aux années passées mais aussi par rapport aux systèmes éducatifs étrangers. Les professeurs sont là pour instruire et les élèves ou étudiants pour apprendre et non pour ressasser ensemble les poncifs de la gaucho-bien-pensance politiquement correcte ni pour laisser croire à la fable de « l’auto-construction des personnes et des savoirs » ! Laissons-là ces « bourdieuseries » nuisibles à l’efficacité de l’enseignement et à la formation intellectuelle ainsi qu’au développement de l’intelligence naturelle des enfants et jeunes gens de France !!

Il s’agira donc à l’école comme dans la rue, de passer de la « politique de l’excuse » à la tolérance « 0 », du laisser-aller à l’esprit de responsabilité afin de rétablir dans toutes les parties du territoire et dans chaque segment de la population, l’ordre, la discipline, le respect d’autrui, l’esprit citoyen et rendre ainsi possible la vie commune dans notre société française … tout simplement !

 

Ces trois priorités doivent être considérées d’un même niveau d’urgence et d’importance pour l’avenir de la France et la confiance du peuple français. C’est à ces conditions que la droite redeviendra crédible pour reprendre les rênes du pays et la France capable de reprendre la tête de l’Europe qui, bien au-delà des fonctions purement technocratiques d’exécution confiées à l’UE, reste encore à construire entre ses nations et ses peuples en tant que puissance décisionnaire et souveraine.

A ce sujet, de Gaulle disait «L’Europe, c’est d’abord la France et l’Allemagne » ! … encore faut-il faire en sorte que la France puisse s’imposer naturellement à l’Allemagne en évitant de lui faire peur par une gestion chaotique de ses finances publiques. Commençons donc par là car le but est de lui faire admettre en retour beaucoup d’autres mesures d’ordre économique, social ou sécuritaire et aussi de politique étrangère et de puissance, vitales pour l’avenir de l’Europe mais que l’Allemagne a du mal à accepter en raison de ce qu’on peut appeler « le complexe allemand » d’après-guerre à l’égard de tout ce qui concerne les enjeux de force, d’autorité et de puissance.

C’est par l’Europe en effet, que nos peuples et nos nations se transcenderont et resteront capables de tenir leur rang dans le tourbillon du monde nouveau. Mais c’est à Paris et à Berlin qu’on la construira, pas à Bruxelles, à Strasbourg ou à Luxembourg qui se limiteront alors à la simple gestion du domaine communautaire tel qu’il leur aura été confié par les Etats ! Il se trouve en effet, que du fait des secousses de l’histoire européenne récente, seule, la France porte une réelle ambition pour l’Europe, une Europe capable d’affirmer son rôle de puissance mondiale de référence du 21è siècle … alors que l’Allemagne et l’Angleterre se satisferaient d’un grand marché élargi où ils deviendraient respectivement une « Grande Suisse industrielle bien gérée » et une « opulente place financière mondialisée » !

Il n’y aura donc pas d’Europe forte et souveraine sans une France forte, une France capable de prendre l’initiative des choses … et à l’inverse, il n’y aura plus de France si on ne construit pas l’Europe du 21è siècle ! Leurs destins sont liés …

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