Fausses valeurs et vrais problèmes

Résumé

Le peuple a des valeurs que la « bien-pensance » dédaigne et des problèmes où le « penser faux » de ses élites le mène au désastre !

Suite à sa très « modeuse » indignation sur les misères du monde, Stéphane Hessel, conscient qu’il ne suffisait pas de crier ses bons sentiments, a embrigadé Edgar Morin dans l’écriture d’un petit ouvrage rapide qu’ils ont baptisé « Le chemin de l’espérance ». Le chemin est sinueux et la pensée la plus simple y devient naturellement « complexe ». Ils y décrivent les perspectives d’une fort sympathique « civilisation de l’humanité » comme les socio-économistes « onusiens » veulent prendre la mesure du « bonheur national brut » ou d’autres mener plus modestement une « politique de l’individu » ou du « mieux vivre » !

 C’est magique, c’est beau, c’est généreux mais comme le rappelle Simone Weil, passant de la théorie à l’action, les penseurs doivent revenir sur terre sous peine de se heurter à l’écueil !

 Non, il n’est pas indigne pour l’homme d’action d’agir en fonction des circonstances ni interdit aux « intellectuels » d’avoir l’intelligence du monde. Ils éviteront ainsi de se laisser aller à des constructions de l’esprit et projets, inutiles ou comiques lorsqu’ils s’avèrent simplement farfelus mais aux conséquences dramatiques lorsqu’ils en arrivent à broyer l’humanité dans l’engrenage d’une idéologie fausse.

 Une société se construit avec les siècles mais elle s’effondre d’un souffle si, prise dans les tourbillons de l’évolution du monde, elle néglige de préserver sa cohésion interne et perd sa capacité de résister aux agressions externes qui la mettraient en péril. Au-delà des mots qu’on érige trop facilement en grands principes, il est des mesures de salut public que l’homme d’état doit prendre lorsque la situation le commande, même contre l’avis et les criailleries des clercs et des bien-pensants.

Sommaire

-Maîtriser la nature et le flux de l’immigration n’est pas immoral ni indigne mais nécessaire et juste pour mieux aider les immigrés qui en feront l’effort, à s’intégrer à la société européenne qui les accueille.

-On ne met pas l’islam en cause quand on demande que chacun respecte la loi et les coutumes de notre pays … cela s’applique à tous, y compris naturellement aux musulmans français ou étrangers !

-Punir un délinquant n’est pas non plus une « indignité » quelles que soient les « excuses » qu’on puisse lui trouver … on ne devient pas nécessairement un voyou du seul fait qu’on soit « jeune », pauvre, immigré ou chômeur !

-L’école et l’éducation vont à vau l’eau, ils sont les outils premiers du progrès économique et social, de la cohésion nationale et de l’intégration des populations immigrées … encore faudrait-il que les parents éduquent et que les enseignants enseignent !

-Au delà de l’Education Nationale, l’ineffectivité du secteur public dans son ensemble n’est pas un problème de moyens mais de définition des missions et d’efficacité dans l’utilisation de ces moyens …. l’allergie à la réforme, le conservatisme syndical et la gauche à contre-sens !

-Le sociétal contre le socialquand l’accessoire noie l’essentiel ! Cyniques, ils tentent d’amuser le peuple ! Incompétents, ils papillonnent au lieu d’aller au but !

-Bien-pensance et penser faux … « verts-bobos » et « verts-fachos », l’écologisme contre l’écologie

- Des riches et des pauvres,l’inégalité est dans la nature des choses hélas ! nos sociétés modernes ont engendré le « petit-bourgeois normalisé » chez qui triomphe l’égalitarisme des médiocres !

Libertarisme, égalitarisme et bisounourserie (1) … de « gaucho-bien-pensance » en « bobo-libéral-progressisme », la descente aux enfers ! (10 Novembre 2017)

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… déliquescence culturelle, économique, sociale et sociétale, attention ! les civilisations sont mortelles …

 

Comment la gaucho-pensance a conduit la plus aboutie des civilisations, la française et partant l’européenne, à sa déliquescence actuelle en tant que culture et en tant que puissance ?

La France, l’Europe et son avatar américain sont entrés dans une phase avancée de déliquescence culturelle, sociale et sociétale qui les empêche de faire face aux défis du monde de ce début du 21è siècle. La gaucho-bien-pensance en Europe et le « liberal-correct-thinking » aux Etats-Unis ont conduit à « l’efféminisation » voire à la « pédérastisation » de notre civilisation avec leur obsession du « cocooning » et du « jeunisme ». Nous entendons par là qu’il est certes, fort sympathique de privilégier le délicat, le beau, le bon et le gentil en suivant la pente de la facilité et de la sécurité matérielles que nous a procurées le progrès technique mais cette « féminisation » met notre civilisation en danger face aux « barbares » dont le « machisme » souvent primaire, fait peu de cas du raffinement des mœurs et des douceurs culturelles de notre pensée bisounours. La contemplation de la beauté et la compassion pour le prochain sont certes, préférables dans l’absolu à la brutalité primitive mais elles ne permettent pas de faire face aux défis que nous lance actuellement le reste du monde qui, lui, reste toujours un peu en arrière dans l’échelle des valeurs et surtout dans le respect de ces valeurs.

Le processus a commencé dès l’après-guerre avec nos intellectuels de gauche, de Sartre à Foucault, Deleuze, Derrida ou encore Edgar Morin en passant par l’ineffable Bourdieu et tant d’autres faux-penseurs en philosophie ou sciences sociales. Pour masquer la déroute du marxisme et du même coup éviter de reconnaître leur erreur, ils en ont tenté une synthèse hasardeuse avec le christianisme social et l’ont définitivement abâtardi dans les trois dernières décennies avec les très « bobo » courants de pensée écologistes et droit de l’hommistes ! On en est arrivé au point où la gaucho-bien-pensance s’est érigée en pensée unique dont le totalitarisme n’a rien à envier au communisme et à ses divers avatars gauchistes ou fascistes ni à l’islamisme dont la volonté de conquête et de domination a resurgi au cours des dernières décennies à la mesure exacte de l’effacement progressif de notre propre volonté de puissance.

Nous nous sommes mis à confondre liberté et libertarisme, égalité et égalitarisme, fraternité et bisounourserie. « L’anormal » devient aussi légitime que le « normal » devient suspect. La pensée se noie dans la contradiction fondamentale de la négation des différences de genre ou de race au moment même où elle s’enferme dans le différentialisme et la sacralisation des différences culturelles et religieuses. Au nom des « droits humains » ( ?), on se prend à revendiquer un « droit » à tout et n’importe quoi sans même faire référence à la moindre notion d’un devoir quelconque en contrepartie. On affirme urbi et orbi que finalement, tout se vaut à la surface de la terre et parmi les hommes au point qu’on en arrive à patauger intellectuellement dans une « soupe culturelle mondialisée », cette culture « pizza-coca-noodles-hamburger » faite d’agrégats de sous-cultures de banlieues qui ont perdu tout rapport avec leurs cultures originelles, et qui dorénavant s’exprime en petit nègre « globish » partout dans notre monde rétréci ! La nouvelle injonction du « vivre ensemble » voudrait alors qu’on abandonne tout ce qui fait la spécificité de notre culture et qu’on accepte les spécificités des autres parce tout se vaudrait et ceci d’autant plus que selon nos « repentants et culpabilisateurs bien-pensants » nous devrions nous faire pardonner le colonialisme, l’esclavagisme et notre domination des derniers siècles sur les pays et les peuples auxquels nous avons eu la prétention d’apporter notre civilisation.

Non, tout ne se vaut pas ! Ni les hommes, ni les femmes, ni les cultures, ni les civilisations ni les peuples ! Il y en a de plus grands, de plus beaux, de plus forts, plus intelligents ou plus développés que d’autres à tous les moments de l’histoire ! L’excès de l’individualisme soixante-huitard (« interdit d’interdire » et « jouissons sans entrave ») allié à la folie du relativisme et à la négation ou au contraire, à la sacralisation des différences, fait de notre civilisation occidentale un oxymore permanent qui dilapide son énergie en se fondant dans cet indéfinissable magma mondialisé où on aurait la plus grand mal à retrouver une âme dans laquelle on puisse se reconnaître.

 

Historiquement, l’Europe et la France au premier chef, ont pris le relais de l’empire romain et de la culture grecque. Elles ont réalisé un bond de civilisation incomparable en matière de connaissance scientifique et technique à partir de la Renaissance laissant en leur état du moment, le monde arabo-musulman, l’Inde, la Chine et le reste du monde. Du côté intellectuel et de la pensée humaniste, la France et l’Europe ont encore accéléré deux siècles plus tard et laissé loin derrière, les autres cultures du monde en inventant les « Lumières » avec leurs principes de démocratie, liberté, égalité et fraternité confirmant hors même de toute pensée religieuse, les bases chrétiennes de notre civilisation à savoir le « aimez-vous les uns les autres » avec l’attention aux pauvres qu’il implique, le devoir de responsabilité individuelle et familiale, l’effort dans le travail et enfin, le « rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » à savoir la distinction du spirituel et du temporel. La France et l’Europe ont apporté cette civilisation au monde entier et le monde entier l’a adoptée à commencer par l’Amérique ou est en voie d’adopter plus ou moins rapidement et plus ou moins complètement au profit des millions et des milliards d’individus de l’humanité toute entière.

Le monde doit d’abord l’assimiler avant de prétendre l’améliorer voire en changer. On ne saurait donc encore parler de « civilisation mondiale » ni évidemment de « civilisation de l’humanité » malgré les lubies d’un Edgar Morin et de ses « groupies » aussi gauchos que bobos lorsqu’ils clament leur « indignation » contre notre société actuelle sur nos places publiques de France, d’Espagne et d’Italie ! La mondialisation de la culture se fera peut-être un jour si Dieu le veut mais il est plus sage aujourd’hui et pour quelque temps encore, de dire non à la culture mondialisée et plus encore à la « dhimmisation » ou dénaturation de la nôtre par quelque autre culture américaine, africaine, asiatique ou australopithèque qui prétendrait imposer ses lois, ses coutumes ou ses rites ! Pensant plus particulièrement à la culture arabo-musulmane dont l’activisme et les prétentions de conquête se sont fâcheusement réveillés au cours des toutes dernières décennies, il est bien évident que l’islam devra parcourir le même chemin que les autres religions, la chrétienne, la juive et les autres philosophies ou morales du monde, pour s’insérer convenablement dans notre civilisation démocratique et laïque en s’obligeant à en respecter les lois et les comportements. Un invité ne peut en effet, entrer dans la maison de son hôte qu’à la condition de le respecter avec ses lois et ses coutumes et de s’interdire toute tentative de lui imposer les siennes ou même simplement de le gêner en les pratiquant. Ceci est la loi de l’hospitalité dans le monde entier et l’hôte est en droit de la faire respecter par la force au cas où l’invité chercherait à s’en exonérer. Il n’y a aucun doute que ce soit parfaitement compris par les populations arabo-musulmanes, qu’elles vivent chez nous ou dans le Dar el Islam, à condition bien sûr de le leur signifier de façon claire et ferme ! Leur culture en effet, a de tout temps, été très respectueuse de la force autant qu’elle méprisait fondamentalement la faiblesse ou ce qu’elle interprétait comme telle. C’est un paramètre que les pays occidentaux et la France en particulier, doivent constamment garder à l’esprit sans quoi il n’y aura pas de « vivre ensemble » possible !

La France depuis le baptême et le couronnement de Clovis, Roi des Francs, a été de façon continue, la puissance-pivot de l’Europe en raison de sa position centrale, de sa richesse naturelle et de sa force démographique mais en ce début du 21è siècle, elle est hélas, doublement frappée par le mal de déliquescence.

Déliquescence culturelle d’abord, dont elle est la première responsable avec le délitement des mœurs mais aussi de la pensée elle-même. Délitement initié par nos philosophes et faux-penseurs ou dé-constructeurs d’après-guerre qu’un soixante-huitardisme aussi simpliste que désordonné a parachevé avant qu’il ne s’enlise dans une pensée à connotation bobo-écolo-droit-de l’hommiste si « complexe » qu’on n’en voit plus les tenants ni aboutissants sauf à considérer les éructations et épanchements de NuitDebout à Paris ou les indignations des Podemos et 5 Estrelle à Madrid ou à Milan comme des manifestations de ladite pensée !! Laissons Edgar Morin à ses contradictions entre son bobo-gauchisme « NuitDebout » et son rêve de « civilisation de l’humanité ».

Les Etats-Unis, l’Allemagne ou l’Angleterre en sont à un niveau de déliquescence au moins aussi avancé à cet égard mais la France qui a toujours eu un temps d’avance dans « l’innovation intellectuelle » même la plus stupide, peut s’enorgueillir d’avoir lancé au cours de la seconde moitié du 20è siècle, le processus de dé-construction sans rien construire à la place ! La gaucho-bien-pensance ou le « liberal correct thinking » avec sa version française du « bobo-libéral-progressisme », sont en effet, aussi virulents dans les milieux intellectuels et politico-médiatiques de ces pays que dans le nôtre. On vient de le constater en Europe comme aux Etats-Unis, à l’écoute des réactions des media et de la classe dirigeante au pouvoir face à l’exaspération des peuples qui ne supportent plus les désordres de l’immigration avec ses « accommodements culturels » qui altèrent l’essence-même de ces peuples ni le laxisme, le penser-faux et la mauvaise foi auxquels se laissent aller les gouvernements en place par facilité et par lâcheté, dans tous les domaines de la gestion culturelle, économique, sociale et sociétale de leur pays et de leur peuple. Le divorce est désormais consommé entre le peuple qui vit quotidiennement ses vrais problèmes et les élites « gaucho-bien-pensantes » des années 80-2000 ou « bobo-libéral-progressistes » de ce début de siècle qui planent dans l’irréalité de leurs fausses valeurs et accusent le peuple de « faire du populisme » !!! Toute l’Europe est contaminée, les Etats-Unis aussi et la France navigue d’un « Hollande gaucho-bien-pensant » en un « Macron bobo-libéral-progressiste » ! Le progrès n’est hélas, pas évident !

En revanche, si elle ne fait pas mieux qu’être à l’unisson des autres en matière de déliquescence culturelle, la France au cours des trente dernières années, aura sans conteste été la plus butée et la plus inconsciente des nations occidentales (à part la Grèce peut être !!!) par son immobilisme économique et social et son refus maladif d’adaptation à un monde bouleversé par le changement rapide des modes de production et des rapports de puissance. Alors que l’Angleterre, l’Allemagne et la plupart des pays européens (ceux du Nord il est vrai plus que ceux du Sud !) faisaient un effort considérable pour mettre en œuvre les réformes de fond qui permettaient à leur économie et à leur peuple de faire face à la compétition du reste du monde, la France se payait le luxe de la facilité (lâcheté !) politique et du blocage (suicide !) syndical en bonne intelligence et complicité entre gouvernants et acteurs économiques et sociaux. Dégradation de la puissance française, dégradation de la confiance, perte du sens de l’ordre et du respect pour la chose publique et bientôt perte d’autorité de l’Etat et chienlit généralisée.

 

De cette période d’immobilisme et de déliquescence des nations et des peuples d’Europe culminant dans le désastre du socialisme hollandesque en France et dans l’inanité du « machin » de Bruxelles, ressort néanmoins une lueur d’espérance qui montre la voie pour l’avenir de l’Europe. Ce sont la réelle complémentarité et la forte entente entre la France et l’Allemagne et entre leurs chefs respectifs, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel pendant la période de crise. Le « directoire franco-allemand » en effet, a permis de surmonter les crises qui se sont succédées de 2008 à 2012. Il a mis en œuvre avec succès les modes de coopération inter-gouvernementale et les compromis monétaires, financiers, économiques et budgétaires nécessaires, montrant ainsi la voie de la construction d’une Europe forte et indépendante autour de Paris et Berlin, une Europe qui abandonne le schéma dépassé et intenable de l’Union Européenne à 27, 28, 29, ou 30 électrons plus ou moins libres et responsables avec son triptyque institutionnel infernal Bruxelles-Strasbourg-Luxembourg !

 

Dès lors, l’espoir peut renaître à condition d’aller au bout du combat pour extirper le mal de bobo-gaucho-bien-pensance, bloquer le processus de déliquescence de notre civilisation et redresser la France pour construire l’Europe future en tant que puissance mondiale de référence du 21è siècle.