L'EUROPE C'EST LA FRANCE ET L'ALLEMAGNE

 Résumé

L’Europe a enfanté le monde moderne … elle doit donc devenir la puissance mondiale de référence au 21è siècle … « L’Europe, c’est la France et l’Allemagne … ! »

L’Europe a enfanté le monde moderne avec ses forces et ses faiblesses, ses contraintes et ses atouts culturels, techniques et institutionnels. C’est à partir de ces atouts que les peuples et les nations ou les pôles de puissance qui s’ébauchent, pourront faire face aux défis du 21è siècle. Il est donc légitime de vouloir faire de l’Europe la puissance de référence de ce monde nouveau … voilà le but !

La France a une ambition pour elle-même et pour l’Europe que les autres n’ont pas. Mais la France seule n’y suffira pas. C’est avec l’Allemagne qu’elle fera l’Europe car l’Angleterre, toute à ses regrets de puissance du 19è siècle, semble persister à vouloir passer son tour au 21ème. Que l’Europe soit ou qu’elle disparaisse dans les tourbillons du monde, la France en sera le premier acteur ou le premier responsable ! Voilà le chemin ! Il faut oser l’Europe !

 

 

Sommaire

-Cessons de fantasmer sur les rapports passés de l’Europe et du monde … et libérons nos énergies pour une cause qui vaille au lieu de nous confire dans cette « morale de troupeau » qui nous envahit

-Faire de l’Europe la puissance de référence du monde nouveau ? Il y faut une ambition pour l’Europe et donc lever auparavant le « préalable français »

-L’Europe se fera par la France et l’Allemagne ou ne se fera pas …L’accord franco-allemand de fin 2011 et le Traité de Stabilité de Mars 2012 ont fixé le cap et la réalité s’impose …

-Où en est l’Europe en cette année 2013 ? La France a perdu l’initiative et l’Europe patauge alors que le monde avance … « L’action, ce sont des hommes au milieu des circonstances ! »

 

 

Bien-pensance et penser faux : construire l'Europe ... oui ! mais pas celle de "Bruxelles" ! (27 Avril 2014)

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Bien-pensance et penser faux : construire l'Europe ... oui ! mais pas celle de "Bruxelles" !

27 avril 2014, 18:14

Maintenant qu'on a pris l'habitude de voir l'Europe s'ouvrir à tous vents,  réglementer, tatillonner et finalement végéter, on a fini par admettre que l'Europe, c'était une bureaucratie, la Commission, chargée de gérer "l'acquis communautaire" et un aréopage d'élus parachutés par les partis, sorte d'assemblée de niveau consultatif plus que de décision, le tout sous la double mais lointaine supervision du Conseil des Ministres et du Conseil Européen auxquels on a rajouté, pour faire semblant, un Président du Conseil et un Haut-Représentant (sic !) aux Affaires Etrangères et à la Sécurité Commune !!!!

Moyennant quoi, les gouvernements des Etats-Membres ont pris l'habitude de s'abriter derrière "Bruxelles" pour justifier ou excuser leurs erreurs et leur inaptitude à prendre les décisions que le "principe de subsidiarité" laisse à leur responsabilité nationale !  .... sauf lorsqu'une situation de crise oblige les Chefs d'Etat et les Gouvernements à prendre lesdites responsabilités.

Les Etats par négligence et commodité, ont ainsi laissé l'Europe dégénérer en un bourgeonnement de pays agrégés les uns aux autres par facilité politique, ouvert sans limite aux vents du large par idéologie libérale, et sans politique commune autre qu'une obsession maladive de l'ouverture, de la concurrence et des droits de l'homme tous azimuts dont la Commission et le Parlement avec la Cour de Justice sont devenus les vestales et les cerbères.  L'extension de "l'Union" n'a plus de limite (on en est à la Turquie et à la Géorgie et on voulait y inviter l'Ukraine (?) pourquoi pas l'Asie Centrale, ou la Chine ... pour mieux encercler la  Russie peut être ?!), le marché européen n'est plus ouvert mais offert au point de mettre les entreprises européennes en situation d'infériorité par rapport à leurs concurrentes étrangères et d'ouvrir le marché européen du travail avec ses avantages sociaux aux hordes de pauvres gens d'Afrique et d'Asie aux dépens des pauvres gens d'Europe ! Il ne s'agit plus d'économie libérale mais d'idéologie "libéraliste" ! ... et puisque la Commission est essentiellement un organe "d'administration", elle est naturellement portée à la mettre en oeuvre à coup de "règlements" qui aboutissent à la  sclérose des institutions européennes, au blocage de ses actions et à l'incompréhension des peuples qui subissent les conséquences (ou les inconséquences !) de ses initiatives.

 

L'Europe de Monnet, Schumann, Gasperi a permis de rapprocher les nations qui s'étaient fait la guerre et d'en éloigner le spectre. Elle a créé le plus riche et le  plus puissant marché commun du monde. Elle a permis d'écarter la menace que faisait peser la puissance russe sur les pays de l'Europe orientale qui voulaient absolument s'en affranchir après la folle expérience du totalitarisme communiste.

Là est l'acquis fondamental de l'Europe des Traités du charbon et de l'acier puis du Marché commun de 1957.

Mais ce que les institutions européennes appellent pompeusement "l'acquis communautaire" dont la Commission est chargée d'assurer la gestion pour le compte des Etats et qu'elle porte comme le Saint Graal, est devenu une chape de plomb qui paralyse l'action des Etats, des acteurs économiques et sociaux ainsi que de la Commission elle-même au point que cette Europe-là s'est trouvée incapable de faire face à la crise que nous venons de subir ... et l'aventure européenne a failli s'arrêter là !

C'est en effet dans ce cadre européiste très bien-pensant et bureaucratiquement immobile qu'ont éclaté la crise financière mondiale puis celle de l'euro et enfin, celle des économies européennes de 2008 à 2012. On a alors vu la Commission et ses Commissaires disparaître de  la scène et les Chefs d'Etat ont pris la barre. On n'a plus entendu Monsieur Barroso ni Monsieur Van Rompuy , pourtant Président du Conseil Européen, ni Madame Ashton, notre "ministre" des Affaires Etrangères et de la Sécurité Commune !Plus personne ne répondait  à Bruxelles !

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont pris les rênes et comme ils étaient gentils, ils ont emmené les "autorités européennes" dans leurs bagages pour assister aux réunions internationales qui ont permis au cours de ces années de surmonter la crise mondiale et les crises européennes jusqu'au fameux Traité de Stabilité, de Coopération et de Gouvernance (Mars 2012) qu'ils ont mis au point et fait adopter par leurs partenaires, mettant ainsi fin à la crise en Europe avec la collaboration du Président de la Banque Centrale, Mario Draghi. 

On a  alors pu mesurer à  quel point la nécessité de préparer la voie d'une Europe forte et capable de faire face aux défis du 21è siècle s'était imposée aux deux Chefs d'Etat et avait obligé la France et l'Allemagne à faire converger leurs objectifs de puissance et leurs politiques nationales. L'Allemagne qu'on disait si rigoureuse, intraitable voire égoïste a fini par venir en aide aux pays en difficulté et par accepter le principe d'un Mécanisme Européen de Stabilité ainsi que les assouplissements nécessaires des modalités d'intervention de la Banque Centrale tandis que la France si laxiste et étatiste, s'est engagée dans la voie d'une gestion plus rigoureuse de ses finances publiques et des réformes structurelles qui conditionnent la compétitivité de son économie.  Cet engagement initié par le gouvernement Sarkozy-Fillon à partir de 2011 a été repris avec tant de retard et une si impardonnable mollesse après tant de dénis et de défaussements par les gouvernements Hollande-Ayrault-Valls qu'il fait aujourd'hui l'objet des remontrances acerbes de nos partenaires qui estiment à juste titre que le pouvoir socialiste ne tient pas les promesses faites par la France !

 

L'Europe a démontré à cette occasion qu'elle n'existait pas en tant que telle mais seulement par l'intermédiaire des Etats et en l'occurrence par l'action coordonnée des deux principaux Etats de l'Union, la France et l'Allemagne !

 

L'urgence en Europe n'est plus en effet, d'assurer la paix entre la France et l'Allemagne, ou l'Angleterre, l'Espagne ou l'Empire austro-hongrois, elle l'est !

L'objectif n'est plus de créer un grand marché commun, il l'est déjà largement et même excessivement car le problème de l'Europe n'est plus de "libérer" mais bien de cadrer les conditions d'exercice de la liberté de circulation des biens, des services, des capitaux et des hommes tant à l'intérieur du territoire européen qu'avec les puissances économiques émergentes ou avec les sources d'émigration massive et incontrôlées des populations du tiers-monde.

Le problème n'est plus de créer une monnaie unique, l'euro existe et s'il a failli disparaître c'est bien par insuffisance des disciplines internes et de coordination des politiques financières, économiques et sociales des Etats-partenaires au sein de l'Eurozone.

Le problème n'est plus d'accueillir les pays de l'est européen et les protéger de la brutalité de l'ours russe à qui on a bêtement fait peur en les intégrant trop hâtivement à l'Europe ou plus imprudemment encore, à l'Otan ! Ils sont maintenant membres à part entière ou associés et l'affaire ukrainienne est une parfaite illustration des limites à ne pas dépasser dans les rapports de l'Union avec la  Russie !

 

Le problème est maintenant de créer une Europe qui devienne la puissance mondiale de référence du 21è siècle. Face aux bouleversements du monde nouveau,  il ne suffit plus de se contenter de développer notre petit "acquis communautaire" à la façon dont notre petit-bourgeois français, anglais, allemand ou autre se contenterait de cuire sa petite soupe sur son petit feu dans son petit coin !

 

La problématique européenne cependant se complique du fait que la France est seule à avoir une ambition pour l'Europe alors que l'Allemagne se satisferait pleinement de devenir une Grande Suisse bien gérée et que l'Angleterre se contenterait de faire fructifier sa place financière pour ses boutiquiers et ceux du Commonwealth tout en continuant de rêver à son prospère passé commerçant du 19è siècle !

La France depuis qu'elle est la France, par son histoire gallo-romaine, l'importance de sa population, la richesse de ses terres et sa situation géographique au confluent des pays du nord et du sud de l'Europe, n'a cessé de montrer une forte ambition de puissance et elle est restée au cours des siècles depuis le royaume des Francs, la puissance-pivot de l'Europe, celle sans qui rien ne peut s'y faire. Elle a eu certes, des éclipses plus ou moins longues et des périodes de lâcheté passagère comme celle du moment présent et à chaque fois, l'Europe a pataugé. Elle devient aussi consciente que la puissance française ne pourra se perpétuer et se développer au 21è  siècle que si elle se transcende en puissance européenne. Il est donc temps après le passage à vide de la présidence Hollande, qu'elle reprenne très vite son rôle d'aiguillon et de partenaire premier de la construction européenne.

 

A l'approche des élections au parlement européen, hommes politiques et commentateurs se mettent à gloser sur l'Europe et  cherchent à faire valoir leurs idées mais bien peu malheureusement, ont réellement tiré les leçons de la crise récente et de la façon dont elle a été traitée par le couple Sarkozy-Merkel qui, mis dans l'obligation d'agir pour sauver l'euro et l'Europe, lui ont fait faire en trois ans plus de progrès en matière de coordination et d'harmonisation des politiques financière, économique et sociale qu'en 50 ans de palinodies bruxelloises.

Les socialistes pro-européens, la plupart des centristes et une trop grande partie de l'UMP continuent de ronronner dans la contemplation de "l'acquis communautaire", dans la révérence à l'idéologie "libéraliste" de l'ouverture sans limite, de la concurrence et des droits de l'homme sans contrepartie, dans la facilité du droit d'initiative réservé à la Commission, la comédie du "demi-droit" de décision accordé au Parlement et l'utopie d'un consensus décisionnel impossible qu'il soit plus ou moins "qualifié" ou unanime à 29 ! Avec eux, l'Europe aurait besoin de 50 ans de plus pour prendre forme et consistance ... mais en 2050 , il sera trop tard et l'Europe avec ses vieilles nations sera devenue inaudible  sur la scène mondiale !

Les "populistes" de droite ( Front National) ou de gauche ( Front de Gauche et "gauche socialiste orientée lutte des classes") tels que les qualifient les belles âmes, journalistes et commentateurs bien-pensants, rejettent l'Europe en bloc parce qu'ils ont du monde une vision désespérément courte et qu'ils expriment une réaction primaire au demi-échec de l'Europe actuelle qui n'en finit pas de se construire en pataugeant depuis 60  ans dans une pusillanimité bureaucratique qui se veut démocratique  et sociale !

 

Certains néanmoins commencent à penser et dire qu'il faut "changer d'Europe" comme autrefois quelques-uns insistaient sur les idées "d'Europe-puissance" et de "directoire franco-allemand". C'était assez mal vu par la bien-pensance démocratique européenne d'alors et, celle-ci s'avérant tout aussi sourcilleuse aujourd'hui, il est évident qu'au nom des mêmes poncifs, les propositions iconoclastes actuelles seront aussi rejetées par les grands prêtres de l'orthodoxie bruxelloise.

C'est ainsi que les réflexions de Laurent Wauquiez viennent d'être condamnées au bûcher par les inquisiteurs de "l'eurobéatitude", par exemple Michel Barnier, Alain Lamassoure voire même Alain Juppé sans parler des grands prêtres centristes de l'européisme ni bien évidemment des grands féodaux de la Commission Barroso ou du Parlement Européen. Aucun n'ose s'élever contre la doxa "fédéralisante", du pur "wishful thinking" à 29 et bientôt 30 ou 31 Etats-Membres comme vient encore de le démontrer la crise 2008-2012. La Commission et les institutions européennes avaient tout bonnement disparu de la scène et seul restait dans la tempête, le tandem Sarkozy-Merkel qui, lui, avait la capacité de réagir globalement et d'entraîner le reste des pays sur la voie du salut. Aujourd'hui, on entend à nouveau nos "eurocrates" car ils ont eu la chance de voir l'autorité française s'effondrer suite aux ratages et aux inconséquences d'un "gouvernement Hollande" incapable de suivre la voie tracée par le précédent gouvernement au point qu'ils se permettent même de réprimander la France pour son inaction !

Et pourtant les suggestions Wauquiez restent bien timides : il propose un "noyau dur à six" quand en fait, l'expérience prouve et la période 2008-2012 vient de le confirmer, que l'élément moteur le plus fort, le plus solide et le plus crédible est bien le "directoire franco-allemand" !

Or personne, même du côté de la droite et de l'UMP, ne vient explicitement soutenir Wauquiez, et moins encore pour proposer d'aller plus loin dans l'iconoclastie, tant la bien-pensance européenne paralyse l'intelligence de nos contemporains !

Heureusement Henri Guaino avec quelques parlementaires aussitôt qualifiés "d'euro-râleurs" par Alain Lamassoure (tête de liste UMP aux élections européennes) viennent avec Laurent Wauquiez de réitérer leur inquiétude devant  le peu de réactivité des responsables de l'UMP (et bien évidemment de ses alliés UDI-Modem ) face aux problèmes et aux impasses de la construction européenne telle qu'elle est actuellement acceptée par la majorité de la classe politique  française. Il y a là un laisser-aller coupable qui conduit l'Europe dans une voie sans issue. On n'entend pas en effet sur ce sujet, les grandes voix que pourraient être les anciens Premiers Ministres Balladur, Juppé, Raffarin ni même Fillon, ce qui fait dire à Wauquiez "qu'il ne veut pas d'une campagne qui se résume à une déclaration de principe en faveur d'une vague fédération européenne".  Il a raison car la droite ne saurait rester molle et indécise sur un thème qui conditionne l'avenir de la puissance française et de la civilisation européenne. Laissons cela à la gauche !

 

Il ne faut pas nécessairement "tout changer" comme le crie Laurent Wauquiez et l'Europe n'est pas la source de tous nos maux comme le proclament de façon excessive les "euro-râleurs" conduits par Henri  Guaino (article du Figaro du 25 Avril 2014) mais il faut absolument changer l'approche de la construction européenne car il est patent qu'elle patauge dans la bien-pensance européiste, le blocage institutionnel et l'inefficacité bureaucratique. Il y a urgence en effet, compte tenu de la rapidité des changements du monde, si l'on veut que l'Europe survive et puisse continuer de tenir son rang parmi les blocs mondiaux de puissances.

Il faut certes que la droite se rassemble autour du slogan de campagne choisi ("Pour la France, agir en Europe") mais il est urgent qu'elle précise comment elle compte agir pour faire l'Europe. On ne peut laisser les choses aller comme elles vont et tout le monde sait qu'il faut sévèrement recadrer le processus de construction de l'Europe.

Il faudra bien que les responsables de la droite y viennent (espérons qu'ils n'attendent pas la génération de leurs enfants ou petits-enfants !) et prennent enfin leurs responsabilités à ce sujet comme Nicolas Sarkozy avait su le faire pendant les années de sa "co-direction" européenne avec Angela Merkel.

 

L'Europe en effet, n'existe pas en tant qu'entité décisionnaire sauf dans le "domaine communautaire" très étroit dont les Etats-Membres ont confié la gestion à la Commission en tant que bras administratif et au Parlement européen en tant qu'organe de supervision.

Les questions les plus importantes de coopération intérieure comme de politique extérieure, ne sont donc pas  du domaine de compétence de l'Union. L'instauration de l'euro et d'une Banque Centrale européenne fut certes un pas en avant limité à quelques pays même si ce sont les plus importants mais on manqua alors de créer une autorité centrale de coordination des politiques financière, économique et sociale dont il est encore bien trop tôt de rêver ! Nous sommes encore loin des options fédérales n'en déplaise aux européistes français de droite ou de gauche et à nos amis allemands. Leur modèle n'est pas le nôtre et il n'est pas d'actualité. Commençons par une étroite coordination de nos politiques, ce sera déjà un grand progrès !

A cet égard, "la crise" a été l'occasion pour Nicolas Sarkozy et Angela Merkel de tracer la voie pour l'Europe future en la fondant sur une entente franche et inébranlable de la France et de l'Allemagne comme moteur et pilier de regroupement  des partenaires européens. Ils ont mis ce principe en oeuvre en préparant et concluant le Traité de Stabilité, Coordination et Gouvernance de la zone euro que les partenaires de l'Eurogroupe ont signé à la suite de la France et de l'Allemagne en Mars 2012.

L'intégration européenne a fait plus de progrès en 4 ans de 2008 à 2012 que pendant les 50 dernières années et ceci en se fondant sur les nations et les Etats souverains en qui tout converge au bout du compte, donnant ainsi raison à l'avertissement du Général de Gaulle : "L'Europe, c'est la France et l'Allemagne. Unies, elle feront l'Europe, désunies, elles sombreront avec elle !" ... et ceci n'en déplaise à notre ami Xavier Bertrand qui n'aime pas, paraît-il (?), l'idée d'un directoire franco-allemand !N'ayons pas peur d'aller bien au-delà des recommandations de Laurent Wauquiez et en toute orthodoxie gaullienne, d'affirmer que l'Europe se fera par Paris et Berlin et non par le "machin" de Bruxellesque cela plaise ou non à nos eurobéats de droite ou de gauche ... ils manquent de réalisme ou d'ambition et malheureusement d'une certaine hauteur de vue !

 

...  l'Europe actuelle fondée sur des institutions supra-nationales artificiellement plaquées sur les peuples, les nations et les Etats, patauge dans le vide stratégique, le  blocage institutionnel et l'aboulie décisionnelle.  Ce qu'il nous faut, c'est une Europe de nations transcendées par une entente et une coopération toujours plus étroites, à commencer par la France et l'Allemagne, jusqu'à définir des politiques communes et des cadres d'action communs entre Etats décisionnaires et non par le biais d'un semblant "d'administration fédérale", de "justice fédérale" ou de "chambre d'enregistrement fédérale" suspendues dans le vide  d'une construction intellectuelle sans véritable contact  avec les réalités qu'elle prétend gérer !

Alors pourra naître progressivement un "sentiment européen" qui un jour, débouchera sur une véritable institution commune européenne.

Le succès de la construction européenne repose sur une double dissuasion : d'un côté dissuader l'Allemagne de se replier sur la médiocre tentation de se muer en une Grande Suisse bien gérée aux ambitions forcément limitées et de l'autre, dissuader la France de se laisser aller à son laxisme trop habituel et à ses lubies excessives de grandeur.

Ce que l'on veut, c'est une Europe qui avance à la vitesse du monde actuel. D'où l'importance primordiale du lien franco-allemand qui, seul, peut permettre à la France de se transcender et à l'Europe de devenir,  face aux pôles de civilisation qui émergent d'Amérique, d'Afrique ou d'Asie, la puissance mondiale de référence du 21è siècle que son histoire passée et la civilisation qu'elle a donné au monde justifient pleinement.

Il faut donc une France forte pour assurer le pilotage d'une telle ambition et y entraîner le partenaire allemand conformément au rôle de puissance-pivot que la France a constamment joué en Europe au cours des siècles.

 

Or, l'entente franco-allemande connaît un désastreux passage à vide du fait de la volonté évidente du Président français de 2012 de ne pas vouloir comprendre la problématique du redressement de la France ni  agir en conséquence tout en se permettant manoeuvres infantiles et tartarinades inutiles à l'égard de notre partenaire allemand, et tout ceci pour plaire sa clientèle électorale. Ridicule, dangereux et indigne d'un Chef !

Hollande par forfanterie, manque de vision, inconscience aussi sans doute et manque de courage sûrement , a perdu toute crédibilité aux yeux de nos partenaires et galvaudé la part française du "leadership" européen. Il est plus que temps qu'il change de comportement et de politique ou que la France change de Président.

 

Ce n'est pas cela bien sûr, qui arrêtera la marche  de l'histoire mais en attendant l'arrivée au pouvoir en France de dirigeants plus clairvoyants et plus courageux, la France et l'Europe perdent encore quelques années ...

... le peuple cependant, à défaut de ses dirigeants, semble commencer à  comprendre qu'il faut changer pour pouvoir faire face aux défis du monde nouveau. Il reste à lui faire comprendre que c'est par l'Europe et par l'Europe seule que la France continuera d'exister dans le siècle qui s'avance !

 

D'accord avec l'UMP quand elle proclame "Pour la France, agir en Europe" mais cette action doit aller jusqu'à changer fondamentalement notre approche de la  construction de l'Europe sinon à "tout changer"  comme le voudrait Laurent Wauquiez.

 

Vite sera le mieux ! Il y a urgence pour l'action car le temps de la démagogie, de la bien-pensance et du penser faux est révolu et ils mettent l'avenir de l'Europe en péril !

 

Voir également sur le même sujet quelques autres  articles sur "http://facebook.com/eurocooperation"   "L'Europe, c'est la France et l'Allemagne ... " (Charles de Gaulle)