LA GAUCHE PRISE AU PIEGE DE SES INCONSEQUENCES

Résumé

… de fausses valeurs en vrais problèmes, la gauche s’égare, s’inhibe et se bloque à contresens des réalités du monde !

En 1936, la gauche a préféré « faire du social » plutôt que mettre la France au travail quand l’ennemi menaçait ! Après la guerre et malgré les redressements gaulliens des «Républiques» de 1945 puis de 1958, elle a continué d’agir à contresens en mettant le pays à la retraite à 60 ans en 1981 et aux 35 heures en 1997. Et encore en 2012, au lieu de réformer le pays pour renforcer ses bases de redéploiement économique après la crise, elle a choisi la facilité d’un égalitarisme imbécile prétendant faire le bonheur des « minorités récriminantes » aux dépens même de celui de la majorité du peuple.

Cynique, elle préfère sacrifier le « social » du peuple tout entier au « sociétal » des clientèles particulières que Terra Nova, le « bobo-club du nouveau socialisme », lui a recommandé de choyer pour arriver au pouvoir. Toujours à contre-sens, elle subventionne de faux emplois et se répand en assistanat généralisé tout en ruinant les entreprises et les épargnants qui pourraient précisément les financer. Par le biais de ses organisations-relais, elle encourage une immigration de masse dont le pays n’a aucun besoin et qui rechigne à s’intégrer, détruisant ainsi le lien social et la cohésion nationale qu’une école publique et une justice à la dérive ne parviennent plus à sauvegarder. Elle s’avère incapable de réformer un secteur public tentaculaire et impotent qui ne remplit plus ses fonctions et empêche l’économie nationale de regagner le niveau de compétitivité qui lui permettrait d’affronter les défis du 21è siècle.

Elle divague de fausses valeurs qu’elle s’invente en vrais problèmes que son idiosyncrasie l’empêche d’appréhender. Pour le bien de la France et pour faire l’Europe, il faut briser l’engrenage de l’échec et renvoyer la gauche à son inconsistance. C’est devenu une question vitale au milieu des bouleversements du monde actuel.

Sommaire

-Bien-pensance et penser faux : gauche, droite et niveaux de pensée

-Où en est la France après une année d’errance politique et d’erreur économique ? Malédiction du socialisme français, la compétitivité s’effondre ! De la tromperie mitterandienne à la procrastination hollandesque en passant par l’erreur jospinienne, les socialistes ont épuisé leur « crédit bêtises » !

-Il manque un chef et une politique ! La catastrophe n’est pas encore là mais le monde ne nous attend pas, il faut réformer … vite !

-Que fait la gauche pour réarmer la France face aux défis du monde nouveau ? Elle étale ses bons sentiments et abuse le peuple avec quelques gadgets sociétaux au lieu de prendre les mesures de salut public qui s’imposent

-La « gauche » veut ignorer les priorités, elles exigent des actes plus que des discours… générosité, « droits à tout et n’importe quoi », bons sentiments, c’est plus facile à « vendre » au peuple !

-Et voilà que quelques économistes branchés à gauche (comme si l’économie pouvait être de droite ou de gauche !) se font les complices de cette non-politique

-Soudain retentit dans le ciel élyséen, le coup de tonnerre du rapport de la Cour des Comptes : elle définit le cap que François Hollande a peur de fixer aux français et « d’imposer » aux syndicats, à ses militants et à ses diverses « clientèles » !

-La révélation faite au PS : le Prophète branche le Saint-Esprit sur les Apôtres !

- En fin de compte, Monsieur Hollande, vous nous faites honte, bien sûr, mais pire encore est l’obscénité du peuple français qui s’est lâchement laissé abuser par votre évidente démagogie parce qu’il avait peur qu’on le force à bouger ! et plus détestable encore le troupeau des « pleureuses médiatiques » qui vous reprochent maintenant de vous enliser après s’être excitées à faire votre propagande électorale en 2012 !

Doctor Macron-Philippe and Mister Nothing ! Sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? (7 Août 2017)

on .

 

... il est urgent de reconstruire la droite … mais pas au centre ni à gauche, à droite !

Le président Macron s’est révélé « fort en com’ politique » comme il fut « fort en thème » quand il était petit ! Mais la com', ça ne suffit pas !

Il a bien saisi le momentum du gaucho-boboïsme bien-pensant qui se veut « moderne » et « progressiste ». Il a donc gagné les élections par le verbe et le web en profitant de la déception abstentionniste des peuples de droite et de gauche ! La question majeure devient alors la suivante : est-il « un homme capable d’agir », un homme capable d’appréhender les circonstances et de prendre les décisions que requiert l’intérêt supérieur du pays ? Est-il surtout un homme capable de les mettre en oeuvre même si elles sont dures et difficiles » comme de Gaulle aimait à définir l’homme d’action ? Bref, les circonstances sont là mais est-il « l’homme » qu’il faut à la France dans lesdites circonstances ?

Pour l’instant, il a été adroit avec les quelques chefs d’Etat qu’il a pu rencontrer et il en profite pour clamer partout que « France is back » au simple motif qu’il ne la ridiculise plus comme Hollande le faisait de façon récurrente à chaque contact avec une puissance étrangère, les Etats-Unis, la Russie ou encore l’Allemagne et l’Angleterre, à propos de presque tout, l’Ukraine et la Crimée, la Syrie et le Proche-Orient, l’incapacité française à sortir de la gabegie de sa gestion publique au point que la voix de la France était devenue inaudible aussi bien en Europe que dans le concert des nations du monde ! En vérité, les pays étrangers ont eu si peur que la France se donne à Le Pen, qu’ils voient en Macron, le Kennedy européen !!! Ils ont donc abandonné leur attitude d’hostilité ou de commisération à l’égard de la France mais après cette si longue carence française pendant l’épisode hollandesque, ils attendent des actes forts et plus seulement des paroles !

Que dire alors des sentiments du peuple français ? Sur les sujets qui lui touchent le plus au cœur et qui déterminent son niveau d’exaspération à l’égard de ses dirigeants, à savoir les problèmes plus immédiats de gestion publique et d’endettement et donc de compétitivité et d’emploi, d’immigration-islam et donc de cohésion nationale, de sécurité publique et d’autorité de l’Etat, notre jeune Président en reste à une logorrhée d’une grande confusion sur les moyens mais aussi sur les intentions comme on l’a constaté en écoutant son discours-fleuve lors du Congrès de Versailles du 3 juillet où il est revenu en boucle plusieurs fois sur chacun des sujets évoqués sans proposer quoi que ce soit de clair, de fort et de faisable.

Or la France doit se réformer et se redresser à l’intérieur pour se rétablir dans son rôle séculaire de puissance-pivot en Europe et assurer que cette dernière dans le siècle qui vient, pourra effectivement rester la puissance mondiale de référence.

On ne saurait être sûr que ce soit bien l’objectif d’Emmanuel Macron ni qu’il y ait même songé lorsqu’on se remémore ses discours ou réflexions qui s’inspirent plus d’un certain intellectualisme à la mode privilégiant un multiculturalisme mondialisant et un progressisme humaniste technologisant plus que l’envie ou l’ambition de servir la France et de continuer d’en faire le pôle de référence de la civilisation européenne et mondiale ce qui ne va pas sans une certaine idée de puissance mais de puissance fondée sur des siècles d’histoire de France et de civilisation européenne … et pas seulement sur de vagues évocations d’un « progressisme » mal défini plus transhumaniste qu’humaniste.

N’oublions pas qu’Emmanuel Macron était le candidat des bobos urbains, qu’il n’est arrivé en tête du premier tour que de façon très étriquée avec moins du quart des votants et qu’il n’a triomphé au second tour que parce qu’il était opposé à Marine Le Pen dont le peuple français ne voulait pas. Macron n’est donc que le représentant d’une fraction très minoritaire du peuple français, celle qui privilégie individualisme, cocooning et médiocre égocentrisme petit-bourgeois même si elle se laisse aller à la mode d’un certain écolo-droit de l’hommisme. Il n’a rien à voir avec ceux et celles qui rêvent encore la révolution sociale ou, de l’autre côté, ceux pour qui le bien du peuple ne peut aller sans la grandeur de la France. L’égoïsme petit-bourgeois même s’il se veut « progressiste » n’a pas plus d’avenir que la lutte des classes tandis que la grandeur de la France ne peut être que le résultat d’une politique juste et forte où les idéologies pas plus que les intérêts particuliers n’ont à voir. Le "rassemblement du peuple français", seul de Gaulle l'a fait ... mais c'était de Gaulle ! Il ne prétendait pas abolir les fontières entre droite responsable et gauche idéologique car sa seule ambition était de faire la politique de la France ... or au centre, il voyait plus de médiocrité que d'efficacité et de grandeur !

Les erreurs de comportement, les couacs gouvernementaux et les impairs politiques s’accumulent au point qu’on en vient à douter de la fiabilité et de la capacité de notre jeune Président en tant que Chef d’Etat de la puissance-pivot de l’Europe. Les bobos l’admirent car ils ont peu d’expérience du pouvoir et de la vie en général et ne savent pas encore bien faire la distinction entre comportement de jeune fou et attitude de chef responsable. Annonces et contr’annonces se succèdent quant aux mesurettes de bricolage budgétaire et fiscal avec la double mais oxymorique intention de donner le change sur les promesses faites « et en même temps » de ne pas encore accroître les déficits. Pendant ce temps Macron perd de sa crédibilité sans même parler de ce désastreux imbroglio avec le Chef d’Etat-Major des Armées, où c’est bien le Chef de l’Etat qui a fait une erreur majeure en confondant autorité et autoritarisme là où précisément on connaît bien pour la pratiquer à chaque instant, la valeur de cette distinction !!!

Il y a aussi le ridicule ballet des aller-retours de ministres nommés puis poussés à la démission alors qu’on voulait faire de la vertu, la qualité première de ce gouvernement qui rassemble apparemment plus de fantoches que de ministres vraiment responsables ! A l’Assemblée aussi, les impairs et les nullités se succèdent comme il est courant lorsqu’on cède aux vieilles lubies de la démocratie participative, de l’auto-gestion ou de la société civile rêvée comme moteur du progrès national. Cela n’a jamais marché et Macron n’est pas le premier à y avoir pensé ! Il échouera comme les autres dans cette voie mal balisée du « ni droite ni gauche et tout au centre » ! Les deux dernières Républiques sont mortes de cette chienlit "démocratiste" et de l'impuissance à décider et agir qui va avec ! Cela rappelle hélas, l’approche chiraco-juppéenne des dernières années avec un Alain Juppé s’obstinant à vouloir que la droite se « construise au centre », poussant ainsi vers le Front National les électeurs de droite exaspérés par cette « mollocratie » revendiquée qui avait peur de traiter au fond les problèmes du peuple à savoir l’efficacité de la dépense publique, la compétitivité et l’emploi d’un côté, l’immigration, l’islam et la sécurité publique de l’autre.  

Quant aux discussions avec les syndicats, il semblerait qu’à force de manœuvres avec FO et la CFDT pour contourner la CGT, le gouvernement Macron-Philippe s’achemine à l’exemple du Hollande de la loi El Khomry, vers une loi travail largement amputée de ses éléments essentiels. Au-delà encore, on attend les annonces concernant la réforme et la « dynamisation » du secteur public, la mère de toutes les réformes, avec en particulier l’alignement des statuts du public sur celui du secteur privé. Cela risque de provoquer quelques remous difficiles à gérer par un gouvernement et un Président au cuir si peu tanné en matière de lutte politique et sociale. On verra cela au résultat, en Septembre ou en Octobre … !

Bref, notre « Président » Macron est trop souvent à côté de la plaque, incongru, enlisé dans sa com’ pour bobos bien-pensants. Il en abuse et s’en abuse ! Il ne sent pas la France ni les Français … Or pour remettre la France sur ses rails, il s’agit de prendre quelques mesures fortes qu’on ne voit toujours pas poindre sur l’horizon politique macronien et non de créer un idyllique paradis pour bobos rêveurs du « tout le monde, il est beau et gentil » dans un délire multiculturel et technologique mondialisé ou un métissage économique, sociétal et culturel généralisé qui perdant toute notion des origines, nous fabriquerait bientôt un « transhumain » ou plutôt une « transculture » bien aseptisés et profondément ennuyeux … même si on qualifie cela de « progressisme » !!! Paroles et mensonges de com’ et de marketing politique mais rien de bien humainement exaltant !

Un signe qui ne trompe pas est le moment où les commentateurs en viennent à douter en même temps que les sondages baissent. Nous y sommes !

Les journaleux aux aguets se préparent déjà à retourner leur veste après avoir encensé l’idole dont ils avaient fait « l’homme providentiel » pendant la campagne électorale. Le produit qu’ils ont vendu au peuple français s’avèrerait-il déjà moins « glamour » face aux premières difficultés ? Et penseraient-ils donc déjà à concocter et organiser le grand « buzz » critique et démolisseur qui assurera leur audience future ? Les journaleux sont certes, dans l’éphémère et l’accessoire mais il est vrai que la plupart des politiques et le « premier d’entre eux » en particulier, les y aident grandement depuis qu’ils ont accédé au pouvoir !

 

Les voies de la droite sont donc très claires. Après les péripéties des derniers mois, la route est celle d’une droite forte, une droite qui soit la droite tout simplement !

Une droite qui agisse et ne s’embarrasse pas de calculs tactiques pervers et de manœuvres politicardes dont le peuple ne veut plus parce que précisément, ils ne sont pas droits !

La droite après le désastreux recul de Jacques Chirac sur les réformes Juppé de 1995, a renoncé à l’action et donc à porter la grandeur de la France face au reste du monde. Elle s’est laissé définitivement contaminer par la gaucho-bien-pensance, cette gaucho-bien-pensance ardemment vulgarisée par la gauche mitterandesque et ses relais médiatiques pour des raisons idéologiques autant que très politiciennes après que les faux-penseurs et dé-constructeurs d’après-guerre bientôt suivis par les piètres-penseurs soixante-huitards, eurent réussi l’entourloupe de faire croire qu’il convenait désormais de confondre liberté et libertarisme, égalité et égalitarisme et fraternité avec bisounourserie ! Le penser-faux est dès lors devenu la norme de la pensée politique et le laisser-fairisme mitterando-chiraquien, la norme de l’action politique en France. La déliquescence nationale s’est donc accéléré au cours des trente dernières années jusqu’au désastre final hollandesque après que le peuple français eut commis l’erreur fatale de préférer les facilités mensongères de François Hollande aux appels à l’effort et à la réaction nationale de Nicolas Sarkozy qui venait de surmonter avec succès la crise séculaire de 2008-12 en parfaite osmose avec l’Allemagne montrant ainsi le seul chemin possible de construction de l’Europe nouvelle en tant que puissance future du 21è siècle.

La droite est dès lors devenue « molle » laissant au Front National malgré les admonestations de quelques-uns, le champ libre sur les questions de cohésion sociale, d’identité nationale, de sécurité publique et d’autorité de l’Etat qu’induisaient les flux migratoires incontrôlés, les revendications ethno-religieuses en particulier celles de nature islamiste et les crispations gaucho-révolutionnaires qui se mirent à fleurir sur ce terrain à partir des années Mitterand. Au point que les « responsables » de droite de l’après-Chirac, à l’exception notable de Nicolas Sarkozy et de ses soutiens, en vinrent à prêcher le contre-sens qu’il fallait « construire et consolider la droite au centre » comme le clamèrent encore pendant la campagne avec une obstination aussi coupable qu’imbécile les Juppé, Raffarin et autres « irresponsables » de la droite molle ... oubliant délibérément les fantaisies, blocages et inanités de l’ancienne UDF et plus récemment du Modem et de l’UDI tout en refusant en même temps, de reconnaître l’évidence que le FN s’abreuvait goulûment à la mamelle de la droite molle dont l’aboulie et l’inaction poussaient ses électeurs exaspérés dans les bras du Front National !

Faire barrage au FN comme disent nos piètres stratèges, c’est reprendre nos électeurs au FN en mettant en œuvre des politiques fortes qui résolvent les vrais problèmes du peuple français et non pas sacrifier aux fausses valeurs de la gaucho-bien-pensance. Faire barrage au FN, ce n’est pas voter à gauche ou s’aplatir devant elle pour qu’elle vote à droite au nom d’un futile « front républicain ». Cette manœuvre ne fait qu’accréditer aux yeux du peuple le slogan de l’UMPS brandi par le FN pour mieux attirer à lui les électeurs de droite exaspérés par tant de lâcheté et de veulerie ! Idiote Politique de gribouille, un suicide pour la droite !

Comment dans ces conditions, penser faire confiance à un Alain Juppé qui depuis vingt ans dérape lentement mais sûrement sur la pente chiraquienne. Dans les années 80, on pouvait considérer qu'il était avec Chirac, d’une certaine de droite cavalière et mousquetaire mais il a glissé inexorablement vers un centrisme voire un radical-socialisme où comme Chirac, il se laisse aller à proposer des « arrangements raisonnables » aux islamistes de rencontre, à ne plus trop vouloir bousculer la fonction publique dans ses œuvres ni le secteur public dans sa techno-bureaucratie, à « faire avec » une immigration qui serait somme toute acceptable en France dans la joyeuse perspective d’une « identité qu’il voit indéfectiblement heureuse », etc …

Comment pourrait-on faire confiance à un Jean-Pierre Raffarin qui comme Alain Juppé, ne jure que par la possibilité de « refaire la droite au centre » comme si l’UMP qui avait été construite pour cela, n’avait pas lamentablement échoué en intégrant quelques centristes qui, aussitôt « intégrés », se sont mis à jouer un insupportable double jeu avec leurs camarades restés à l’UDF ou encartés au Modem ou à l’UDI … quelques « raffarinades » de plus et on entend JPR, ex-Premier Ministre et vieux sage du parti, déclarer sentencieusement, que faire une politique de droite comme il siérait logiquement à la droite, serait « courir après le FN » … etc …

Comment penser seulement écouter encore ceux et celles qui ont trahi François Fillon en abandonnant le champ de bataille pendant la campagne au moment précis où il fallait tenir au front ? Ils ont fait perdre la droite et probablement la France à voir la pente descendante où semble déjà glisser dangereusement le nouveau pouvoir par ses hésitations, ses reculades, ses imprécisions et ses erreurs jusque dans la com’ politique dont il fut pourtant le « maestro » pendant la campagne. On ne les nommera pas dans la mesure où d’autres ont eu aussi très peur pour leur carrière et failli succomber mais sans doute plus lent(e)s dans leurs réactions, n’ont pas eu le temps de déclarer publiquement leur trahison et se sont plus ou moins rachetés en revenant à temps au bercail ou en se taisant. Il ne serait pas juste alors de nommer les premiers sans nommer les seconds !

Il y a aussi ceux qui n’ont pu se retenir d’aller « à la soupe » avant même les élections législatives, et sans l’aval du parti. Parmi eux le Premier Ministre Edouard Philippe un des ex-bras droits d’Alain Juppé, le Ministre des Finances Bruno Lemaire ex-candidat aux primaires présidentielles de la droite et le jeune Darmanin chargé des « comptes publics » et ex-porte-parole LR ! On les félicitera de leur avidité à servir la France et à se servir eux-mêmes par la même occasion, en disant et faisant en tant que « collaborateurs » du nouveau pouvoir, le contraire de ce qu’ils prêchaient au mois d’Avril contre le candidat Macron et ses lubies comme ils disaient ! Comment faire confiance à ces girouettes intéressées qui tournent avec le vent dominant ?

Comment faire confiance encore à ceux qui élus sous l’étiquette Les Républicains, ont sans vergogne décidé de se soustraire à l’autorité du parti en se réservant la possibilité de voter en faveur des mesures proposées par le Gouvernement qu’ils jugeraient acceptables et ceci, sans tenir compte des consignes du parti et de son groupe. Ils sont allés jusqu’à créer un groupe parlementaire qu’ils appellent « constructif » mais qu’on ne peut qualifier que de « spécial collaboration » ? Ces gens menés par Thierry Solère, ont certes, été déçus de n’avoir pas été assez rapides pour obtenir une place dans le dispositif macronesque comme ceux qui ont pu aller à la soupe à temps mais ils ne désespèrent pas de pouvoir bientôt le faire !!! A ce groupe s’apparentent ceux et celles qui comme l’ineffable Nathalie Kosciusko-Morizet se croient autorisés à jouer les électrons libres en fonction de leurs caprices et veulent, disent-ils, au mépris de toute discipline de parti, « garder libre leur parole » et nomadisent d’un candidat à l’autre sinon d’un parti à l’autre ! Dans cette même catégorie, on peut aussi ranger ceux ou celles qui se croient dépositaires d’une partie du « vrai » message gaullien et se croient de droit divin, habilités à fixer le cap pour la France et là bien sûr, on ne pense pas au vide de la pensée et à l’ego maladif de François Bayrou mais bien à la prétention insensée d’un Henri Guaino ou d’un Nicolas Dupont-Aignan même si on préfère les deux derniers au premier cité ! Vanitas vanitatum … comment accorder un quelconque crédit politique à de tels hurluberlus qu’ils agissent de bonne foi ou en fonction de leurs intérêts de carrière ou de leurs fantasmes ?

Il y a enfin ceux qui n’ont pas franchement trahi, par loyalisme pour certains ou parce qu’ils n’ont pas encore eu l’occasion d’aller à la soupe pour les autres, mais dont on peut douter de la « droititude » au sens d’une conviction forte de droite. Comment faire confiance par exemple à un Xavier Bertrand ou à un Christian Estrosi quand on les écoute clamer partout que vouloir faire une politique de droite fondée sur responsabilité individuelle et sociale, mérite et travail, autorité de l’Etat et identité nationale, « c’est courir après le Front National » ! Et après les avoir vus se déshonorer devant le PS jusqu’à vouloir lui concéder un rôle institutionnel « d’opposition de sa Majesté » pour le convaincre de voter pour leur liste aux régionales afin de mieux battre le FN !!! Ils n’ont toujours pas compris que le FN était fort dans leur région, que pour la simple raison que droite et gauche n’ont pas fait ce qu’il fallait pour répondre aux inquiétudes du peuple ! Ils se lient ainsi les mains par un compromis malsain « droite molle-gauche molle » parfaitement contradictoire avec ce que le peuple attend vraiment de ses dirigeants mais tout à fait « Macron-compatible » !!! Que ne rejoignent-ils la République en Marche avant que ne s’écroule la lubie de la recette macronienne du quatre quarts « ni droite-ni gauche, mollocratie au centre, société civile et démocratie participative » ?

En fait de lutte contre le Front National, seules deux régions ont vu décroître le vote Front National lors des régionales et des dernières élections. Deux régions dont les chefs de file ne sont pas contestés à droite parce qu’ils ont affirmé sans ambiguïté leur conviction de droite et leur volonté de réformer au fond, bref, des chefs de file dont les électeurs n’ont pas douté de la « droititude ». Ce sont Bruno Retailleau dans les Pays de Loire et Laurent Wauquiez en Auvergne-Rhône-Alpes. Cela devrait donner à réfléchir à nos stratèges en matière de reconstruction de la droite et de reconquête de notre électorat.

Ainsi se dessine peu à peu la « ligne » dont parlait récemment Valérie Pécresse sans toutefois la définir, en réponse aux élucubrations de Xavier Bertrand. Elle voulait simplement et à juste raison, que s’opère autour de la définition de la ligne du nouveau parti, le consensus nécessaire pour éviter de se lancer dans une nouvelle guerre de succession entre candidats-chefs.

 

Dans cette optique de définition de « la ligne » du parti, accordons-nous donc sur quelques idées fortes qui permettront de structurer la réflexion puis l’action.

D’abord l’objectif : l’ambition première et la vision à long terme de la droite devraient être de redresser la France pour la rétablir dans son rôle séculaire de puissance-pivot en Europe puis faire de cette dernière la puissance mondiale de référence indiscutée du 21è siècle.

Ensuite, les voies et les moyens : ils devraient se concentrer autour des trois priorités qui conditionnent le redressement du pays, compétitivité et emploi, immigration-islam et cohésion nationale, autorité de l’Etat et sécurité publique. Compétitivité-emploi : il s’agit de porter le secteur public à un niveau de « coût/efficacité/réactivité » sensiblement plus élevé afin de réduire la dépense publique et pouvoir ainsi réduire les charges et impôts qui pèsent sur les entreprises et les particuliers, donc sur l’épargne et la consommation et par conséquent sur l’investissement, la production et l’emploi.  Immigration-islam et cohésion nationale : l’urgence est de cadrer sévèrement les flux migratoires dont la France, à la différence de l’Allemagne ou l’Italie par exemple, n’a aucun besoin et de bien faire comprendre aux populations immigrées jusqu’à ce qu’elles s’y plient, que c’est à elles de faire l’effort d’intégration nécessaire ce qui implique de leur part, un strict respect des lois et coutumes de la République sachant que le bénéfice des lois sociales françaises et au-delà, l’acquisition de la nationalité française ne se feront plus automatiquement mais par la démonstration d’une conduite exemplaire et d’un amour évident de leur nouvelle patrie. Autorité de l’Etat et sécurité publique : ce thème est en grande partie lié à la mise en œuvre des mesures de cadrage « immigration-islam » dont on vient de parler mais il s’agit aussi de réajuster le couple police-justice en redressant la politique pénale vers « moins d’excuse socio-politique et plus de rigueur républicaine » dans l’application de la loi et la sanction des infractions de toute nature et aussi en recadrant sévèrement cette partie politisée du corps judiciaire ainsi que les enseignements de l’Ecole de la Magistrature où règne depuis trop longtemps une délétère gaucho-bien-pensance, parfaitement intolérable dans une telle fonction souveraine de l’Etat. La police et les forces de l’ordre en général pourront ainsi accomplir leur mission de façon efficace sans qu’une justice trop complaisante avec le désordre public et la voyouterie ne vienne réduire leurs efforts à néant au risque d’encourager les voyous dans la mauvaise voie d’un côté et d’exaspérer de l’autre côté, les populations qui en souffrent et ont alors la tentation de se tourner vers les extrêmes pour remettre de l’ordre dans la « cité » ! Il en est de même dans le « secteur public » de l’information » où sévit une politisation de même nature qu’il convient de recadrer avec fermeté dans le sens d’une neutralité absolue du service. L’autorité de l’Etat étant assurée à l’intérieur, il conviendra de renforcer en parallèle les moyens du renseignement et de l’action extérieurs à commencer par la coopération au développement notamment en Afrique et dans le monde arabo-musulman en lien avec les problèmes de flux migratoires ainsi que les forces d’intervention armée afin que la France puisse reprendre et développer son « leadership » européen et commencer à construire l’Europe-puissance du 21è siècle avec ses partenaires, l’Allemagne en toute priorité,.

Enfin, une méthode pour décider et gérer les affaires au niveau du parti et du gouvernement de la France : on ne tolérera plus que ceux qui rejoignent le parti et a fortiori, ceux qui ensuite, participeront au gouvernement de la France, s’autorisent des écarts par rapport à la ligne définie et se permettent d’étaler leurs états d’âme en public. Ils peuvent avoir des problèmes, des difficultés ou d’autres idées mais qu’ils les discutent à l’intérieur du parti ou du gouvernement et une fois la décision prise, qu’ils exécutent ou qu’ils s’en aillent ! La chienlit politique doit cesser à droite comme au sein de son futur gouvernement car la droite et le gouvernement du pays sont faits pour l’action et non pour la discutaillerie idéologique comme il est coutumier à gauche ou pour perdre son temps à force de pusillanimité, aboulie, demi-mesures et procrastination comme il est habituel au centre. La fronde, ce n’est pas un concept de droite et les humeurs, les caprices, les jalousies et les hésitations doivent cesser dès que la décision est prise. La droite a l’habitude de faire bloc et les « gaullistes, répétait-on, ont toujours chassé en meute » dès lors que l’objectif était fixé !

« L’action disait le Général de Gaulle, ce sont des hommes au milieu des circonstances » ! Considérant les actions et les mesures de redressement qu’il faudra mener, on comprendra aisément que la conduite du parti puis celle du futur gouvernement de la droite, ne pourra être confiée à des hésitants ni des mous mais à des hommes ou des femmes de conviction bien décidés à les mettre en œuvre.

Ce ne sera donc pas au centre qu’il faudra les chercher car la France n’a plus de temps à perdre. Elle doit prendre au plus tôt les initiatives qui lui permettront de sortir de la déliquescence économique, politique, sociétale et culturelle où l’ont entraînée les derniers gouvernements de la gauche molle et où semble vouloir l’enliser le gouvernement actuel sans vision pour le futur et sans boussole pour l’action immédiate.

Ce ne sera donc pas non plus parmi ceux qui ont failli au sein de cette droite molle et qui ont empêché par leur pusillanimité, le triomphe de la droite d’abord aux Présidentielles et ensuite, aux législatives … bref, ceux qui ont eu peur et ont déserté le champ de bataille et ceux qui médiocrement, se sont rabattus vers la gamelle qui leur était tendue par le « magicien Macron » !

Il y faudra donc un homme fort, un chef responsable en qui les militants et les électeurs puissent se reconnaître et avoir confiance pour ne pas s’être compromis à l’instar des « mollocrates », des « traîtres » et des « soupeurs » dont on vient de parler. Un chef qui n’hésite pas à s’opposer aux forces de la dé-construction gauchisantes comme à celles de l’immobilisme conservateur des extrêmes et qui soit prêt à prendre les rênes dès que les hallucinations du chaman du « ni droite-ni gauche » se seront évaporées et que les esprits abusés des journaleux et des électeurs seront revenus sur terre comme il semble qu’on en prenne maintenant le chemin, plus tôt encore et plus rapidement que prévu !

Il ne s’agit plus de construire une droite forte par opposition à la droite molle ! La droite molle ayant disparu après avoir démontré son inanité, il s’agit de RECONSTRUIRE LA DROITE, tout simplement !

Laurent WAUQUIEZ ? Il est resté droit dans la tempête quand la plupart de ceux qui se disaient de droite, désertaient le champ de bataille et, après avoir fait perdre leur camp, ne se battaient plus que pour se placer au plus près de celui qui allait bientôt leur servir la soupe ! Mais surtout, il est le seul à concevoir l’avenir de la France autrement qu’à travers ce médiocre « démocratisme » petit-bourgeois qui semble tant obnubiler ceux qui, à gauche ou à droite et au centre, pensent plus à « cuire leur petite soupe sur leur petit feu dans leur petit coin » qu’à la France !