Le peuple égaré par ses intellectuels et ses faiseurs d'opinion

Résumé

Le petit-bourgeois abusé par ses faux-penseurs et ses faiseurs d’opinion … ils l’ont « shooté » à la bien-pensance de masse !

Ils lui ont inculqué ce que Nietzsche appelait déjà une « morale de troupeau » dans laquelle un égotisme libertaire exacerbé ne parvient pas masquer la conformité de pensée, la médiocrité des comportements, la superficialité des lubies passagères, la peur du risque, la jalousie de la réussite et l’inaptitude aux grandes choses. Il a fait d’une honnête fonction publique bien sécurisée, l’« horizon indépassable » de son avenir et de celui de ses enfants ! Ses penseurs l’ont anesthésié en lui faisant avaler cette bouillie intellectuelle qu’ils ont concoctée à partir d’un fonds de sauce de bons sentiments très chrétiens pimenté des poncifs marxisants qu’ils n’avaient cessé de radoter jusqu’à ce que leur erreur leur éclate à la figure et que, tel une harde affolée, ils refluent vers la nouvelle religion des droits de l’homme et de l’écologisme sans même avoir pris la mesure des bouleversements du monde actuel.

Comme l’affirmait Roland Barthes, « ils n’ont servi à rien sauf à recycler les déchets de leurs constructions ou mondanités intellectuelles » de Sartre à Sollers ou B.H. Lévy en passant par Althusser ou Foucault (« la révolution est-elle bien nécessaire ? ») et ces brillants universitaires structuralistes ou (dé-)constructivistes de la rue d’Ulm et de nos Ecoles de Sciences Sociales, si prolixes en « bourdieuseries » diverses ! Ils ont néanmoins réussi à entraîner dans leur erreur et leur insignifiance nos grandes figures de l’humanitarisme moderne et du commentaire médiatique consensualisé ainsi que des générations de jeunes gens à qui ils ont appris à penser faux en les égarant dans le confortable totalitarisme de notre bien-pensance de masse !

 

Sommaire

-La civilisation européenne a bouleversé l’ordre du monde … le progrès de l’homme doit être repensé dans un espace désormais clos qui cherche un nouvel équilibre

-L’après-guerre a fini par accoucher d’un « peuple de petit-bourgeois convenablement repus et largement protégés mais insatisfaits et insatiables »

-Dans notre démocratie sociale en froid avec l’idée de grandeur, les acteurs politiques et sociaux flattent plus la gloutonnerie, le conservatisme et l’aversion au risque de leur « clientèle » qu’ils ne lui prêchent la nécessité de l’effort

-Nos intellectuels n’ont pas nécessairement l’intelligence du monde … du penser-faux à la bien-pensance de masse, ils ont de façon très légère, conduit et cautionné le processus de déliquescence de cette société de petit-bourgeois égotistes et peureux …

-Le retour sur terre va être rude … laissons-les à leur « morale de troupeau » et remontons sur les hauteurs pour faire face aux défis du monde nouveau

-Que se trompent les penseurs, économistes, sociologues, philosophes, hommes de bien ou mondains … « Errare humanum est » ! Mais c’est le diable quand les journalistes s’en mêlent car alors, c’est le peuple tout entier qu’on égare !

-Différents niveaux de pensée : gauche et droite, justice et politique … il y a des niveaux supérieurs de pensée et d’action que les niveaux inférieurs ont du mal à percevoir,

-La droite contaminée par la bien-pensance et le penser faux ! … qu’elle guérisse ses complexes et reprenne le commandement des mains inertes d’une gauche amollie par ses renoncements … et en finir avec les restes d’un gauchisme fossilisé !

 

Démocratie, médiocratie, mediacratie, bien-pensance et penser faux ... la société française dans la spirale de la déliquescence ! (17 Novembre 2014)

on .

… remonter sur les hauteurs pour en sortir ! les médiocres n’y seront pas !  

Ne nous étendons pas sur la démocratie. Elle reste évidemment « le moins mauvais des régimes » … à condition qu’elle sache garder un peu de substance aristocratique dans ses hommes et dans ses oeuvres comme les cités grecques d’autrefois, la république gaullienne ou le combat churchillien ! Elle sait alors être grande et pourrait prétendre devenir le modèle du monde nouveau dans le chaos de l’expansion des blocs qui s’ébauchent, des nations qui émergent et des peuples qui se répandent en cherchant leur voie dans le 21è siècle.

Hélas, notre démocratie vire à la médiocratie.

Depuis la Renaissance, le progrès technique s’est étendu de l’Europe au monde entier même si la protection sociale ne suit qu’avec retard. Les deux éléments conjugués ont enfanté l’homme nouveau après lequel ont successivement couru sans succès les idéologies technocratiques ou marxistes, ces idéologies qui ont conduit le monde aux désastres du 20è siècle, l’erreur fondamentale du communisme engendrant par réaction les folies mussolinienne et hitlérienne.  Le « petit-bourgeois » est donc né du progrès technique et de la protection sociale, convenablement enrichi et raisonnablement assuré contre les aléas de sa vie sur terre. Dans le sillage des réflexions de Nietzsche sur la nature humaine, Ernst Jünger, honnête homme allemand et européen du 20è siècle, penseur et guerrier à la fois, critique lucide mais optimiste quant à la capacité de l’Europe à se reconstruire après la guerre, décrit ainsi le processus de « médiocrisation » de l’homme qui allait devenir l’archétype de notre désespérante société de petit-bourgeois : « bien qu’il ne soit pas dépourvu de lieux communs spécieux, il sera dispos, intelligent, actif, méfiant, sans amour pour les belles choses, dénigreur par instinct des types et des idées nobles, attentif à ses avantages, épris de sécurité, docile aux propagandes, enflé de théories philanthropiques, mais tout aussi enclin à recourir à la contrainte pour peu que ses proches et ses voisins ne se plient pas à son système ». Le constat d’aujourd’hui vérifie la vision d’après-guerre.

Le médiocre règne donc. Il pense au niveau qui est le sien sans même imaginer qu’on puisse penser ou agir autrement qu’il le fait. Il en est ainsi des intellectuels qui n’ont pas toujours l’intelligence du monde même s’ils portent haut la prétention de le réformer ou de le changer. Des juges obsédés par la règle de droit qui ne comprennent pas qu’un homme politique puisse la violer en préférant la sacrifier à l’intérêt général ou à l’intérêt du pays qui sont indiscutablement d’un niveau supérieur à celui d’une règle de droit par nature contingente et historiquement éphémère. Des écologistes obsédés par la disparition de quelques insectes ou plus sérieusement par le réchauffement de la planète, qui voudraient « arrêter le progrès » ! Des réformateurs sociaux qui comme le disait Simone Weil, voguent à pleine voile dans le tourbillon de leurs fantasmes jusqu’à ce qu’ils se heurtent à l’écueil des réalités qu’ils refusent obstinément de voir. Des « philodoxes » de Platon qui intellectualisent les idées et les pratiques les plus banales pour mieux les faire avaler à la foule ébahie et les transforment en cette morale de troupeau que détestait Nietzsche. Des hommes politiques qui prennent l’habitude de décider en fonction du vent dominant pour ne pas déplaire à leur clientèle puisque leur ambition se limite à conquérir puis à conserver aussi longtemps que possible, le pauvre pouvoir que leur a confié le peuple abusé. Etc …, etc … La division du travail engendrée par le progrès et la complexification du monde fait que les « intellectuels » prétendent penser sans se colleter avec les réalités du monde et les « acteurs » agissent sans prendre le temps de penser. On a donc d’un côté le vide et de l’autre des foutaises ou des catastrophes, le contraire de ce que voulait Platon à savoir que les philosophes exercent le pouvoir dans la cité.

 

… et les médiocres achèvent de diluer leur insignifiance dans les media …

 

La médiocratie devient médiacratie quand les intellectuels voulant faire connaître leur « savoir » et les politiques voulant entraîner les « masses » dans leur sillage, commencent à donner la priorité à la « communication » plutôt qu’aux idées et à l’action. Qu’il s’agisse de propagande de « minorités agissantes » ou de vulgarisation de la « morale de troupeau », les journalistes et les media en sont l’instrument.

Le danger guette quand les journalistes au lieu de se limiter à leur rôle d’instrument du faire savoir, commencent à vouloir penser à la place des penseurs et agir à la place des acteurs ! Le fait qu’ils soient issus des mêmes milieux trop souvent, malheureusement, fortement germanopratinisés ou des mêmes écuries des grandes ou petites écoles de sciences politiques, sociales ou journalistiques ne les y autorise pas et jette la confusion dans l’esprit de ceux qui les écoutent, les voient ou les lisent. De l’information, on passe alors à la désinformation, à la déviance idéologique ou à la pure et simple propagande politique.

« Bisounours » un peu crétins, naïfs enflés de bons sentiments, justiciers auto-proclamés ou stupides guerriers de la transparence, ils se font les vulgarisateurs de la doxa bien-pensante du moment. Ils en ressassent les poncifs, se faisant ainsi les complices des politiciens qui cherchent à tromper le peuple en prêchant la facilité.

Ainsi de France Inter, phare de la bien-pensance gauchisante du secteur public de l’information avec Patrick Cohen (même veuf de sa complice Pascale Clark, il persiste dans sa logorrhée matinale !) qui aboie contre le ministre Cazeneuve, le « tueur » indigne des gentils casseurs du barrage de Sivens, comme l’aurait fait (avec probablement encore plus de hargne et de mauvaise foi !) son prédécesseur Nicolas Demorand qui, aussitôt viré du journal Libération, a été récupéré par France Inter, devenu l’hospice des vieux radoteurs anti-capitalistes post-soixante-huitards ou des jeunes humoristes bien-pensants sociétaux en mal d’antenne. C’était le 13 Novembre mais le 11, l’ancien juge Eric de Montgolfier se répandait sur les mêmes ondes en clamant qu’un Président ne devrait pas bénéficier de l’immunité pénale ! (visé : Nicolas Sarkozy bien sûr qui voulait remettre la justice sur ses rails en la dépolitisant à commencer par le déviant Syndicat de la Magistrature !) Non Monsieur ! le Président est en charge de l'intérêt supérieur de la nation et on ne peut autoriser un magistrat si honnête et sincère soit-il, à se mettre en travers de la marche du pays. Et le 15, France Inter démontre encore sa capacité  à pervertir les plus solides esprits quand Emmanuel Lechypre, invité, déclare que l'AME (aide médicale aux clandestins) ne coûte pas  si cher et que des universitaires anglais auraient montré que "l'immigration rapporte plus qu'elle ne coûte" ! Sans même vouloir discuter leurs bases et modalités de calcul, disons leur simplement que le problème n'est pas d'économie ni de coût, il est d'appel d'air, d'incitation à l'immigration par l'octroi d'aides sociales très généreuses et de délitement de la cohésion sociale et nationale qu'engendrent une immigration mal maîtrisée et une intégration déficiente ! On voit là comment le penser faux peut facilement dériver d'une bien-pensance qui contamine aisément jusqu'aux meilleurs esprits. Bien-pensance et penser faux sont l'essence-même de la gauche mais  on s'étonne toujours que la  droite puisse parfois y succomber ! ... en attendant, France Inter et le "service  public" audio-télévisuel poursuivent avec succès leur oeuvre de dé-construction intellectuelle qui touche souvent à la désinformation voire à  la pure et simple propagande politique !

On ne compte plus maintenant les journalistes justiciers. Ils sont aussi nombreux que les juges justiciers ! A l’ange blanc de Wikileaks, au blanc chevalier des écoutes de la NSA, au Zorro moustachu de Mediapart viennent de s’ajouter les deux magouilleurs élyséens du Monde qui, telles des barbouzes au service de leurs lubies ou de leur maître, viennent de faire un joli coup en mettant en porte à faux le Secrétaire Général de l’Elysée et l’ancien Premier Ministre François Fillon tout en s’approchant du « sommet de l’Etat », le Président Hollande lui-même ! Ces gens-là ne cherchent pas à faire triompher la « justice » ou la « transparence ». Ils n’ont qu’une idée en tête : « se faire connaître, mener une croisade, se payer un ministre ou mieux, un Président ou à défaut, un ancien Président »!

Inutile d’évoquer les émissions d’Arte, de Public Sénat, de France Inter ou France Culture ni celles qui se revendiquent de « l’esprit Canal », dont le contenu dès lors qu’on s’approche du domaine politique, n’est qu’une ode à la bien-pensance anti-capitaliste, anti-colonialiste, anti-raciste, anti-esclavagiste, anti-flics, immigrationniste, homophile, féministe, etc …. Seuls, le statut de « la femme » et le principe de laïcité permettent de s’échapper quelque peu du carcan de la préférence pour l’immigré, le métèque, le voyou, sa religion, ses coutumes, sa langue, impliquant son rejet de la culture française sans même évoquer cette obsession pour l’excuse de ses crimes, larcins ou "incivilités" (!), au nom de la culpabilité coloniale et de la responsabilité de notre société à son égard !

On a vu sur France 2, la façon dont Ruquier a lâché les chiens sur Eric Zemmour qui se bornait à constater que plus personne en France n’ose dire ce qui est et ce qui ne va pas, alimentant ainsi le flux des français déçus de la gauche ou exaspérés de la droite vers Front National. Ce ne sont pas les indignations toutes hesséliennes des jeunes Aymeric Caron ou Léa Salameh qui y feront barrage … et encore moins les élucubrations d’un vieux penseur comme Edgar Morin sur une possible « civilisation de l’humanité » ou sur le « Chemin de l’espérance » qu’il a tenté de dessiner avec son très médiatique complice Stéphane Hessel !

Il faut bien que nos jeunes journalistes se fassent connaître et que les plus vieux entretiennent leur notoriété même au prix de la déviation des faits et des mots, d’une désinformation outrageusement populacière voire de la dénonciation de scandales qui n’existent que dans leur tête  

En résumé, parmi les grands media, seuls Le Figaro et Valeurs actuelles persistent à refuser de parler le volapük de la bien-pensance politiquement et socialement correcte et à en appeler à une France des valeurs plutôt qu’à un indéfinissable « melting pot » des races, des langues, des coutumes et des cultures baignant dans une permissivité économique, sociale et sociétale où un relativisme imbécile voudrait que tout se vaille et rien n’ait d’importance !

 

… tandis que les « philodoxes » abusent le peuple avec les poncifs de la bien-pensance de masse, une morale de troupeau !

Nos intellectuels d’après-guerre en effet, normaliens ou pas mais toujours brillants universitaires, se sont tous trompés à deux ou trois exceptions près car ils n’avaient pas l’intelligence du monde même s’ils prétendaient le refaire en pliant la réalité à leurs idéologies folles, farfelues voire criminelles. Ils ont promptement profité de la « révolution » petite-bourgeoise de Mai 68 pour mâtiner leurs errements marxisants d’une forte dose de cet oxymorique mixture gauchisante faite de déterminisme social structuraliste et d’individualisme libertaire et se sont empressés de les recouvrir d’une couche épaisse de « droit-de-l’hommisme » tous azimuts et d’écologisme obtus ce qui leur a évité la honte d’avoir à reconnaître qu’ils s’étaient fourvoyés faute d’avoir compris quel était réellement le mouvement du monde (« la révolution est-elle bien nécessaire ? » ont-ils commencé à dire lorsqu’il se sont vus près d’entrer dans le mur !). Ils en sont maintenant à prôner des démarches qu’ils baptisent sans vergogne de « civilisation de l’individu » pour l’un, « civilisation de l’humanité » pour l’autre !

Ils étaient en fait, ce que notre cher Platon appelait des « philodoxes », ces sophistes, ces faux-penseurs qui allaient vers la facilité en se contentant de faire œuvre de vulgarisation de « l’opinion du troupeau » aussi volatile qu’éphémère, par opposition aux « philosophes », les vrais penseurs qui, eux , pouvaient prétendre à la mission sacrée de prendre en charge l’avenir à long terme de la Cité.

Ils ont ainsi accouché d’une « morale de troupeau », d’une bien-pensance de masse, sur les débris résultant de la déconstruction de nos valeurs traditionnelles, sans aucunement faire la démonstration de la validité de leurs obsessions modernisantes.

« A quoi ont-ils servi ? » demandait Roland Barthes, sinon à recycler les déchets d’une pensée trop courte dans un contexte social et humain mal appréhendé qui doit maintenant embrasser les problèmes de l’ensemble du monde et plus seulement ceux du cocon germanopratin ! Ils n’ont pas compris que leurs élucubrations allaient, bien au-delà du « troupeau » lui-même, émasculer nos décideurs politiques au point de conduire la France à l’enlisement culturel, sociologique, économique et social ?

C’est ainsi que dans le sillage de ces faux-penseurs, nos grands économistes et socio-penseurs internationaux réinventent la politique en parlant de « bonheur national brut », nos chefs d’Etat à commencer par François Hollande parlent de ré-enchantement, nos ONG et associations de bienfaisance croient pouvoir faire le bonheur des peuples à la place des peuples eux-mêmes ! Bref, on est dans le délire de l’irréalité !

La nouvelle gauche continue donc comme l’ancienne, à penser faux l’économique et le social mais sa bien-pensance est devenue « totalitaire » dans le sociétal. Elle est partout à contresens des réalités du monde. On le voit aujourd’hui avec le désastre économique et social du gouvernement de François Hollande et ses tentatives de se défausser sur le sociétal (immigration, problèmes de minorités, politique pénale, etc …), des initiatives d’ailleurs souvent avortées, qui mettent en péril la cohésion nationale tandis que le pays à commencer par son gouvernement, a depuis longtemps perdu toute crédibilité aux yeux du monde et d’abord de nos partenaires européens.

Les « penseurs modernes » de Terra Nova qui ont redéfini le spectre des clientèles de la nouvelle gauche de 2012, ne s’arrêtent pas à la problématique de l’immigration, ils font aussi des ravages dans le « genre », dans la justice, dans l’éducation, dans les finances publiques, dans l’économie, etc …

Sur l’immigration, ils n’en sont plus à vouloir « arrêter l’immigration » comme le voulait ce « vieux ringard » de Marchais, ils en sont à refuser l’idée même d’intégration des immigrés et pire encore celle des enfants d’immigrés alors qu’on en est à la troisième génération. Le communautarisme, la nouvelle « babel » des langues, des religions et des cultures, est pour eux l’avenir de l’humanité, la diversité dans l’indifférenciation, tous égaux dans le chaos ! Folie et blocage mental absolus ! Ils veulent avec la complicité des associations immigrationistes de la nouvelle gauche humaniste et social-libertaire, soutenir et consolider le mouvement d’immigration aux dépens de la cohésion sociale et des immigrés eux-mêmes de plus en plus mal accueillis dans des quartiers qui partent progressivement à la dérive… et le FN monte comme le voulait Mitterand pour contrer Chirac et comme le veut notre gauche social-libérale en espérant, en dépit de toute vraisemblance, que cela permettra au prochain candidat de gauche d’accéder au second tour en 2017 ! Politique suicidaire et préférence pour la politicaillerie contre l’intérêt national !

Bernard Cazeneuve, Ministre de l’Intérieur ( ! ), participe à cette folie en déclarant bêtement et probablement sans même comprendre, qu’il est « nauséeux de rappeler les racines chrétiennes de la France » » ! Najat V. Belkacem, Ministre de l’Education Nationale ( !) veut diffuser des cours d’arabe dans le but de « gommer les barrières linguistiques » et assène  que « La France est et doit rester un pays multiculturel dans l’intérêt et pour le bien de tous ses concitoyens » ! Dans la même veine, on pourrait citer l’impeccable raisonnement à contresens de Manuel Valls alors Ministre de l’Intérieur, qui voulait « faciliter l’intégration des immigrés en les naturalisant le plus tôt possible » plutôt que d’attendre qu’ils aient fait l’effort nécessaire et démontré leur appétence pour la France avant de leur octroyer la nationalité !

Ces quelques rappels nous montrent les ravages que peut produire la doxa bien-pensante sur les orientations politiques d’une gauche qui a perdu ses repères idéologiques primaires.

On croit rêver devant tant de candeur, d’obstination contre-productive dans les bons sentiments … (bêtise ? cynisme politique ?). En fait, ils ont peur de déplaire à leur clientèle électorale d’origine immigrée et n’ont pas le courage de reconnaître les erreurs, les excès de leurs complexes post-soixante-huitards et de leurs poncifs tiers-mondisants, anti-colonialistes et anti-racistes !!!

Côté « genre », Najat V. Belkacem est en première ligne dans sa toute fraîche fonction de Ministre de l’Education Nationale après avoir chanté des hymnes au féminisme et à l’homosexualité pendant son séjour à ce qu’on appelait autrefois la « Condition Féminine » et avoir à cette occasion poussé l’ex Commissaire politique à l’Education, Vincent Peillon, à la faute des ABCD de l’Egalité. Espérons qu’elle n’aura pas suffisamment de temps à ce Ministère pour corrompre la jeunesse ! Il serait dommage de faire boire la ciguë à une si charmante mais très vipérine jeune femme !

Côté justice et application de la loi, depuis le scandale du fameux « mur des cons » du Syndicat de la Magistrature, le soupçon s’est installé d’une justice idéologisée sinon politisée allant à contresens des réalités de la délinquance et entrant en conflit avec l’institution policière chargée du maintien de l’ordre public et de la sécurité des citoyens. Mme Taubira dont on peut par ailleurs s’étonner qu’elle soit Ministre de la République (et Garde des Sceaux !) malgré son passé et ses complicités indépendantistes, reste ferme dans sa volonté obtuse de dé-construire la société française … son vaudou semble avoir si fort illuminé ce gouvernement qu’il en est aveuglé !

Côté éducation, après les « commissaires politiques » Peillon et Hamon, il serait bien fou de compter sur Najat V. Belkacem, auto-promue ayatollah du genre et du multiculturalisme, pour rétablir la discipline dans les écoles et faire mentir l’auteur de « la fabrique des crétins » !

Côté finances publiques, notre bon Président Hollande lui-même a décrété qu’on n’irait pas plus loin que le simple gel d’indice dans la fonction publique et la toujours Ministre de la Réforme de l’Etat, Marylise Lebranchu, se garde bien de toucher à quelque avantage acquis que ce soit afin de ne pas mécontenter la principale clientèle électorale du PS ! Or, ce n’est pas la fonction publique seule qu’il faut recadrer, flexibiliser et dynamiser mais bien tout le secteur public et para-public qu’il faut restructurer si l’on veut donner un peu d’air aux entreprises qui créent l’emploi comme vient de le rappeler très doctement le Premier Ministre avec la foi inébranlable ( ?) du nouveau converti !!

Côté économie, les professions de foi malheureusement, ne suffisent pas même avec le renfort du très social-libéral Emmanuel Macron si contesté par la « vraie gauche ». Nos partenaires européens mais aussi les tigres de papier, les méchantes agences de notation ainsi que les abominables « marchés » attendent les actes … et le CICE rebaptisé pompeusement « Pacte de responsabilité » (un parmi les nombreux « pactes » non tenus) est toujours dans les limbes alors qu’on en parle depuis deux ans ! C’est maintenant qu’il faut aider les entreprises et l’emploi, il fallait même le faire dès 2012 … et pas en 2016 ou2017 !

... inutile de rappeler  aujourd'hui les facéties en la matière d'un Arnaud Montebourg qui, devenu conscient (vraiment ??) de son insuffisance en matière de gestion d'entreprise, a décidé de retourner à l'école ou d'une Cécile Duflot qui par pure idéologie "anti-riches", a puissamment contribué à déconfire le secteur de l'investissement immobilier et de la construction ! Ils ne  sont pas les seuls, il faudrait ajouter à la liste pratiquement tous les ministres des gouvernements Ayrault  et Valls car si la plupart ont dit et fait des bêtises, les autres n'ont rien dit ni fait pour les en empêcher à commencer par François Hollande ! Quant au PS et aux députés de la "majorité", ils étaient bien au-delà de la simple bêtise, ils étaient dans l'inconscience la plus totale. Dieu leur pardonne !

Ils pensent faux dans l’économique et le social mais ils pensent « bien » dans le sociétal … ils sont partout à contresens et ceux, rares, qui en ont un peu conscience n’arrivent pas à se débarrasser des réflexes de leur passé socialiste ! Bref, ils « se plantent » partout et cela, le peuple français ne peut pas leur pardonner !

 

« bisounours » naïfs, politiciens madrés ou braves "guerriers" de la bien-pensance, ils pensent faux et agissent à l’envers des réalités de ce monde !

Cette bien-pensance de masse, cette « morale de troupeau » » que nous ont léguée nos faux-penseurs, ne parvient pas à sortir des contradictions de ses éléments constitutifs. Comment s’élever en effet quand on veut faire cohabiter dans un même cerveau ou une même politique, le déterminisme social structuraliste, l’individualisme libertaire, les lubies de droits de l’homme sans limite et les impératifs d’un écologisme exacerbé qui prétend sauver l’humanité ?

En voulant forcer cette impossible synthèse, l’esprit de nos faux-penseurs ne peut qu’être gouverné par l’apparence … ils sont toujours dans la caverne !

Niant obstinément la réalité des hommes et des choses, ébauchant leurs théories sur ce qu’ils rêvent et non sur ce qui est, ils se trouvent dans l’impossibilité de penser juste et d’agir sur le réel au gré des circonstances …. Il n’y a plus d’acteurs, il ne reste que des pantins qui s’agitent dans le chaos qu’ils ont eux-mêmes créé !

Dès lors, ils pensent et agissent à contresens, la France s’enlise, la déliquescence s’étend et sur ce terreau prospèrent des mécontentements et des pulsions qui conduisent l’électeur au Front National ou au Front de Gauche ….

A l’origine, il y a l’échec du gouvernement Hollande. Il s’est avéré incapable de remettre l’économie française sur ses rails, de relancer l’investissement, l’emploi et la consommation. Cela impliquerait en effet, de réduire le poids du secteur public qui étouffe les entreprises qui produisent et le contribuable qui consomme car il n’est jamais rassasié de cotisations sociales et d’impôts divers … or réformer le secteur public, c’est indisposer la clientèle première du Parti Socialiste … et c’est aller contre l’histoire et la philosophie mêmes dudit Parti !

Le gouvernement en conséquence, racle les fonds de tiroir budgétaires et mécontente les français, il parle des réformes mais ne les fait pas ! Son seul recours est d’amuser le peuple avec quelques lubies sociétales comme le « mariage pour tous », d’essayer de tromper sa propre clientèle en continuant à faire un peu de gauchisme, par exemple en soutenant au lieu de les cadrer, les associations anti-racistes, pro-minorités diverses, immigratonnistes, écolo-altermondialistes, etc … au risque de faire exploser le peu de cohésion qui reste au tissu social !

Bref, la gauche est prise au piège, le gouvernement bloque, recule devant l'obstacle et perd toute crédibilité. Les français ne l’écoutent plus, la gauche se désespère de le voir tenir un discours « libéral » alors qu’elle devrait se lamenter de le voir incapable de le traduire en actes ! … et le reste du monde attend encore patiemment que la France fasse ce qu’elle doit pour se redresser ! Combien de temps attendra-t-il ? Le monde avance et la France ne peut rester immobile si elle veut continuer d’exister !

La déliquescence qui nous frappe aujourd’hui est le résultat logique d’un laxisme politique trentenaire qui a culminé avec la crise des années 2009-2012. Hélas, en 2012, le peuple qui rechignait à l’effort qu’on lui demandait, a commis la lâcheté et l’erreur de se laisser tromper par les promesses et l’air bonhomme d’un mauvais prétendant. Il était évident que François Hollande n’avait pas le caractère ni l’envergure de mener à bien l’œuvre de redressement, à savoir remettre la France en état de faire face aux défis du monde nouveau et de reprendre son rôle séculaire de puissance-pivot pour la construction d’une Europe qui soit capable de devenir la puissance mondiale de référence du 21è siècle.

 

« L’action, ce sont des hommes au milieu des circonstances ! »

Une évidence que De Gaulle avait cru bon de rappeler dans les années 30 au moment où la France était entrée dans une période de déliquescence nationale, économique et sociale aussi risquée que celle d’aujourd’hui ! Dans la médiocrité du personnel politique d’alors, aucun n’avait les capacités de prendre les rênes du pays au niveau qui convenait et la France allait patauger jusqu’à la catastrophe de Juin 40 !

Aujourd’hui, la France ne peut plus attendre. Les circonstances sont là, les contraintes fortes, les décisions urgentes et l’exécution difficile, mais où sont les hommes ?

La gauche ne sait pas si elle est social-démocrate ou social-libérale comme le revendiquent certains (des mots que ne confirment pas les actes), socialiste molle comme elle l’a montré depuis le revirement mitterandien des années 83-84, socialiste archaïque avec ses résurgences de lutte des classes ou de justicialisme social (35 heures, réflexe de la dépense publique, assistanat, imposition des « riches »), ou simplement gauchiste avec le piment sous-jacent de la « révolution » . Elle s’est elle-même exclue du jeu par ses contradictions, son incapacité à décider les réformes dont le pays a besoin pour relancer son économie et par l’exaspération populaire que suscite son approche suicidaire, bisounours et machiavélienne à la fois, des problèmes de société et d’abord des troubles créés par une immigration non contrôlée, une intégration déficiente et une négligence coupable pour la sécurité des biens et des personnes.

Le Front National s’envole en raison de l’exaspération née de l’incurie de la gauche et des hésitations de la droite après sa défaite électorale de 2012 mais le peuple sent bien que s’il peut y trouver un semblant de réponse à ses interrogations sur l’immigration et la sécurité, le FN n’a aucune crédibilité en matière économique ni de politique européenne ou internationale.

A la droite donc de reprendre les rênes avec un programme et un chef ! Le cap sinon le programme détaillé est maintenant clairement défini quant aux réformes à mener : réforme en profondeur de l’ensemble du secteur public administratif, économique et social, permettant d’alléger son poids en cotisations et impôts divers qui pénalisent les entreprises et les travailleurs en tant que consommateurs, épargnants et investisseurs ; réformes structurelles concernant le travail, l’emploi, la formation et l’éducation en général ; cadrage sévère du processus immigration-intégration et nationalisation éventuelle; définition d’une politique globale de réinsertion économique, sociale et éducative des « quartiers » dans la communauté nationale y compris une politique pénale de nature à dissuader les voyous potentiels et à neutraliser les « irrécupérables » plutôt qu’à les excuser ; enfin, apaisement des obsessions très bien-pensantes et boboïsantes de modernisation sociétale visant à élargir indéfiniment les « droits à … » en définissant précisément les devoirs de contrepartie, etc …

Les hommes sont là ! Qu’il s’agisse de Nicolas Sarkozy, de François Fillon ou d’Alain Juppé, ils sont prêts avec quelques nuances dans l’approche, à dérouler ce programme.

 

… et à la stupide question que pose la gauche mais encore plus bêtement quelques lourdauds de la droite et du centre : « pourquoi ne l’avez-vous pas fait avant ? », ils répondent :

  1. que de Mitterand à Chirac, on pouvait encore se permettre quelques bêtises et un certain laisser-aller voire une certaine lâcheté, face aux défis d’un monde qui changeait mais qu’il devient suicidaire aujourd’hui de ne rien faire,
  2. que Nicolas Sarkozy, de 2008 à 2012, a du consacrer l’essentiel de son temps et de son énergie à surmonter la crise avec Angela Merkel en signant avec elle le Traité de Stabilité, Coordination et Gouvernance bientôt appuyé par le Président de la Banque Centrale … et qu’ils y sont parvenus évitant ainsi l’éclatement de l’Europe et la dégénérescence de la crise en une catastrophe majeure !
  3. que le tandem Nicolas Sarkozy- François Fillon avait dès 2010-2011, une première depuis De Gaulle, réussi à ébranler sérieusement le jusqu’auboutisme suicidaire des syndicats et le dogme de l’intouchabilité des droits acquis en reculant à 62 ans, l’âge de départ à la retraite puis initié quelques réformes de fond pour la compétitivité des entreprises (transfert de charges sociales sur la TVA, flexibilisation temps de travail et sécurisation emploi, réduction du secteur public par non-remplacement d’une partie des départs en retraite et révision générale des politiques publiques, etc …), toutes mesures que le gouvernement Hollande s’est empressé d’annuler aussitôt arrivé au pouvoir par obnubilation anti-sarkozyste et par déni de la réalité du mal dont souffrait le pays !

Devant l’incurie du pouvoir socialiste et son incapacité persistante à prendre les quelques décisions d’importance qui permettraient de redresser l’économie du pays d’une part, de consolider sa cohésion sociale et nationale au lieu de la laisser se déliter d’autre part, il ne reste qu’à souhaiter que ledit pouvoir abandonne au plus vite les palais de la République où il se complaît et laisse la place à ceux qui savent ce qu’ils doivent faire et où ils veulent aller pour replacer la France à la tête de l’Europe et celle-ci dans la course des puissances du 21è siècle.