Le peuple égaré par ses intellectuels et ses faiseurs d'opinion

Résumé

Le petit-bourgeois abusé par ses faux-penseurs et ses faiseurs d’opinion … ils l’ont « shooté » à la bien-pensance de masse !

Ils lui ont inculqué ce que Nietzsche appelait déjà une « morale de troupeau » dans laquelle un égotisme libertaire exacerbé ne parvient pas masquer la conformité de pensée, la médiocrité des comportements, la superficialité des lubies passagères, la peur du risque, la jalousie de la réussite et l’inaptitude aux grandes choses. Il a fait d’une honnête fonction publique bien sécurisée, l’« horizon indépassable » de son avenir et de celui de ses enfants ! Ses penseurs l’ont anesthésié en lui faisant avaler cette bouillie intellectuelle qu’ils ont concoctée à partir d’un fonds de sauce de bons sentiments très chrétiens pimenté des poncifs marxisants qu’ils n’avaient cessé de radoter jusqu’à ce que leur erreur leur éclate à la figure et que, tel une harde affolée, ils refluent vers la nouvelle religion des droits de l’homme et de l’écologisme sans même avoir pris la mesure des bouleversements du monde actuel.

Comme l’affirmait Roland Barthes, « ils n’ont servi à rien sauf à recycler les déchets de leurs constructions ou mondanités intellectuelles » de Sartre à Sollers ou B.H. Lévy en passant par Althusser ou Foucault (« la révolution est-elle bien nécessaire ? ») et ces brillants universitaires structuralistes ou (dé-)constructivistes de la rue d’Ulm et de nos Ecoles de Sciences Sociales, si prolixes en « bourdieuseries » diverses ! Ils ont néanmoins réussi à entraîner dans leur erreur et leur insignifiance nos grandes figures de l’humanitarisme moderne et du commentaire médiatique consensualisé ainsi que des générations de jeunes gens à qui ils ont appris à penser faux en les égarant dans le confortable totalitarisme de notre bien-pensance de masse !

 

Sommaire

-La civilisation européenne a bouleversé l’ordre du monde … le progrès de l’homme doit être repensé dans un espace désormais clos qui cherche un nouvel équilibre

-L’après-guerre a fini par accoucher d’un « peuple de petit-bourgeois convenablement repus et largement protégés mais insatisfaits et insatiables »

-Dans notre démocratie sociale en froid avec l’idée de grandeur, les acteurs politiques et sociaux flattent plus la gloutonnerie, le conservatisme et l’aversion au risque de leur « clientèle » qu’ils ne lui prêchent la nécessité de l’effort

-Nos intellectuels n’ont pas nécessairement l’intelligence du monde … du penser-faux à la bien-pensance de masse, ils ont de façon très légère, conduit et cautionné le processus de déliquescence de cette société de petit-bourgeois égotistes et peureux …

-Le retour sur terre va être rude … laissons-les à leur « morale de troupeau » et remontons sur les hauteurs pour faire face aux défis du monde nouveau

-Que se trompent les penseurs, économistes, sociologues, philosophes, hommes de bien ou mondains … « Errare humanum est » ! Mais c’est le diable quand les journalistes s’en mêlent car alors, c’est le peuple tout entier qu’on égare !

-Différents niveaux de pensée : gauche et droite, justice et politique … il y a des niveaux supérieurs de pensée et d’action que les niveaux inférieurs ont du mal à percevoir,

-La droite contaminée par la bien-pensance et le penser faux ! … qu’elle guérisse ses complexes et reprenne le commandement des mains inertes d’une gauche amollie par ses renoncements … et en finir avec les restes d’un gauchisme fossilisé !

 

Sarkozy, allez ! Juppé, allons, allons, allons ... (20 Février 2015)

on .

Debout la droite … et que votre droite soit forte … vite !

Cher Alain Juppé, vous souvenez-vous ? Déjà, dans les années 80-90, nous pensions qu’il fallait agir au fond sur la problématique « immigration » pour barrer la route au FN, que le parti était trop bien-pensant (Michel Noir ne voulait pas « perdre son âme », Bernard Stasi et les centristes d’alors soutenaient que « l’immigration était une chance pour la France », etc …). On trouvait Jacques Chirac beaucoup trop laxiste à cet égard, surtout après le coup raté des « odeurs » ! Vous-même ne vouliez pas du « front républicain » ni voter pour le PS, …. Vous seriez-vous laissé contaminer comme beaucoup à l’UMP, en particulier ceux qui viennent de l’UDF ou du centre ou ceux de l’Alternative UDI-Modem, par cette bien-pensance sociale et sociétale, cette « morale de troupeau » disait Nietzsche, que la gauche, ou plutôt le « nouveau socialisme » de Terra Nova, la social-démocratie hollandesque, cultive aujourd’hui en lieu et place de la lutte des classes ?

Or le chemin n’est pas très long de la bien-pensance au penser faux comme l’ont montré nos intellectuels d’après-guerre et nos modernes « penseurs complexes » lorsque, pour échapper à l’erreur marxiste, ils ont cherché à en faire une improbable synthèse avec les bons sentiments chrétiens et le très actuel « écolo-droit de l’hommisme », bouillie intellectuelle qui nous a conduit tout bonnement à la simple pusillanimité politique comme mode d’action exclusif.

Vous voulez rassembler au centre. Fort bien mais ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi l’UMP qui a précisément été conçue pour cela, a échoué à « faire barrage » comme vous dites, au Front National ?

Bloquer l’essor du Front National et mieux encore le « réduire » n’exige pas seulement de « rassembler au centre » mais bien de « mettre en œuvre une politique de droite » avec ou sans le centre !

Ce n’est bien sûr, pas le centre qui vous y poussera. Comme l’ancienne UDF, il ne prétend pas être un foudre de guerre … mais il vous suivra si le peuple vous suit !

 

 

Oui, cher Nicolas Sarkozy, à vous de prendre les risques car il ne s’agit pas de plaire au centre ou à la gauche pour être élu mais surtout d’arrêter l’hémorragie qui va au FN et pour cela, répondre aux besoins, aspirations et inquiétudes du peuple. La France alors, reprendra confiance et du même coup, se rétablira dans son rôle séculaire de puissance-pivot en Europe.

Les « exaspérés » sont dorénavant majoritaires dans le pays, exaspérés par une gauche qui pense et agit à contresens, exaspérés par une droite qui se divise au lieu de s’unir pour empêcher la déliquescence accélérée des valeurs et des forces de la nation française.

A ces « exaspérés » de droite et de gauche, si la droite n’a rien à proposer qu’une politique socialo-centriste, la gauche molle gagnera en 2017 et le Front National continuera de monter jusqu’à l’emporter au coup suivant !!

Une droite forte, c’est :

… une politique sociétale qui cesse de mettre en avant de fausses valeurs pour éviter de traiter les vrais problèmes et en priorité, ceux de la cohésion sociale, sociétale et nationale créés par les excès de l’immigration, d’où l’urgence et la nécessité d’un cadrage global du processus immigration-intégration-éducation et formation-sécurité et politique pénale-assimilation et naturalisation. L’objectif est d’éviter que les flux quantitatifs et qualitatifs (en particulier, les adeptes des diverses religions et d’abord de l’Islam qui seraient sensibles à des interprétations de la foi, des règles ou des pratiques desdites religions éventuellement incompatibles avec les principes démocratiques et les pratiques républicaines) ne créent un tohu-bohu tel qu’il empêcherait ceux des immigrés et de leurs enfants qui veulent s’intégrer voire s’assimiler et devenir français, d’émerger dans la société française et d’y trouver leur juste place,

… une politique sociale fondée sur l’initiative et la responsabilité individuelles à l’opposé des « bisounourseries » assistantialistes octroyées au nom d’un égalitarisme aussi « bourdieusien » qu’artificiel, qui démotivent les individus, une solidarité forte et généralisée mais responsable et fondée sur les devoirs autant que sur les droits dans tous les domaines de la protection sociale aussi bien que dans ceux du travail, de la justice et enfin, de l’éducation nationale,

… une politique de redressement économique fondée sur la réorganisation de l’ensemble du secteur public par la révision au fond de leurs missions, fonctions, procédures et moyens, un secteur public dont l’inefficacité grandissante, la lourdeur et les coûts pèsent sur ceux qui le payent par l’impôt ou par la dette à savoir les entreprises qui n’investissent plus et les individus qui ne consomment plus et n’épargnent plus. Ni les fonctions régaliennes ni la solidarité sociale ni les fonctions territoriales n’ont besoin de plus de moyens, elles doivent être revues … tous les rapports de la Cour des Comptes le confirment et cherchent à fixer le cap du Non-Président Hollande qui se refuse à le voir, l’entendre et le comprendre !

Quand la droite aura fait ce travail de réflexion et programmation, alors et alors seulement, elle redeviendra crédible aux yeux du peuple !

… à l’inverse d’une gauche qui se refuse à agir parce qu’elle a peur de mécontenter ses diverses clientèles et, bloquée par ses propres contradictions, « donne du temps au temps » en pensant que le moindre mal sera que le Front National continue de croître pour mettre la « droite » hors du coup !

… et aux yeux de ceux qui voient dans le FN une possible réponse aux problèmes de cohésion sociale et d’identité nationale mais qui sentent bien que, au-delà de cela, le FN n’a pas les bonnes réponses pour tout ce qui concerne l’économie et donc l’emploi mais aussi l’Europe et donc le rôle futur de la France dans le monde … cela fait beaucoup de points susceptibles de les ramener à nous !

La droite n’aurait jamais du laisser ces thèmes de cohésion sociale et d’identité nationale au front National … le FN est monté et la gauche est arrivée au pouvoir car sa démagogie a pu faire illusion sur des électeurs délaissés par une droite insuffisamment sûre d’elle-même !

 

 

De grâce, cher Alain Juppé, ne continuons pas l’erreur par omission de la période chiraquienne à propos de « l’immigration » ni celle d’une UMP qui soit forcée de traîner un boulet, qu’il s’agisse de l’UDF ou du centre !

La droite est sur la voie. Elle peut facilement s’unir sur l’essentiel si l’on entend bien ce que disent Messieurs Sarkozy, Juppé, Fillon … mais il faut à la France, une droite forte avec une politique forte dans tous les domaines précités. Or sur ce point, Alain Juppé (et derrière lui quelques « espoirs » masculins ou féminins trop impatients !) nous fait douter de sa solidité conceptuelle et de son abnégation politique (éventuellement nécessaire pour gagner) avec son inexplicable « aficion » au centre et son penchant « humanitariste » pour ne pas dire «différentialiste » en matière d’immigration ! (inexplicable ou simple calcul électoral ? … calcul lui aussi inexplicable et très périlleux pour l’avenir de la droite et donc celui du pays !)

Nicolas Sarkozy vient par exemple, de déclarer au conseil National de l’UMP le 7 Février : « Nous allons prendre la question de l’islam et de la République avant toutes les autres ! ». C’est en effet, l’urgence la plus forte … mais Alain Juppé fait encore entendre une musique disons « dissidente » en rejetant, en compagnie de F.Baroin, l’idée « d’assimilation » car disent-ils « assimiler, c’est vouloir effacer les origines … et il faut respecter les différences » ! Des différences certes mais jusqu’à quel point ? Ils ne précisent pas mais ils ouvrent ainsi la voie au communautarisme. Ne se rendent-ils pas compte que c’est là le langage de la bien-pensance de gauche qui veut « laisser faire » c'est-à-dire laisser pourrir la situation quitte à exacerber les pulsions communautaristes avec les réactions xénophobes qui s’ensuivent nécessairement ? De la même manière que vouloir voter PS comme l’ont clamé en chœur Alain Juppé et Nathalie Kosciusko-Morizet, n’est pas combattre le FN mais au contraire lui amener quelques électeurs de plus, exaspérés par le côté suicidaire de cette droite qui est censée les représenter. N’auraient-ils pas pu s’abstenir de dire des bêtises nuisibles à notre cause commune ?

Votre voix discordante, cher Alain Juppé, ne fait qu’encourager quelques-un(e)s de nos jeunes responsables sur le chemin de l’indiscipline intellectuelle et du désordre politique qui attentent gravement à la crédibilité de notre parti pour reprendre les rênes du pays et à sa capacité de conduire les politiques de redressement nécessaires car vous savez bien que ni le PS ni le FN n’en sont capables ! Alors ? Pourquoi n’aideriez-vous pas au « rassemblement » au lieu de jouer la dispersion ? Vous savez bien qu’il est de tradition chez les gaullistes, de chasser en meute ! Alors ?

Le rassemblement des électeurs doit se faire à droite sans distinction de race, de sexe ni d’origine politique … ou plus précisément, au risque de choquer nos bien-pensants, il s’agira de rassembler les électeurs du Centre et pourquoi pas les « socialistes-libéraux » jusqu’à ceux qui auraient voté Front National !

…mais il faut être conscient qu’on ne pourra convaincre le peuple de nous suivre que sur la base d’une politique forte menée par une droite forte ! … si le peuple suit, le centre viendra à la droite mais s’il ne suit pas, c’est la gauche qui gagnera ! Alors, la France chutera, l’Europe se disloquera et la civilisation européenne disparaîtra en tant que référence mondiale. Est-ce bien ce que vous voulez ?