Fausses valeurs et vrais problèmes

Résumé

Le peuple a des valeurs que la « bien-pensance » dédaigne et des problèmes où le « penser faux » de ses élites le mène au désastre !

Suite à sa très « modeuse » indignation sur les misères du monde, Stéphane Hessel, conscient qu’il ne suffisait pas de crier ses bons sentiments, a embrigadé Edgar Morin dans l’écriture d’un petit ouvrage rapide qu’ils ont baptisé « Le chemin de l’espérance ». Le chemin est sinueux et la pensée la plus simple y devient naturellement « complexe ». Ils y décrivent les perspectives d’une fort sympathique « civilisation de l’humanité » comme les socio-économistes « onusiens » veulent prendre la mesure du « bonheur national brut » ou d’autres mener plus modestement une « politique de l’individu » ou du « mieux vivre » !

 C’est magique, c’est beau, c’est généreux mais comme le rappelle Simone Weil, passant de la théorie à l’action, les penseurs doivent revenir sur terre sous peine de se heurter à l’écueil !

 Non, il n’est pas indigne pour l’homme d’action d’agir en fonction des circonstances ni interdit aux « intellectuels » d’avoir l’intelligence du monde. Ils éviteront ainsi de se laisser aller à des constructions de l’esprit et projets, inutiles ou comiques lorsqu’ils s’avèrent simplement farfelus mais aux conséquences dramatiques lorsqu’ils en arrivent à broyer l’humanité dans l’engrenage d’une idéologie fausse.

 Une société se construit avec les siècles mais elle s’effondre d’un souffle si, prise dans les tourbillons de l’évolution du monde, elle néglige de préserver sa cohésion interne et perd sa capacité de résister aux agressions externes qui la mettraient en péril. Au-delà des mots qu’on érige trop facilement en grands principes, il est des mesures de salut public que l’homme d’état doit prendre lorsque la situation le commande, même contre l’avis et les criailleries des clercs et des bien-pensants.

Sommaire

-Maîtriser la nature et le flux de l’immigration n’est pas immoral ni indigne mais nécessaire et juste pour mieux aider les immigrés qui en feront l’effort, à s’intégrer à la société européenne qui les accueille.

-On ne met pas l’islam en cause quand on demande que chacun respecte la loi et les coutumes de notre pays … cela s’applique à tous, y compris naturellement aux musulmans français ou étrangers !

-Punir un délinquant n’est pas non plus une « indignité » quelles que soient les « excuses » qu’on puisse lui trouver … on ne devient pas nécessairement un voyou du seul fait qu’on soit « jeune », pauvre, immigré ou chômeur !

-L’école et l’éducation vont à vau l’eau, ils sont les outils premiers du progrès économique et social, de la cohésion nationale et de l’intégration des populations immigrées … encore faudrait-il que les parents éduquent et que les enseignants enseignent !

-Au delà de l’Education Nationale, l’ineffectivité du secteur public dans son ensemble n’est pas un problème de moyens mais de définition des missions et d’efficacité dans l’utilisation de ces moyens …. l’allergie à la réforme, le conservatisme syndical et la gauche à contre-sens !

-Le sociétal contre le socialquand l’accessoire noie l’essentiel ! Cyniques, ils tentent d’amuser le peuple ! Incompétents, ils papillonnent au lieu d’aller au but !

-Bien-pensance et penser faux … « verts-bobos » et « verts-fachos », l’écologisme contre l’écologie

- Des riches et des pauvres,l’inégalité est dans la nature des choses hélas ! nos sociétés modernes ont engendré le « petit-bourgeois normalisé » chez qui triomphe l’égalitarisme des médiocres !

Juppé ... allons ! Wauquiez … allez ! (24 Juin 2014)

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Le peuple n’ira pas au centre … c’est à droite qu’il faut agir !  Une « droite forte » ou le FN ?

Cher Alain Juppé, où en êtes-vous après vos déclarations sur l’UMP qu’il faudrait «  reconstruire au centre » ou qui « n’a pas vocation à être à la droite du centre » (ou à la droite de la droite si vous concevez cette dernière comme devant devenir le centre !) ? On est un peu perdu dans toutes ces subtilités !

Êtes-vous toujours sur vos convictions d’origine d’une France forte et fière d’être elle-même ou auriez-vous évolué vers l’utopie du « deux français sur trois » des années 70 à l’époque où l’on pouvait, en rêvant un peu, imaginer un « large bloc central » regroupant tous ceux que le progrès des « 30 glorieuses » avait élevé au rang d’une honorable société de petits-bourgeois convenablement enrichis et socialement bien protégés ?

Le monde a changé, de nouvelles puissances ont émergé. Des peuples miséreux envient notre confort et cherchent à en profiter en s’installant de plus en plus nombreux dans cette France qui se veut plus généreuse avec la misère du monde que son laisser-aller social et son laxisme politique ne le permettent.

Vous seriez-vous laissé contaminer comme beaucoup à l’UMP, en particulier ceux qui viennent de l’UDF ou du centre sans même évoquer ceux de l’Alternative UDI-Modem, par cette bien-pensance sociale et sociétale que la gauche, ou plutôt le « nouveau socialisme » de Terra Nova, celui de la nébuleuse hollandesque, cultive aujourd’hui en lieu et place de la lutte des classes ? Or le chemin n’est pas très long de la bien-pensance au penser faux comme l’ont montré nos intellectuels d’après-guerre et nos plus modernes « penseurs complexes » lorsque, pour échapper à l’erreur marxiste, ils ont cherché à en faire une improbable synthèse avec les bons sentiments chrétiens et le très actuel écolo-droit de l’hommisme qui nous a conduit tout bonnement à la simple pusillanimité politique comme mode d’action exclusif.

Dans le contexte de bouleversement du monde nouveau qui s’ébauche, la gauche française, même devenue sociale-démocrate ( ?), persévère à contresens des réalités économiques et sociales et n’hésite pas à se fourvoyer en abandonnant le peuple français au profit de ses nouvelles clientèles bobo ou immigrées.

Et que fait la droite, « cette droite que vous voulez au centre » ? Elle laisse le peuple aller au Front National au lieu de le reprendre en lui proposant une politique forte pour lui insuffler le courage d’affronter les défis du monde nouveau . Souvenez-vous des pudibonderies d’un Michel Noir et de quelques autres « centristes » (« on risque de perdre notre âme » disaient-ils !) lorsque certains au RPR et au Club 89 suggéraient à Jacques Chirac d’agir fermement pour régler les problèmes d’immigration, intégration, sécurité, politique judiciaire, éducation, reprise en mains des quartiers « sensibles » ?

Le peuple, Monsieur, ne fait pas confiance au centre pour régler ce type de problèmes et comme la gauche des faux-penseurs et des mauvais acteurs n’est plus crédible à ses yeux, il ira au Front National ! Voulez-vous alors l’y laisser aller de la même manière que le RPR avait raté le coche dans les années 90 tout en récoltant à cette occasion le désagréable qualificatif de « droite molle » ?

Si vous voulez que le peuple vienne à l’UMP, abandonnez les pruderies bien-pensantes et préparez-vous à agir sans laisser trop de place aux coquetteries politiciennes et aux bons sentiments hors de saison. Ce n’est pas en effet, du côté des « humanistes » de l’UMP et de notre cher J.P. Raffarin, que le peuple se tournera ni vers cet improbable nouveau couple Jégo-Jouannomême adoubé par notre ineffable J.L. Borloo ( j’allais oublier de citer François Bayrou dans cet aréopage de personnalités très recommandables … mais sans doute pas suffisamment sûres dans les périodes de gros temps !).

Allons, cher Alain Juppé, il faudra tout simplement que la droite accepte enfin d’être la droite et agisse décidément à droite !

« L’action, ce sont des hommes au milieu des circonstances » disait le Général de Gaulle : les circonstances sont plus que jamais là, on attend les hommes !

 

Cher Laurent Wauquiez, avec Henri Guaino, vous avez troublé « l’eurobéatitude générale » lors des élections européennes en affirmant qu’il était urgent de reprendre la construction de l’Europe sur une base plus solide en matière de légitimité populaire ou étatique…. Bref, que ce n’était pas à Bruxelles ni à Strasbourg que l’Europe se construirait mais à Paris et Berlin et avec ceux des Etats-Membres qui seraient disposés à les accompagner en fonction des objectifs et des moyens des uns et des autres ! Voir sur http://bienpensance-penserfaux.eu ou http://facebook.com/eurocooperation les articles sur le sujet « L’Europe, c’est la France et l’Allemagne … » tel que De Gaulle en avait déjà défini la problématique dans les années 60.

Je vous sais gré d’avoir rappelé cette évidence que seuls des Etats et des nations peuvent s’engager sur des abandons de souveraineté ou des actions communes qui dépassent la délégation de pouvoir limitée qui a été consentie à la Commission, au Parlement ou à la Cour de Justice pour la simple gestion de « l’acquis communautaire » couvert par l’Union Européenne.

Pour illustrer le propos, rappelons que l’harmonisation, la coordination et l’intégration des politiques et des décisions gouvernementales des pays européens pour surmonter la crise, ont fait plus de progrès pendant les 4 ans du « directoire » Sarkozy-Merkel aboutissant au TSCG de Mars 2012, que pendant les cinquante ans de « consensualisme » bruxellois ! Pendant cette période, la Commission et le Parlement étaient dépassés. Ils sont restés muets alors que depuis la désastreuse prise de fonctions de François Hollande et en raison de son incapacité à poursuivre les réformes, ils ont repris de la voix et ne cessent de rabrouer la France. Une honte mais cela situe bien le niveau de compétence réelle des institutions européennes actuelles (et bien entendu le niveau de déliquescence de la politique hollandesque) !

L’objectif est évidemment d’aller beaucoup plus loin et de faire de cette Europe nouvelle, une entité capable de décider et d’agir par elle-même en Europe et dans le monde,une entité qui puisse en conséquence devenir la puissance mondiale de référence du 21è siècle face aux nouveaux pôle de puissance et aux défis économiques, militaires et culturels du monde nouveau.

Vous avez eu le front de rappeler cela alors que les grands anciens et les nouveaux prétendants de l’UMP et de ses alliés UDI-Modem ânonnaient bêtement le credo bruxellois de « l’eurobéatitude ». Or chacun sait que la pièce n’est pas jouable avec une Commission qui n’a de pouvoir réel que d’administration du fameux « acquis communautaire » et un Parlement qui n’est qu’une construction artificielle fondée sur les diversités des 28, 29 ou 30 pays-membres et non sur leurs convergences possibles pour l’action !

Mais pour construire l’Europe nouvelle, il faut redresser la France car seule la France a une véritable ambition pour l’Europe. On ne saurait en effet, compter pour cela sur l’Allemagne et encore moins sur l’Angleterre qui, sans l’aiguillon français, se contenteraient fort bien de devenir une « Grande Suisse » prospère et bien gérée dans un grand marché commun ouvert à tous les vents ! Or ni les anciens ni même les plus jeunes responsables du parti ne sont dans la mouvance d’une France forte qui veuille effectivement réformer et réarmer le pays pour qu’il reprenne son rang et puisse transcender sa puissance à travers l’Europe.

C’est pourquoi je me réjouis que vous proclamiez avec Henri Guaino, Guillaume Peltier et Rachida Dati un « appel à sauver la droite » car c’est par elle bien sûr, que passera le redressement de la France. Guillaume Peltier a trouvé la bonne formule : des racines françaises et européennes comme assise et des ailes pour redresser le pays, le rétablir en tant que puissance-pivot en Europe et faire de l’Europe la puissance mondiale de référence au 21è siècle. Voilà le programme en effet !

François Fillon s’y essaie avec les mesures de redressement économique qu’il préconise (suppression des 35 heure, durée légale du travail, durée du travail dans la fonction publique, flexibilisation du droit du travail, ISF et imposition du capital, TVA sociale et compétitivité, âge de la retraite et alignement des régimes, réforme du secteur public, redressement des finances publiques etc …) mais on aimerait que dans ses discours, il définisse plus précisément une politique forte en matière d’immigration, intégration, délinquance et politique pénale, réinsertion des quartiers, éducation nationale, bref qu’il fasse définitivement siens tous les problèmes de cohésion sociale et d’identité nationale auxquels le peuple accorde au moins autant d’importance qu’à ceux de l’emploi et du niveau des salaires !

Dieu fasse qu’un jour nous nous rejoignions tous sur ces thèmes autour d’un chef de file qui ose et qui agisse. « L’action, ce sont des hommes au milieu des circonstances » (le Fil de l’épée). Nous attendons l’homme mais il y a urgence compte tenu du délabrement du pouvoir socialiste en France et des bouleversements du monde actuel.

Allez, Laurent Wauquiez … et continuez de vous démarquer de ceux de l’UMP, anciens ou plus jeunes, dont « l’horizon indépassable semble vouloir se réduire à une incertaine mollesse centriste » et qui se complaisent dans le conformisme de la pensée en n’ayant d’ambition que pour eux-mêmes, ne s'étant pas suffisamment hissés sur les hauteurs pour pouvoir penser la France et l’Europe du 21è siècle !

Séisme électoral ? Non, bêtise UMP et contresens socialiste ! (27 Mai 2014)

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Séisme électoral ? Non ! Bêtise UMP et contresens socialiste !

Un programme et un Chef ! La droite doit reprendre le peuple au FN, pour le bien de la France et l’avenir de l’Europe. Pour cela, réformer la France et changer d’Europe !

De la bien-pensance au penser faux, l’enchaînement est logique et écarte inéluctablement notre intelligentsia de la réalité  populaire et donc de toute action démocratique responsable.

Trop de responsables UMP s’effraient de « perdre leur âme » en allant contre les lubies bien-pensantes dont nos intellectuels et medias de gauche les ont abreuvés et contaminés depuis quelques décennies. Cela remonte à l’époque, au début des années 90, où Jacques Chirac et quelques-uns des jeunes turcs centristes, UDF ou même RPR qui l’avaient suivi, n’osaient déjà plus parler et encore moins agir sur les problèmes d’immigration-intégration et éducation des jeunes, de sécurité, délinquance et cohésion sociale dans les banlieues.

Quant à la gauche, faute d’avoir pu faire « la » révolution et revenue de ses erreurs marxisantes, elle s’est reconvertie dans un improbable catéchisme d’assistanat social généralisé allant d’un aberrant « cocooning » des jeunes à l’accueil délirant de toute la misère du monde et à un « droit de l’hommisme » sans frontière et sans limite. Elle a construit sa doxa en « dé-construisant » systématiquement les valeurs de responsabilité individuelle ou sociale, de solidarité familiale, de cohésion sociale et nationale, d’identité culturelle et de civilisation française ou européenne jusqu’à même douter, voire nier pour les plus intégristes, qu’il y ait quelque différence entre un homme et une femme ! C’est la maladie de « modernité » dont nos belles âmes et nos penseurs des différents Saint-Germain des Prés européens ont été frappés, avec une particulière gravité pour les « intellectuels » français qui n’ont, il faut bien le reconnaître, pas toujours eu l’intelligence du monde ((à ce sujet lire http://eurocooperation-oser.eu , « Les intellectuels n’ont pas nécessairement l’intelligence du monde » et quelques articles parus sur http://facebook.com/eurocooperation )

Alors ces élections européennes ? un séisme ? un tremblement de terre ? un tsunami ? un raz de marée ? la « République en danger » ? Allons, Messieurs et Mesdames les Ministres, politiciens, journalistes et commentateurs, évitez de vous laisser aller au ridicule !

Manuel Valls essaie de faire son travail de Premier Ministre en dramatisant alors que la responsabilité première du désastre dans lequel ils ont plongé la France, incombe à ces socialistes qui depuis Mitterand, ne peuvent s’empêcher d’aller à contresens des réalités du monde au nom de leur idéologie et des principes ou bons sentiments qu’ils affichent et qui faussent leur pensée et les empêchent d’agir à bon escient … sauf pour essayer cyniquement de se maintenir au pouvoir contre la droite en poussant le peuple vers le FN ! Pitoyable !

Et la droite ? On entend Alain Juppé, J.P. Raffarin, Nathalie Kosciusko-Morizet par exemple, proclamer béatement que « la droite doit se re-former avec le centre » ! Est-ce là l’unique et originale leçon qu’ils tirent de ces élections européennes ?

Ceux-là sont-ils prêts à continuer dans l’erreur ? Il serait temps en effet, de s’aviser que la création de l’UMP avec l’idée de rassembler la droite gaullienne et la droite du centre, a été un échec puisque l’ex-UDF et le centre à travers l’UDI et le Modem ont été confortés dans leur approche gentillette en matière sociétale et sociale au point qu’ils ne savent plus très bien s’ils vont soutenir le gouvernement socialiste (« qui commence, disent-ils, à aller dans le bon sens » !!!) ou s’attacher à redresser sérieusement la France en aidant la droite à reprendre les rênes du pays et à mener une politique forte ! Comment faire confiance à François Bayrou qui enfonce quelque porte ouverte avec ce jugement péremptoire « c’est une décomposition de la vie politique française » comme si lui et ses pairs n’en étaient pas les premiers responsables, complices en cela des socialistes, avec leur balancement perpétuel entre la gauche et la droite comme le pratiquaient F.Stasi, J.P.Soisson et d’autres du temps du duo Mitterand-Chirac ?

François Fillon quant à lui, parle « d’un projet de rupture et de rassemblement » ! Que veut-il dire ? Rupture avec la pensée « bisounours » ? Rassemblement avec qui ? Un Centre « fédéralisant » au plan européen et « bien-pensant » au plan sociétal (immigration, sécurité, famille, éducation, genre, etc…) et social (ah ! cette belle et grande idée de justice sociale très jésuitiquement avancée par nos « penseurs » socialistes !) ? Ou au contraire veut-il ramener peu à peu la droite molle vers une « droite décomplexée » qui prône un cadrage sévère sur tous ces points en fonction des réalités que vit le peuple ?

Il serait temps d’éclaircir définitivement vos positions, cher François Fillon car si ces élections ne sont pas la catastrophe finale, elles sont un sérieux avertissement en faveur d’un programme fort et cohérent de réformes et de remise en ordre où le sociétal et le social ne soient pas oubliés au profit du seul « économique ». Il est temps en effet, de rassembler toutes nos forces sans considération de « ligne » ! Il n’y a pas de ligne Fillon, Copé, Buisson ou autre ; il y a l’UMP et l’ardente obligation où elle se trouve de sortir la France de l’ornière où l’a plongée la gauche puisque le Parti Socialiste est devenu inexistant, qu’on ne peut accorder quelque crédit que ce soit aux éructations anti-européennes et aux exhortations à l’enfermement économique du Front National et que le « centre mou » du spectre politique français n’a pas de réponse véritable aux problèmes du moment puisqu’il renâcle devant les décisions fortes qu’il faut prendre !

Seul Laurent Wauquiez, sur son élan des européennes,  a osé dire que « l’UMP avait besoin d’une profonde restructuration ». Il a raison si l’on veut reprendre la main face à la montée du front National.

 

L’élection européenne reste quoi qu’on veuille, une élection secondaire et il n’y a pas lieu de lui accorder plus d’importance que le Parlement européen n’en a réellement.

L’Europe en effet, ce n’est ni à Bruxelles ni à Strasbourg qu’elle se fera mais bien à Paris et à Berlin car seuls les Etats-Membres ont la compétence et le pouvoir de décider sur toutes les questions de souveraineté et même dans le domaine communautaire comme on l’a vu lors de la crise de 2008-2012 où Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont du prendre les décisions majeures alors que la Commission et le Parlement avaient quasiment disparu de la scène. (Voir sur ce thème article "Construire  l'Europe ... oui ! mais pas celle de Bruxelles !" du 27 Avril 2014 sur http://bienpensance-penserfaux.eu et quelques autres articles à ce sujet sur http://facebook.com/eurocooperation )

En revanche, pour la France et compte tenu de son poids en Europe, il est temps de répondre à cette interrogation qui date des années Chirac : Que veut l’UMP ?

Reprendre le pouvoir pour redresser la France afin qu’elle puisse retrouver son rôle séculaire de puissance-pivot en Europe et faire de celle-ci la puissance de référence du 21è siècle ?

Ou reprendre le pouvoir pour, comme la gauche molle convertie au social-libéralisme, continuer de se complaire dans le médiocre confort d’une société convenablement enrichie et socialement protégée, engoncée dans une bien-pensance de masse qui délite peu à peu l’identité et la puissance françaises ?

 

L’UMP pour cela, doit décider si elle doit s’encombrer de gens qui préfèrent en rester à un « centrisme » qui n’a plus lieu d’être (c’était le rêve des «  deux français sur trois » du Giscard des années 75 lorsque la France achevait de se constituer en république de petit-bourgeois moyens !) ou si elle se fixe pour objectif de répondre aux besoins et aux angoisses du peuple d’après la crise de 2008-2012 en armant le pays quoi qu’il en coûte, pour faire face aux défis du monde du 21è siècle ? Le monde en effet, a changé et il faut faire face. Le peuple le sent et on ne peut plus raisonner politiquement en fonction des catégories du siècle passé.

La droite doit donc être la droite et face aux réalités du monde, prendre les décisions qui permettront à la France de dominer ses peurs, redresser son économie en assurant l’emploi et la protection sociale des français et enfin, préserver la cohésion sociale et nationale du pays ainsi que son identité, sa culture et sa civilisation (n’en déplaise à ces quelques « penseurs » qui dans la logique de leur internationalisme ex-prolétarien du siècle passé, prônent l’avènement d’une « civilisation de l’humanité » sur la base d’on ne sait quel métissage généralisé dont le peuple français ne veut pas !).

Le peuple aujourd’’hui, n’est pas au centre, il est à droite et il veut qu’on agisse ! Que l’UMP choisisse donc : continuer de s’avachir au Centre ou agir à droite ?

Il est d’autant plus urgent de le faire que le Président Hollande et son gouvernement, forcés par les évènements et leur échec ainsi confirmé par ces élections européennes, seront peut être contraints de revenir devant le peuple plus tôt qu’on ne pense … élections législatives ? blocage des institutions et démission du Président  ?

 

L’UMP n’a plus beaucoup de temps à perdre pour acter le programme et choisir le Chef qui lui permettront de reprendre au Front National ce que l’incurie du gouvernement socialiste et la pudibonderie de nos « humanistes, démocrates ou centristes » de droite lui ont fait perdre.

Ce chef devra convaincre ces derniers de le rejoindre dans le combat pour une France forte dans une Europe européenne, en « allant au peuple » c’est à dire en traitant au fond les problèmes qui l’angoissent : avenir de sa société, de sa culture, de sa civilisation ; emploi et dynamisme économique ; solidarité et protection sociale; capacité de la France à faire face aux tourbillons du monde nouveau en se transcendant dans la construction de l’Europe du 21è siècle, seule capable d’assurer la survie et le développement de notre civilisation.

Là est le vrai combat contre le Front National. Il est dans l’action même si parfois, l’action fait mal. Il n’est pas dans les hauts-cris ni les pruderies de nos belles âmes de droite ou de gauche qui croient défendre la liberté, les droits et la démocratie en refusant de se salir les mains quand il le faut ! (voir sur ce blog article précédent du 7 Mai 2014 "Le peuple regimbe, la gauche sombre, la droite s'éparpille ... l'exaspération monte et le Front National aussi !" http://bienpensance-penserfaux.eu )

Et si nos « humanistes, démocrates ou centristes » (du moins qui ceux se prétendent tels !) ne voulaient pas comprendre le message, ce Chef devrait les laisser au bord du chemin ! Il en va de l’avenir du pays et de nos peuples européens !

 

« L’action ce sont des hommes au milieu des circonstances » disait de Gaulle. Il serait temps que s’en souviennent ceux qui prétendent être ses héritiers ou ses disciples.

La "gauche et les arsouilles" ! le peuple ne pense plus à gauche et elle s'affole ! (21 Mai 2014)

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La "gauche et les arsouilles" ! le peuple ne pense plus à gauche et elle s'affole !

Pour nous réveiller des "mielleuseries" ou poncifs de la "campagne" européenne et revenir aux réalités françaises, reprise d'un article du 16 mars 2014, paru sur facebook.com/eurocooperation  !

 

"Ah oui, l'arsouille" : c'est le qualificatif dont De Gaulle avait affublé Mitterand alors qu'un de ses interlocuteurs lui contait une des dernières acrobaties politiques de ce dernier, dans le style attentat de l'Observatoire, stade Charléty ou autre turlupinade ...

Pourquoi en effet,ce comportement oxymorique d'une gauche qui ne cesse de prêcher  "sa" morale à tous mais se comporte chaque jour en "arsouille"?

Son côté petit-bourgeois l'empêche sans doute de penser, voir et faire "grand". Elle est donc très attentive à ce que personne d'autre ne le fasse à sa place et si quelqu'un s'y risque, elle sort toute sa batterie de poncifs bien-pensants hérités de ce brouet culturel christo-marxiste banalisé et médiocrement soixante-huitardisé  qui la pousse à proférer des incongruités sur la "république en danger", "les heures sombres de ladite république", le "fascisme", le "racisme", "l'injustice des inégalités", "les droits de tous et de toutes à tout et n'importe quoi", etc ...

Mais ce gauchisme insatisfait, boboïsant et bisounours pour les siens, devient agressif avec ceux qui ne pensent pas bien, ceux qui renvoient les  insatisfaits à leurs responsabilités propres, qui pensent que tout n'est pas nécessairement la faute des autres ou le dû d'une société désormais axée sur la facilité sociale et la permissivité sociétale. Bref, ceux  qui pensent que notre société de "gosses de riches" doit se secouer pour faire face aux défis économiques, sociaux, sociologiques et culturels du monde nouveau, aux milliards d'individus qui nous guettent depuis leurs bidonvilles miséreux du tiers-monde et dont il faudra être capable de cadrer les flux, les pulsions et les ambitions qui risquent bien vite de nous déborder puis de nous engloutir si nous ne réagissons pas à temps !

 

Alors, la gauche est partagée entre ceux qui se laissent encore abuser (de bonne foi ou par facilité) par les lubies et bons sentiments où elle se noie et les arsouilles, les malhonnêtes qui mentent et qui combinent pour tromper les premiers !
Hollande a ainsi été élu sur un mensonge et ses comparses, complices ou concurrents défaits sont allés à la soupe, contents de "parvenir" mais inconscients qu'ils étaient de la bataille qu'il fallait mener.
Las, n'étant pas taillés pour la bataille de France, ils se contentent de petites vengeances et de "coups" destinés à empêcher de "revenir" ceux qui, précisément, pourraient la mener !
Hollande donc procrastine pour éviter de prendre les  décisions qui mécontenteraient définitivement son électorat et lui feraient perdre toute chance de maintenir sa médiocrité au pouvoir en 2017. Ayrault gère la "discorde au gouvernement" tout en cherchant  à la répandre "chez l'ennemi". Peillon, Valls, Taubira ou  Montebourg amusent le peuple avec des coups de menton ou des faux-semblants de réformes dont personne ne veut vraiment mais qui permettent à ce pouvoir débile de masquer son incapacité d'agir pour donner la priorité à son unique préoccupation : ne pas mécontenter ses clientèles électorales du secteur protégé, de la fonction publique et du secteur para-public syndicalisé, des français de la diversité récente et des minorités  homo-écolo-bobos. Terra Nova leur a montré la voie du "socialisme  moderne" et ils s'en satisfont !
Le grand, le beau, le noble but de ces petites arsouilles est de garder le pouvoir et les places !

Mais au-delà de ce "socialisme du ventre", grouillent les "arsouilles" activistes, les fantassins d'une idéologie sectaire qui fait passer sa bien-pensance sociétale et ses idées fausses sur l'économie avant l'essentiel, les besoins des hommes de ce pays, l'avenir de la France elle-même et la construction d'une Europe capable  de faire face aux défis du monde nouveau !
C'est la  gauche à contre-sens des réalités du monde avec ses fachos de la bien-pensance socialiste comme il y a ceux de la bien-pensance environnementale (les excités  anti-OGM, anti-nucléaire, et autres anti-... !), ceux de l'islam intégriste qui égorgent ou convertissent de force au nom de leur dieu, et comme il y avait ceux des crimes de masse des divers communismes ou autrefois, les bûchers de l'Inquisition ! Tous prétendent imposer aux autres, leurs  lubies ou leur folie interprétative et ceci  pour le bien du peuple ... et si besoin contre le peuple !
Nous y sommes avec Madame Taubira et le Syndicat de la Magistrature qui affiche  ses préférences partisanes au risque de faire douter de l'impartialité de la justice ou Monsieur Peillon avec ses "pédagogistes" post-soixante-huitards qui ont déjà ruiné l'école de la république ou Madame Vallaud-Belkacem avec ses féministes et ses obsessions de genre homo-familiales (ou ses prostituées dont elle tarit la clientèle en voulant la punir !) ou encore Monsieur Valls qui veut "nationaliser" les immigrés pour les  aider à mieux s'intégrer au lieu de faire l'inverse.
Inconséquence et contresens socialistes dans la pensée comme dans l'action !!!!

Et encore au-delà de ce sectarisme fascisant qui cherche à "conditionner" les  français, grenouillent les  "arsouilles" qui  cherchent à abattre l'ennemi politique. Ce sont les forces spéciales, les "snipers" du socialisme !
On les voit derrière les coups montés contre l'entourage et contre celui d'entre les "ennemis" qui est le plus dangereux pour eux, Nicolas  Sarkozy. Une première  vague de coups de main avait piteusement échoué entre le printemps et l'automne 2013 ("affaires" Bettencourt, Tapie, Karachi, Kadhafi). On cherche donc à les relancer ou à en trouver d'autres en balayant tous  azimuts grâce  aux agendas de l'ex-Président que la Cour de Cassation ne veut pas rendre malgré le "non-lieu Bettencourt" et en y ajoutant la mise sur écoute (à vie ?!!) de Nicolas  Sarkozy ... (au  cas où ! car les juges n'ont aucun indice grave et concordant autre que le  fait qu'il connaisse un magistrat proche de  la CC, qui justifierait qu'ils requièrent une telle mesure !!!), mise sur écoute étendue bien évidemment à ceux avec qui il communiquait y compris ses avocats ce qui a déclenché un tollé des barreaux et des juristes de toute la France !
Ajoutons-y la disparition ou divulgation de documents de l'ancien Président qui n'ont toujours pas été archivés et qui ont donc été fouillés à l'Elysée sans autorisation judiciaire, les mensonges de Madame Taubira (Ministre de la Justice !) prétendant ignorer les écoutes ordonnées par les juges, la réflexion incroyable du Président Hollande ("je le surveille, je sais tout ce qu'il fait" !), et enfin l'acharnement de certains juges dont on peut craindre qu'ils ne soient mus par un désir de vengeance à l'encontre de l'ancien Président qui les avait quelque peu secoués et/ou par des motifs politiques ou des biais idéologiques aussi peu avouables plutôt que par leur haute idée d'une justice impartiale, égale pour tous et rendue dans l'intérêt du peuple et de la nation ! Et on revient ici au scandale  du  "Mur des Cons" du Syndicat de la Magistrature pour lequel la Présidente dudit syndicat vient d'être mise en examen, affaire d'Etat qui a  jeté le discrédit sur la justice française puisqu'on ne peut plus désormais jurer que nos juges ne soient pas sensibles jusque dans leurs jugements, à des dérives idéologiques ou politiques gauchisantes inacceptables.

Le seul fait qu'un soupçon puisse exister d'une probable manipulation de l'Elysée, du Ministère de l'Intérieur ou du Ministère de la Justice pour lancer les juges aux trousses d'un homme dont ils ont peur et que ceux-ci s'octroient des pouvoirs d'investigation inhabituellement étendus alors qu'aucun péril en la demeure ne le justifie
ni qu'ils aient apparemment en mains des "indices graves et concordants", est en soi un "scandale d'Etat" !

Au sommet de l'Etat, on a  peur du retour de Nicolas Sarkozy. Aux échelons inférieurs du gouvernement et du Parti on a peur de perdre sa place et la gauche panique en constatant la désaffection qui la frappe car le peuple ne suit plus ayant été outrageusement trompé sur les points essentiels, l'économique et le  social, et mené en bateau sur les points accessoires, les lubies sociétales du nouveau  socialisme. Cette peur a créé un environnement si délétère que les activistes de la  bien-pensance se sont transformés en agressifs "gardiens du temple" quitte pour certains, en particulier les journalistes et les juges, à utiliser sciemment ou inconsciemment les moyens de leur fonction qui est d'intérêt public voire de service public, pour un combat politique douteux et éminemment condamnable en toute déontologie et en bonne démocratie.

Notre justice dérive donc vers la pratique dangereuse d'une justice idéologisée à laquelle notre bien-pensance de masse ne trouve rien à redire tant les esprits en sont imprégnés ! Le pas n'est pas encore franchi d'une justice politique mais pour l'éviter, il est urgent de remettre de l'ordre dans l'organisation de notre justice en redonnant vigueur aux principes fondamentaux du droit quitte à envisager si nécessaire, les réformes constitutionnelles  adéquates :  devoir de réserve et abstention politique des juges, remise en cause du droit de se syndiquer et du droit de grève des magistrats qui leur avait été imprudemment octroyés il y a quelques décennies dans la foulée des délires soixante-huitards au risque de compromettre les principes de neutralité, d'impartialité et continuité du service public de justice.
On devrait d'ailleurs rappeler ces bons principes aux journalistes du service public de l'information qui se comportent beaucoup trop  souvent en véritables "petits flics" de la bien-pensance ce qui est inadmissible dans le service public et devrait être sévèrement sanctionné.
Voir quelques articles sur le thème des "juges-justiciers" et des "journalistes-justiciers" (http://facebook.com/eurocooperation) qui se croient investis d'une  "mission"  à la manière des pires intégristes ou se prennent pour les "croisés des principes républicains" tels qu'ils s'octroient le droit de les interpréter et de les imposer à tous  les "mécréants" ! Dans ce rôle douteux, on peut ranger les "Zorros" de Mediapart, la plupart des journalistes de France Inter et des journaleux  de Canal +, beaucoup d'émissions politiquement très orientées d'Arte, France 2 et FR3 ... et parmi les juges, ceux qu'on peut raisonnablement soupçonner d'avoir délibérément et massivement engagé le  fer contre Nicolas Sarkozy, son entourage et quelques  responsables de l'UMP dans la seule intention de nuire c-à-d sans avoir en mains plus "d'indices graves et concordants" que pour les prétendues "affaires" qui se sont promptement dégonflées en 2013 après avoir fait la une des journaux grâce aux fuites organisées !

Qui est alors le plus turpitudineux ? Celui qu'on cherche à traîner dans la boue et qui bénéficie d'un non-lieu  ? le juge ou le journaliste qui se prête à ce jeu dégradant au mépris de l'honneur de son métier ? ou encore les arsouilles politiciennes qui, par derrière, montent ces coups pour tenter de démolir un adversaire qu'elles ont peur de combattre loyalement ? Ce sont eux qui attentent aux principes républicains dont nous bassine cette gauche bien-pensante !

Rétablir la République mise à mal par la gauche française, De Gaulle et la droite l'ont déjà fait deux fois en soixante ans : il n'est pas besoin pour cela de changer de "république" ! Il faut seulement changer de Président et de gouvernement pour que la France remonte sur les hauteurs au lieu de s'abîmer dans la médiocrité et les basses eaux !