L'EUROPE C'EST LA FRANCE ET L'ALLEMAGNE

 Résumé

L’Europe a enfanté le monde moderne … elle doit donc devenir la puissance mondiale de référence au 21è siècle … « L’Europe, c’est la France et l’Allemagne … ! »

L’Europe a enfanté le monde moderne avec ses forces et ses faiblesses, ses contraintes et ses atouts culturels, techniques et institutionnels. C’est à partir de ces atouts que les peuples et les nations ou les pôles de puissance qui s’ébauchent, pourront faire face aux défis du 21è siècle. Il est donc légitime de vouloir faire de l’Europe la puissance de référence de ce monde nouveau … voilà le but !

La France a une ambition pour elle-même et pour l’Europe que les autres n’ont pas. Mais la France seule n’y suffira pas. C’est avec l’Allemagne qu’elle fera l’Europe car l’Angleterre, toute à ses regrets de puissance du 19è siècle, semble persister à vouloir passer son tour au 21ème. Que l’Europe soit ou qu’elle disparaisse dans les tourbillons du monde, la France en sera le premier acteur ou le premier responsable ! Voilà le chemin ! Il faut oser l’Europe !

 

 

Sommaire

-Cessons de fantasmer sur les rapports passés de l’Europe et du monde … et libérons nos énergies pour une cause qui vaille au lieu de nous confire dans cette « morale de troupeau » qui nous envahit

-Faire de l’Europe la puissance de référence du monde nouveau ? Il y faut une ambition pour l’Europe et donc lever auparavant le « préalable français »

-L’Europe se fera par la France et l’Allemagne ou ne se fera pas …L’accord franco-allemand de fin 2011 et le Traité de Stabilité de Mars 2012 ont fixé le cap et la réalité s’impose …

-Où en est l’Europe en cette année 2013 ? La France a perdu l’initiative et l’Europe patauge alors que le monde avance … « L’action, ce sont des hommes au milieu des circonstances ! »

 

 

L’euro-lâcheté triomphe dans cette campagne ! Que veut l’UMP ? l’Europe ou la chienlit ? (22 Mai 2014)

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L’euro-lâcheté triomphe dans cette campagne ! Que veut l’UMP ? l’Europe ou la chienlit ?

 

En France comme ailleurs en Europe, on étouffe dans une bien-pensance cotonneuse : les uns, droite et gauche sages que d'aucuns qualifieraient de molles, récitent leur mantra de « l’eurobéatitude » ou de la nécessité d’une Union « même imparfaite », et les autres, droitistes et gauchistes, la conspuent parce qu’ils n’ont rien compris à l’évolution du monde !

On a entendu la brochette des « candidats » à la Présidence de la Commission… grands et petits Guignols  à qui il manquait leur père fouettard ! Le principal argument dont ils essayaient de se convaincre, était que les Chefs d’Etat devraient tenir compte du « vote populaire » pour nommer le Président de la Commission !

Alors que chacun sait que ces élections sont une aimable fête de patronage à laquelle ne participe qu’une minorité des électeurs européens et que le mode de désignation des « candidats députés européens » n’a rien à voir avec l’expression d’une quelconque volonté d’un « peuple européen » qui n’existe pas encore mais relève seulement de quelques caciques de partis qui cherchent à placer leurs bons militants dont personne d’autre n’aura voulu au plan national.

Alors que chacun sait que, seuls, les Chefs d’Etat ont la capacité d’agir au fond pour l’Europe comme vient de le démontrer la crise de 2008-2012 avec le « directoire » Sarkozy-Merkel. L’Europe avait alors fait plus de progrès en quatre ans dans l’intégration de ses politiques budgétaires, financières, économiques et sociales que pendant les quarante ou cinquante années de « consensualisme » bruxellois où la Commission avait soi-disant l’initiative et où le Parlement essayait de faire valoir son droit d’enregistrement de décisions qui étaient prises ailleurs ! Las, l’élection de François Hollande a ruiné ce bel élan et la France a perdu sa part du « leadership » européen par défaut ou plutôt inexistence de la Présidence Française.

On a entendu les eurobéats du « Centre » et ceux de l’UMP et du PS et leurs adversaires du Front National et du Front de Gauche ainsi que leurs homologues des différents pays européens : les premiers sanctifient et célèbrent l’Europe comme on récite son catéchisme sans y croire et sans même penser à ce qu’on dit, les autres la rejettent sans comprendre que le monde a changé et requiert que nos antiques nations se transcendent en une véritable « puissance européenne » si elles veulent continuer d’exister face aux puissances émergentes qui n’ont pas l’intention de nous attendre si les besoins de leur population leur commandent d’avancer et au besoin de nous écraser !

Ils n’ont rien compris et continuent d’ânonner leurs poncifs pour ou contre l’Europe du Monnet d’après-guerre ou des Schuman, Gasperi, Adenauer et autres grandes figures de « l’européisme » à la Delors auquel se sont laissé prendre tous nos chefs d’Etat européens y compris les français Giscard, Mitterand, Chirac … et cela malgré les avertissements de De Gaulle.

Cette Europe-là a rempli son rôle depuis longtemps : elle a réalisé le « grand marché ouvert à tous les vents » et rendu les pays d’Europe si inter-dépendants qu’elle les empêche désormais de se faire la guerre ! Bien ! bravo, mission accomplie ! Et maintenant ?

« L’euro-lâcheté » pouvait faire illusion tant que les choses allaient bien mais la crise de 2008-2012 et la compétition du monde en développement interdisent qu’on continue de se laisser aller. Il faut construire l’Europe sans plus attendre.

L’ Europe que l’on veut, ce n’est pas celle du volapük intégré ni celle du blocage institutionnel à 28, 29 ou 30 ni celle de la bureaucratie bruxelloise qui n’a en fait de pouvoir et n’est de quelque utilité que pour l’administration des petites choses mais n’a en réalité aucun pouvoir d’initiative pour les affaires majeures d’intégration ni même de coopération entre les Etats-Membres.

Il nous faut maintenant une Europe qui en tant que telle, s’affirme comme une puissance capable de faire face aux défis du monde nouveau, une puissance qui devienne la puissance mondiale de référence du 21è siècle. Elle en a les titres puisque c’est elle qui depuis la Renaissance, a enfanté le monde moderne et lui a donné les moyens de son développement. Encore faut-il qu’elle le veuille !

A cet égard, il est de fait que seule la France en a vraiment l’ambition quand les autres à commencer par l’Angleterre et l’Allemagne se contenteraient très petit-bourgeoisement, de devenir quelque « Grande Suisse » opulente et bien gérée. D’où l’importance vitale que la France fasse le nécessaire pour reprendre très vite le commandement et tenir à nouveau, après le désastre de l’épisode « hollandesque », son rôle séculaire de « puissance-pivot » en Europe.

Or qui a évoqué ces thèmes au cours de cette triste campagne ? Seuls quelques responsables de l’UMP, Laurent Wauquiez ou encore Henri Guaino, ont osé dire qu’il fallait « changer d’Europe » ! Le programme de l’UMP se contente de vouloir « agir en Europe » … c’est le moins qu’on puisse lui demander !

On sent là le poids des eurobéats, les Alain Lamassoure bien sûr grand européiste s’il en est , et malheureusement aussi J.P. Raffarin et jusqu’à Alain Juppé qui ne proposent rien que de continuer avec l’idéologie de l’ouverture , les excès de concurrence et les blocages institutionnels et bureaucratiques bruxellois en attendant que peut-être un jour, surgisse la lumière par la vertu du Saint Esprit !

Tout cela est bien mou ! Assez d’UDFitude à l’UMP ! … sans même parler du positionnement politique plus qu’incertain à cet égard de l’UDI-Modem ou l’intérimaire Yves Jégo et le sempiternel candidat François Bayrou commencent ou recommencent à ne plus se sentir exactement à droite ? à gauche? devant ? derrière ?

Non, Messieurs, « l’ Europe c’est la France et l’Allemagne, unies elles feront l’Europe, désunies, elles disparaîtront avec elle ! ». C’était de Gaulle il y a déjà cinquante ans. (voir aussi à ce sujet http://facebook.com/eurocooperation "Penser faux : l'Europe ne se fera pas à Bruxelles mais à Paris et Berlin ! ... à condition que ..." , article du 17 Avril 2014).

Assez de ces expérimentations ou lubies institutionnelles et bureaucratiques au mieux inutiles ou pire, sources de nouveaux blocages (p.ex. Haut-Commissariat AE et Sécurité commune, Présidence du Conseil et maintenant élection dudit Président au suffrage universel ! etc …). Seules la France et l’Allemagne ont le poids politique, économique et culturel suffisant ainsi que les capacités nécessaires pour prendre les décisions majeures et entraîner les autres Etats-Membres en engageant leur souveraineté. Assez de cette niaiserie d’un « démocratisme gentiment bisounours » qui voudrait que l’Europe puisse décider quoi que ce soit de fort et de durable à 28, 29 ou 30 Etats-membres et de plus, par l’intermédiaire d’une Commission composée de fonctionnaires nommés et d’un Parlement sans majorité !

Il serait temps que l’UMP se réveille nonobstant les pudibonderies et scrupules bien-pensants de ses « européistes » et autres « humanistes », « centristes » ou « démocrates » qui n’ont jamais vraiment brillé par la hauteur de leur vision de l’avenir de la France et du monde.

J.F. Copé qui pourtant voulait « changer d’Europe », n’a pu malheureusement les mettre au pas en tant que Président de l’UMP. François Fillon et Alain Juppé eux-mêmes ont cru bon de jeter le doute sinon dénigrer les propos de ceux qui en France et en particulier à l’UMP ne voulaient plus s’incliner devant cette bien-pensance européenne généralisée qui conduit à penser faux la façon de faire l’Europe.

Bref, il nous faut une droite forte, une droite qui ne se contente pas d’une bien-pensance aussi bêtasse et médiocre que celle de cette gauche molle qui a déjà fait d’un Cohn-Bendit embourgeoisé, l’égérie de son Europe technocratique social-démocrate.

Allons Messieurs, il serait temps que ceux qui se réclament du « gaullisme » ne laissent plus seuls Nicolas Sarkozy, Henri Guaino ou Laurent Wauquiez et quelques autres élever la voix pour réclamer qu’on construise enfin une  Europe européenne , une Europe qui puisse devenir la puissance mondiale de référence du 21è siècle. 

 

Et pour que la France reprenne son rôle séculaire de puissance-pivot sans laquelle rien ne peut se faire en Europe, il faut refermer au plus vite la parenthèse socialiste « hollandesque », celle de ce socialisme « nouveau » qui s’évertue à bien-penser dans le sociétal et à penser faux l’économique et le social, toujours à contresens des réalités changeantes du monde actuel. (Voir aussi à ce sujet http://facebook.com/eurocooperation "Bruxelles sévit, les marchés s'inquiètent et la gauche hollandesque politicaille au lieu d'agir", article du 9 mars 2014).

 

On attend donc que la droite se ressaisisse en se débarrassant définitivement des scories de cette bien-pensance de masse dont les intellectuels de gauche ont contaminé les élites politiques et médiatiques  du pays et dont le peuple ne veut plus !

Bien-pensance et penser faux : construire l'Europe ... oui ! mais pas celle de "Bruxelles" ! (27 Avril 2014)

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Bien-pensance et penser faux : construire l'Europe ... oui ! mais pas celle de "Bruxelles" !

27 avril 2014, 18:14

Maintenant qu'on a pris l'habitude de voir l'Europe s'ouvrir à tous vents,  réglementer, tatillonner et finalement végéter, on a fini par admettre que l'Europe, c'était une bureaucratie, la Commission, chargée de gérer "l'acquis communautaire" et un aréopage d'élus parachutés par les partis, sorte d'assemblée de niveau consultatif plus que de décision, le tout sous la double mais lointaine supervision du Conseil des Ministres et du Conseil Européen auxquels on a rajouté, pour faire semblant, un Président du Conseil et un Haut-Représentant (sic !) aux Affaires Etrangères et à la Sécurité Commune !!!!

Moyennant quoi, les gouvernements des Etats-Membres ont pris l'habitude de s'abriter derrière "Bruxelles" pour justifier ou excuser leurs erreurs et leur inaptitude à prendre les décisions que le "principe de subsidiarité" laisse à leur responsabilité nationale !  .... sauf lorsqu'une situation de crise oblige les Chefs d'Etat et les Gouvernements à prendre lesdites responsabilités.

Les Etats par négligence et commodité, ont ainsi laissé l'Europe dégénérer en un bourgeonnement de pays agrégés les uns aux autres par facilité politique, ouvert sans limite aux vents du large par idéologie libérale, et sans politique commune autre qu'une obsession maladive de l'ouverture, de la concurrence et des droits de l'homme tous azimuts dont la Commission et le Parlement avec la Cour de Justice sont devenus les vestales et les cerbères.  L'extension de "l'Union" n'a plus de limite (on en est à la Turquie et à la Géorgie et on voulait y inviter l'Ukraine (?) pourquoi pas l'Asie Centrale, ou la Chine ... pour mieux encercler la  Russie peut être ?!), le marché européen n'est plus ouvert mais offert au point de mettre les entreprises européennes en situation d'infériorité par rapport à leurs concurrentes étrangères et d'ouvrir le marché européen du travail avec ses avantages sociaux aux hordes de pauvres gens d'Afrique et d'Asie aux dépens des pauvres gens d'Europe ! Il ne s'agit plus d'économie libérale mais d'idéologie "libéraliste" ! ... et puisque la Commission est essentiellement un organe "d'administration", elle est naturellement portée à la mettre en oeuvre à coup de "règlements" qui aboutissent à la  sclérose des institutions européennes, au blocage de ses actions et à l'incompréhension des peuples qui subissent les conséquences (ou les inconséquences !) de ses initiatives.

 

L'Europe de Monnet, Schumann, Gasperi a permis de rapprocher les nations qui s'étaient fait la guerre et d'en éloigner le spectre. Elle a créé le plus riche et le  plus puissant marché commun du monde. Elle a permis d'écarter la menace que faisait peser la puissance russe sur les pays de l'Europe orientale qui voulaient absolument s'en affranchir après la folle expérience du totalitarisme communiste.

Là est l'acquis fondamental de l'Europe des Traités du charbon et de l'acier puis du Marché commun de 1957.

Mais ce que les institutions européennes appellent pompeusement "l'acquis communautaire" dont la Commission est chargée d'assurer la gestion pour le compte des Etats et qu'elle porte comme le Saint Graal, est devenu une chape de plomb qui paralyse l'action des Etats, des acteurs économiques et sociaux ainsi que de la Commission elle-même au point que cette Europe-là s'est trouvée incapable de faire face à la crise que nous venons de subir ... et l'aventure européenne a failli s'arrêter là !

C'est en effet dans ce cadre européiste très bien-pensant et bureaucratiquement immobile qu'ont éclaté la crise financière mondiale puis celle de l'euro et enfin, celle des économies européennes de 2008 à 2012. On a alors vu la Commission et ses Commissaires disparaître de  la scène et les Chefs d'Etat ont pris la barre. On n'a plus entendu Monsieur Barroso ni Monsieur Van Rompuy , pourtant Président du Conseil Européen, ni Madame Ashton, notre "ministre" des Affaires Etrangères et de la Sécurité Commune !Plus personne ne répondait  à Bruxelles !

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont pris les rênes et comme ils étaient gentils, ils ont emmené les "autorités européennes" dans leurs bagages pour assister aux réunions internationales qui ont permis au cours de ces années de surmonter la crise mondiale et les crises européennes jusqu'au fameux Traité de Stabilité, de Coopération et de Gouvernance (Mars 2012) qu'ils ont mis au point et fait adopter par leurs partenaires, mettant ainsi fin à la crise en Europe avec la collaboration du Président de la Banque Centrale, Mario Draghi. 

On a  alors pu mesurer à  quel point la nécessité de préparer la voie d'une Europe forte et capable de faire face aux défis du 21è siècle s'était imposée aux deux Chefs d'Etat et avait obligé la France et l'Allemagne à faire converger leurs objectifs de puissance et leurs politiques nationales. L'Allemagne qu'on disait si rigoureuse, intraitable voire égoïste a fini par venir en aide aux pays en difficulté et par accepter le principe d'un Mécanisme Européen de Stabilité ainsi que les assouplissements nécessaires des modalités d'intervention de la Banque Centrale tandis que la France si laxiste et étatiste, s'est engagée dans la voie d'une gestion plus rigoureuse de ses finances publiques et des réformes structurelles qui conditionnent la compétitivité de son économie.  Cet engagement initié par le gouvernement Sarkozy-Fillon à partir de 2011 a été repris avec tant de retard et une si impardonnable mollesse après tant de dénis et de défaussements par les gouvernements Hollande-Ayrault-Valls qu'il fait aujourd'hui l'objet des remontrances acerbes de nos partenaires qui estiment à juste titre que le pouvoir socialiste ne tient pas les promesses faites par la France !

 

L'Europe a démontré à cette occasion qu'elle n'existait pas en tant que telle mais seulement par l'intermédiaire des Etats et en l'occurrence par l'action coordonnée des deux principaux Etats de l'Union, la France et l'Allemagne !

 

L'urgence en Europe n'est plus en effet, d'assurer la paix entre la France et l'Allemagne, ou l'Angleterre, l'Espagne ou l'Empire austro-hongrois, elle l'est !

L'objectif n'est plus de créer un grand marché commun, il l'est déjà largement et même excessivement car le problème de l'Europe n'est plus de "libérer" mais bien de cadrer les conditions d'exercice de la liberté de circulation des biens, des services, des capitaux et des hommes tant à l'intérieur du territoire européen qu'avec les puissances économiques émergentes ou avec les sources d'émigration massive et incontrôlées des populations du tiers-monde.

Le problème n'est plus de créer une monnaie unique, l'euro existe et s'il a failli disparaître c'est bien par insuffisance des disciplines internes et de coordination des politiques financières, économiques et sociales des Etats-partenaires au sein de l'Eurozone.

Le problème n'est plus d'accueillir les pays de l'est européen et les protéger de la brutalité de l'ours russe à qui on a bêtement fait peur en les intégrant trop hâtivement à l'Europe ou plus imprudemment encore, à l'Otan ! Ils sont maintenant membres à part entière ou associés et l'affaire ukrainienne est une parfaite illustration des limites à ne pas dépasser dans les rapports de l'Union avec la  Russie !

 

Le problème est maintenant de créer une Europe qui devienne la puissance mondiale de référence du 21è siècle. Face aux bouleversements du monde nouveau,  il ne suffit plus de se contenter de développer notre petit "acquis communautaire" à la façon dont notre petit-bourgeois français, anglais, allemand ou autre se contenterait de cuire sa petite soupe sur son petit feu dans son petit coin !

 

La problématique européenne cependant se complique du fait que la France est seule à avoir une ambition pour l'Europe alors que l'Allemagne se satisferait pleinement de devenir une Grande Suisse bien gérée et que l'Angleterre se contenterait de faire fructifier sa place financière pour ses boutiquiers et ceux du Commonwealth tout en continuant de rêver à son prospère passé commerçant du 19è siècle !

La France depuis qu'elle est la France, par son histoire gallo-romaine, l'importance de sa population, la richesse de ses terres et sa situation géographique au confluent des pays du nord et du sud de l'Europe, n'a cessé de montrer une forte ambition de puissance et elle est restée au cours des siècles depuis le royaume des Francs, la puissance-pivot de l'Europe, celle sans qui rien ne peut s'y faire. Elle a eu certes, des éclipses plus ou moins longues et des périodes de lâcheté passagère comme celle du moment présent et à chaque fois, l'Europe a pataugé. Elle devient aussi consciente que la puissance française ne pourra se perpétuer et se développer au 21è  siècle que si elle se transcende en puissance européenne. Il est donc temps après le passage à vide de la présidence Hollande, qu'elle reprenne très vite son rôle d'aiguillon et de partenaire premier de la construction européenne.

 

A l'approche des élections au parlement européen, hommes politiques et commentateurs se mettent à gloser sur l'Europe et  cherchent à faire valoir leurs idées mais bien peu malheureusement, ont réellement tiré les leçons de la crise récente et de la façon dont elle a été traitée par le couple Sarkozy-Merkel qui, mis dans l'obligation d'agir pour sauver l'euro et l'Europe, lui ont fait faire en trois ans plus de progrès en matière de coordination et d'harmonisation des politiques financière, économique et sociale qu'en 50 ans de palinodies bruxelloises.

Les socialistes pro-européens, la plupart des centristes et une trop grande partie de l'UMP continuent de ronronner dans la contemplation de "l'acquis communautaire", dans la révérence à l'idéologie "libéraliste" de l'ouverture sans limite, de la concurrence et des droits de l'homme sans contrepartie, dans la facilité du droit d'initiative réservé à la Commission, la comédie du "demi-droit" de décision accordé au Parlement et l'utopie d'un consensus décisionnel impossible qu'il soit plus ou moins "qualifié" ou unanime à 29 ! Avec eux, l'Europe aurait besoin de 50 ans de plus pour prendre forme et consistance ... mais en 2050 , il sera trop tard et l'Europe avec ses vieilles nations sera devenue inaudible  sur la scène mondiale !

Les "populistes" de droite ( Front National) ou de gauche ( Front de Gauche et "gauche socialiste orientée lutte des classes") tels que les qualifient les belles âmes, journalistes et commentateurs bien-pensants, rejettent l'Europe en bloc parce qu'ils ont du monde une vision désespérément courte et qu'ils expriment une réaction primaire au demi-échec de l'Europe actuelle qui n'en finit pas de se construire en pataugeant depuis 60  ans dans une pusillanimité bureaucratique qui se veut démocratique  et sociale !

 

Certains néanmoins commencent à penser et dire qu'il faut "changer d'Europe" comme autrefois quelques-uns insistaient sur les idées "d'Europe-puissance" et de "directoire franco-allemand". C'était assez mal vu par la bien-pensance démocratique européenne d'alors et, celle-ci s'avérant tout aussi sourcilleuse aujourd'hui, il est évident qu'au nom des mêmes poncifs, les propositions iconoclastes actuelles seront aussi rejetées par les grands prêtres de l'orthodoxie bruxelloise.

C'est ainsi que les réflexions de Laurent Wauquiez viennent d'être condamnées au bûcher par les inquisiteurs de "l'eurobéatitude", par exemple Michel Barnier, Alain Lamassoure voire même Alain Juppé sans parler des grands prêtres centristes de l'européisme ni bien évidemment des grands féodaux de la Commission Barroso ou du Parlement Européen. Aucun n'ose s'élever contre la doxa "fédéralisante", du pur "wishful thinking" à 29 et bientôt 30 ou 31 Etats-Membres comme vient encore de le démontrer la crise 2008-2012. La Commission et les institutions européennes avaient tout bonnement disparu de la scène et seul restait dans la tempête, le tandem Sarkozy-Merkel qui, lui, avait la capacité de réagir globalement et d'entraîner le reste des pays sur la voie du salut. Aujourd'hui, on entend à nouveau nos "eurocrates" car ils ont eu la chance de voir l'autorité française s'effondrer suite aux ratages et aux inconséquences d'un "gouvernement Hollande" incapable de suivre la voie tracée par le précédent gouvernement au point qu'ils se permettent même de réprimander la France pour son inaction !

Et pourtant les suggestions Wauquiez restent bien timides : il propose un "noyau dur à six" quand en fait, l'expérience prouve et la période 2008-2012 vient de le confirmer, que l'élément moteur le plus fort, le plus solide et le plus crédible est bien le "directoire franco-allemand" !

Or personne, même du côté de la droite et de l'UMP, ne vient explicitement soutenir Wauquiez, et moins encore pour proposer d'aller plus loin dans l'iconoclastie, tant la bien-pensance européenne paralyse l'intelligence de nos contemporains !

Heureusement Henri Guaino avec quelques parlementaires aussitôt qualifiés "d'euro-râleurs" par Alain Lamassoure (tête de liste UMP aux élections européennes) viennent avec Laurent Wauquiez de réitérer leur inquiétude devant  le peu de réactivité des responsables de l'UMP (et bien évidemment de ses alliés UDI-Modem ) face aux problèmes et aux impasses de la construction européenne telle qu'elle est actuellement acceptée par la majorité de la classe politique  française. Il y a là un laisser-aller coupable qui conduit l'Europe dans une voie sans issue. On n'entend pas en effet sur ce sujet, les grandes voix que pourraient être les anciens Premiers Ministres Balladur, Juppé, Raffarin ni même Fillon, ce qui fait dire à Wauquiez "qu'il ne veut pas d'une campagne qui se résume à une déclaration de principe en faveur d'une vague fédération européenne".  Il a raison car la droite ne saurait rester molle et indécise sur un thème qui conditionne l'avenir de la puissance française et de la civilisation européenne. Laissons cela à la gauche !

 

Il ne faut pas nécessairement "tout changer" comme le crie Laurent Wauquiez et l'Europe n'est pas la source de tous nos maux comme le proclament de façon excessive les "euro-râleurs" conduits par Henri  Guaino (article du Figaro du 25 Avril 2014) mais il faut absolument changer l'approche de la construction européenne car il est patent qu'elle patauge dans la bien-pensance européiste, le blocage institutionnel et l'inefficacité bureaucratique. Il y a urgence en effet, compte tenu de la rapidité des changements du monde, si l'on veut que l'Europe survive et puisse continuer de tenir son rang parmi les blocs mondiaux de puissances.

Il faut certes que la droite se rassemble autour du slogan de campagne choisi ("Pour la France, agir en Europe") mais il est urgent qu'elle précise comment elle compte agir pour faire l'Europe. On ne peut laisser les choses aller comme elles vont et tout le monde sait qu'il faut sévèrement recadrer le processus de construction de l'Europe.

Il faudra bien que les responsables de la droite y viennent (espérons qu'ils n'attendent pas la génération de leurs enfants ou petits-enfants !) et prennent enfin leurs responsabilités à ce sujet comme Nicolas Sarkozy avait su le faire pendant les années de sa "co-direction" européenne avec Angela Merkel.

 

L'Europe en effet, n'existe pas en tant qu'entité décisionnaire sauf dans le "domaine communautaire" très étroit dont les Etats-Membres ont confié la gestion à la Commission en tant que bras administratif et au Parlement européen en tant qu'organe de supervision.

Les questions les plus importantes de coopération intérieure comme de politique extérieure, ne sont donc pas  du domaine de compétence de l'Union. L'instauration de l'euro et d'une Banque Centrale européenne fut certes un pas en avant limité à quelques pays même si ce sont les plus importants mais on manqua alors de créer une autorité centrale de coordination des politiques financière, économique et sociale dont il est encore bien trop tôt de rêver ! Nous sommes encore loin des options fédérales n'en déplaise aux européistes français de droite ou de gauche et à nos amis allemands. Leur modèle n'est pas le nôtre et il n'est pas d'actualité. Commençons par une étroite coordination de nos politiques, ce sera déjà un grand progrès !

A cet égard, "la crise" a été l'occasion pour Nicolas Sarkozy et Angela Merkel de tracer la voie pour l'Europe future en la fondant sur une entente franche et inébranlable de la France et de l'Allemagne comme moteur et pilier de regroupement  des partenaires européens. Ils ont mis ce principe en oeuvre en préparant et concluant le Traité de Stabilité, Coordination et Gouvernance de la zone euro que les partenaires de l'Eurogroupe ont signé à la suite de la France et de l'Allemagne en Mars 2012.

L'intégration européenne a fait plus de progrès en 4 ans de 2008 à 2012 que pendant les 50 dernières années et ceci en se fondant sur les nations et les Etats souverains en qui tout converge au bout du compte, donnant ainsi raison à l'avertissement du Général de Gaulle : "L'Europe, c'est la France et l'Allemagne. Unies, elle feront l'Europe, désunies, elles sombreront avec elle !" ... et ceci n'en déplaise à notre ami Xavier Bertrand qui n'aime pas, paraît-il (?), l'idée d'un directoire franco-allemand !N'ayons pas peur d'aller bien au-delà des recommandations de Laurent Wauquiez et en toute orthodoxie gaullienne, d'affirmer que l'Europe se fera par Paris et Berlin et non par le "machin" de Bruxellesque cela plaise ou non à nos eurobéats de droite ou de gauche ... ils manquent de réalisme ou d'ambition et malheureusement d'une certaine hauteur de vue !

 

...  l'Europe actuelle fondée sur des institutions supra-nationales artificiellement plaquées sur les peuples, les nations et les Etats, patauge dans le vide stratégique, le  blocage institutionnel et l'aboulie décisionnelle.  Ce qu'il nous faut, c'est une Europe de nations transcendées par une entente et une coopération toujours plus étroites, à commencer par la France et l'Allemagne, jusqu'à définir des politiques communes et des cadres d'action communs entre Etats décisionnaires et non par le biais d'un semblant "d'administration fédérale", de "justice fédérale" ou de "chambre d'enregistrement fédérale" suspendues dans le vide  d'une construction intellectuelle sans véritable contact  avec les réalités qu'elle prétend gérer !

Alors pourra naître progressivement un "sentiment européen" qui un jour, débouchera sur une véritable institution commune européenne.

Le succès de la construction européenne repose sur une double dissuasion : d'un côté dissuader l'Allemagne de se replier sur la médiocre tentation de se muer en une Grande Suisse bien gérée aux ambitions forcément limitées et de l'autre, dissuader la France de se laisser aller à son laxisme trop habituel et à ses lubies excessives de grandeur.

Ce que l'on veut, c'est une Europe qui avance à la vitesse du monde actuel. D'où l'importance primordiale du lien franco-allemand qui, seul, peut permettre à la France de se transcender et à l'Europe de devenir,  face aux pôles de civilisation qui émergent d'Amérique, d'Afrique ou d'Asie, la puissance mondiale de référence du 21è siècle que son histoire passée et la civilisation qu'elle a donné au monde justifient pleinement.

Il faut donc une France forte pour assurer le pilotage d'une telle ambition et y entraîner le partenaire allemand conformément au rôle de puissance-pivot que la France a constamment joué en Europe au cours des siècles.

 

Or, l'entente franco-allemande connaît un désastreux passage à vide du fait de la volonté évidente du Président français de 2012 de ne pas vouloir comprendre la problématique du redressement de la France ni  agir en conséquence tout en se permettant manoeuvres infantiles et tartarinades inutiles à l'égard de notre partenaire allemand, et tout ceci pour plaire sa clientèle électorale. Ridicule, dangereux et indigne d'un Chef !

Hollande par forfanterie, manque de vision, inconscience aussi sans doute et manque de courage sûrement , a perdu toute crédibilité aux yeux de nos partenaires et galvaudé la part française du "leadership" européen. Il est plus que temps qu'il change de comportement et de politique ou que la France change de Président.

 

Ce n'est pas cela bien sûr, qui arrêtera la marche  de l'histoire mais en attendant l'arrivée au pouvoir en France de dirigeants plus clairvoyants et plus courageux, la France et l'Europe perdent encore quelques années ...

... le peuple cependant, à défaut de ses dirigeants, semble commencer à  comprendre qu'il faut changer pour pouvoir faire face aux défis du monde nouveau. Il reste à lui faire comprendre que c'est par l'Europe et par l'Europe seule que la France continuera d'exister dans le siècle qui s'avance !

 

D'accord avec l'UMP quand elle proclame "Pour la France, agir en Europe" mais cette action doit aller jusqu'à changer fondamentalement notre approche de la  construction de l'Europe sinon à "tout changer"  comme le voudrait Laurent Wauquiez.

 

Vite sera le mieux ! Il y a urgence pour l'action car le temps de la démagogie, de la bien-pensance et du penser faux est révolu et ils mettent l'avenir de l'Europe en péril !

 

Voir également sur le même sujet quelques autres  articles sur "http://facebook.com/eurocooperation"   "L'Europe, c'est la France et l'Allemagne ... " (Charles de Gaulle)

 

 

 

 

 

 

 

 

 





 

Le peuple regimbe, la gauche sombre entre deux eaux, la droite s'éparpille ... l'exaspération monte et le FN aussi ! (7 Mai 2014)

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J'écrivais le 3 Juillet 1990 une lettre à  Michel Aurillac, Président du Club 89 aux travaux duquel j'avais assez assidûment participé pour préparer la "reconquista" de 1984-86. Cette lettre était  une mise en garde adressée à nos responsables  politiques et au premier d'entre eux, Jacques Chirac, suite aux élucubrations de nos centristes d'alors ("l'immigration, une chance pour la France" osait Bernard Stasi) et de certains jeunes responsables du RPR qui, comme Michel Noir, avaient  peur de "perdre leur âme" en traitant les problèmes de banlieue, d'insécurité et plus  généralement de cohésion sociale  et nationale qui résultaient d'une immigration non maîtrisée et d'une intégration insatisfaisante des deuxième et troisième générations qui étaient en train de naître. Cela impliquait de prendre  des mesures en matière d'éducation et donc de discipline scolaire, de cadrage et suivi de l'intégration et in fine, pour les situations les plus délicates, de ré-éducation voire de politique pénale ... on ne parlait pas encore à l'époque de "culture de l'excuse" !

 Le Front National montait. La gauche, engoncée dans sa contradiction entre l'affichage de sa fausse "générosité" humaniste et son jésuitisme politicien exclusivement préoccupé d'empêcher la droite de reprendre le pouvoir, s'efforçait de culpabiliser cette dernière et de faire monter le FN par des mesures sociétales à contresens qui exaspéraient le peuple au lieu qu'elle se consacre à régler ses problèmes de chaque jour. Elle n'était pas encore totalement "bobo" mais elle commençait déjà à mentir au peuple et à l'abandonner, le laissant aller au Front National qui s'emparait aussitôt des frustrations populaires que les gauches extrêmes et le Parti Communiste avaient le plus grand mal à appréhender, prisonniers qu'ils étaient de leurs gangues idéologiques du siècle passé.

 La droite ne réagissait pas. Jacques Chirac était mal à l'aise sur le  sujet et malgré quelques coups de menton et une  ou deux interventions fort maladroites, laissait les choses aller à vau l'eau. Peut être était-il lui aussi contaminé par cette bien-pensance de gauche qui se répandait alors sur toute la France depuis son foyer originel germanopratin ?

La droite commençait à devenir exaspérante parce que, déjà, elle avait tout simplement peur d'être la droite, de dire les choses comme elles sont et de les faire comme elles doivent l'être ... et le Front National montait !

 

Nous étions alors à droite, dans une phase de flottement interne du RPR après la défaite présidentielle de 1988 comme aujourd'hui l'UMP après la défaite de 2012 et on souffrait à gauche, de déliquescence galopante d'un pouvoir "mitterandien" en pleine dérive économique, sociale, financière, morale et politique, comme un prélude à la période actuelle de délitement accéléré du pouvoir "hollandesque" ... et aujourd'hui comme en 1990, le FN monte en même temps que l'exaspération du peuple !

 ... le FN et l'exaspération montent parce que l'économie va mal, que le gouvernement socialiste ne fait pas ce qu'il faut pour réformer "hic et nunc" le secteur public, améliorer la compétitivité des entreprises et redonner confiance au peuple, qu'on entend Alain Juppé, J.P. Raffarin et quelques autres qualifier de "trop libérales" les orientations adoptées en Janvier par l'UMP pour remettre sur pied l'outil de production national (peur de mécontenter ses clientèles à gauche et pudibonderies à droite alors que la  France poursuit sa descente dans tous les classement économiques, sociaux et culturels, on croit rêver !),

... le FN et l'exaspération montent parce qu'on recule au lieu d'avancer dans le cadrage de l'immigration et le contrôle du processus global d'intégration depuis l'école jusqu'à la naturalisation en passant par les aides sociales; que la gauche dans ce domaine comme ailleurs, par idéologie et sous l'impulsion des associations immigrationistes, agit sciemment à contresens d'une politique de maîtrise de l'immigration jusqu'à Manuel Valls qui veut, dit-il, naturaliser pour "faciliter" l'intégration plutôt que conditionner la  naturalisation  à une intégration réussie (!!!); que la droite, largement contaminée par la bien-pensance gauchisante, hésite à programmer la mise en oeuvre d'un cadrage sévère dont le but ultime est de préserver la cohésion sociale et nationale en faisant en sorte qu'un français naturalisé "se sente et se dise français" avant de se sentir ou se dire algérien, malien, comorien, sri-lankais, bangladais, vietnamien ou chinois, ... ou pire encore de se déclarer "musulman" ce qui justifie, notons-le au passage, une lutte sévère et de tous les instants contre l'intégrisme religieux comme facteur premier d'une mauvaise  intégration et donc du délitement du lien social et national qu'on déplore dans certains quartiers qu'on qualifie pudiquement de "sensibles" !

... le FN et l'exaspération montent parce que la gauche comme la droite ne voient l'Europe qu'à travers les institutions de Bruxelles, de Strasbourg ou de Luxembourg qui ont depuis longtemps atteint leurs limites de compétence et de capacités; que l'Europe par idéologie "libéraliste" effrénée ne défend ni protège les entreprises ni les salariés européens dès lors que les règles sacro-saintes de la concurrence le commanderaient et alors que les pays concurrents et d'abord la Chine, le Brésil ou les Etats-Unis par exemple, ne se gênent en rien pour protéger outrageusement leurs marchés, leurs entreprises et leurs employés ; que le problème n'est pas de désigner Monsieur Schulz ou Monsieur Juncker comme Président de la Commission pour remplacer l'ineffable Monsieur Barroso qui en 2010 s'enflammait pour la Géorgie ("maintenant  que nous sommes voisins" disait-il aux géorgiens, comme s'il avait admis que la Turquie y était déjà !); que le problème est de faire avancer l'Europe pour en faire la puissance mondiale de référence du 21è siècle alors que celle-ci n'avancera que si la France et l'Allemagne en prennent décidément le commandement comme Nicolas Sarkozy et Angela Merkel l'ont fait de 2008 à 2012 pour surmonter la crise et commencer à coordonner sérieusement leurs politiques respectives (hélas, Hollande s'étant comporté comme un enfant gâté irresponsable avec ses partenaires, la France va devoir regagner sa crédibilité perdue pour pouvoir reprendre son rôle séculaire de puissance-pivot en Europe); qu'il faut donc "changer d'Europe" et aller beaucoup plus loin encore que Laurent Wauquiez ne le proposait sous les critiques ineptes des "eurobéats" de gauche et de droite qui se satisfont d'une Europe paralysée par sa bureaucratie et son abracadabrant dispositif institutionnel en ressassant sans vraiment y croire leur mantra d'une vague "fédéralisation" de certains domaines de "l'acquis communautaire" alors que seuls les Etats ont réellement le pouvoir de s'engager et d'aller de l'avant !

... le FN et l'exaspération montent parce que la gauche, orpheline de ses erreurs marxisantes, s'est maintenant reconvertie dans la destruction des valeurs, par elle déclarées "ringardes", qui touchent la responsabilité individuelle, l'effort,  la famille, la patrie, la nation, le travail, la discipline sociale et la solidarité (et même le sexe !) au profit d'un libertarisme débridé, d'un droit de l'hommisme et d'un "assistanat" sans limite ainsi que d'un écologisme à tous vents que ne viennent même plus tempérer le déterminisme social si cher à nos structuralistes (devenus ringards eux aussi ?) ni même l'égoïsme individuel qui laissent ainsi le champ libre aux sectarismes et aux intégrismes les plus violents,

... le FN et l'exaspération montent parce que la gauche, là encore à rebours de ce que veut le peuple et à contresens des réalités de ce monde, se refuse à comprendre que tout le monde n'est pas nécessairement beau ni gentil et s'obstine à vouloir mettre en oeuvre une politique pénale "tout bisounours" qui rejette toute punition au motif que le délinquant pourrait avoir quelque excuse, par exemple être pauvre, immigré, mal intégré, mal éduqué, jeune, amoureux, handicapé mental ou simplement fantasque ou mieux encore que la société n'aurait pas fait pour lui tout ce qu'elle aurait dû faire !!!  Non, Mme Taubira, on n'est pas nécessairement délinquant du seul fait qu'on est jeune, pauvre, immigré, amoureux etc ... et faites un effort pour ne pas, là encore, prendre les choses à contresens : construisez  des prisons si les prisons  actuelles n'offrent pas assez de places que vous pourriez juger suffisamment confortables pour vos gentils délinquants; la sanction depuis des millénaires a toujours été très "éducative" et votre laxisme angéliste provoque un immense éclat de rire chez les voyous, surtout chez les petits qui voient ainsi s'ouvrir la perspective d'une belle carrière de grand voyou sans trop de risques !

... le FN et l'exaspération montent parce que la gauche dans l'Education Nationale, n'arrive pas non plus à se défaire des lubies éducatives pré- et post-soixante-huitardes et qu'elle y refuse la discipline individuelle et institutionnelle au motif que l'enfant doit construire lui-même ses propres savoirs sans contrainte ni sanction qui pourraient traumatiser sa jeune cervelle (la même idéologie fumeuse qui veut qu'on dorlote les malfrats pour qu'ils deviennent bons par la vertu du Saint Esprit (?) et éviter ainsi qu'ils ne récidivent !); le désordre physique et intellectuel règne à l'école et le nivellement par le bas y a été instauré comme un moyen d'améliorer les performances quantitatives au dépens des qualitatives de sorte que l'Université connaît un déferlement d'étudiants dont la moitié sortira sans diplôme ou avec des diplômes sans débouché concret alors qu'on a besoin de plombiers, électriciens, maçons ou électroniciens plutôt que de sociologues, psychologues ou intermittents intellectuels en surnombre ! Il faut mettre fin à cette gabegie éducative quitte à mettre au pas les pédagogistes qui y sévissent et l'ensemble de la hiérarchie du ministère, n'en déplaise à MM. Peillon ou Hamon et à la gent universitaire socialiste; tous ont grandi depuis l'enfance ou par leur formation et leur idéologie, dans ce bain de douillette bureaucratie intellectuelle et n'en ressentent pas vraiment la parfaite inadéquation aux exigences du monde actuel ! ... et n'en déplaise aussi à nos ministres de droite qui n'ont jusqu'ici pas su imposer la révolution qu'il convient de faire dans l'Education Nationale faute qu'ils aient suffisamment élaboré leur projet pour pouvoir le présenter et le  faire accepter au peuple comme une priorité nationale lors des élections présidentielles passées ... et ceci dure depuis plus de 40 ans  !

 

L'exaspération monte parce que la gauche française patauge depuis trente ans et n'arrive toujours pas à trouver sa place dans le monde moderne.  Elle n'est plus tout à fait la gauche du siècle passé, celle de la lutte des classes et de la redistribution sociale contre la réalité économique mais elle en a encore beaucoup trop de vieux restes qui dérangent. Elle est encore loin d'être celle de l'économie sociale de marché qui a beaucoup de mal  à pénétrer des  esprits égarés par deux  siècles d'égalitarisme obtus et des décennies de bien-pensance assistantialiste généralisée, de culpabilisation post-coloniale tiers-mondisante et d'obsession "déconstructiviste" des valeurs qui ont fait la civilisation européenne et en particulier la française. Elle n'a pas achevé sa mutation si tant est qu'elle l'ait commencée et elle est dans l'errance intellectuelle la plus totale même si elle a désespérément cherché à renouveler ses clientèles pour la présidentielle de 2012 avec l'aide des stratèges-penseurs" de Terra Nova ! Elle n'a pas trouvé encore l'équivalent moderne du discours simpliste qui l'a portée au pouvoir avec Mitterand en 1981 et dont  les derniers échos ont permis à Hollande de tromper le peuple une dernière fois en 2012. Bref, elle est en porte à faux vis à vis des réalités que vit le peuple et du simple bon sens auquel il reste attaché. Le peuple ne suit plus !

 

Quant à la droite, face au désert intellectuel de la gauche et à son impéritie dans l'action, elle doit conduire sa propre révolution créatrice pour prendre d'urgence les rênes du pays et mettre l'Europe en mouvement. 

Il faut pour cela que la droite accepte tout simplement d'être la droite, sans complexe et sans mièvrerie bien-pensante ! Une droite humaine sans être "humaniste", forte sans être autoritaire, généreuse sans être laxiste, sociale sans être socialiste, économe sans être pingre, mais qui sache donner la priorité à l'essentiel et non à l'accessoire, à la cohésion sociale et nationale et non à ceux qui n'hésiteraient pas à sacrifier l'intérêt de la majorité à celui des minorités; une droite qui, à l'inverse de la gauche, ne considère pas la France comme une terre de mission où il faudrait à tout prix consacrer l'anormal ou le particulier comme la norme et l'imposer à tous ainsi que le prêchent partout les intégristes politiques ou religieux. Les droits des minorités et les particularités doivent certes, être garantis mais à la condition expresse que ces dernières respectent les lois, les coutumes et les croyances de la majorité. Bref, une droite qui dise ce qui est et qui fasse ce qu'il faut pour le peuple et pour chacun mais aussi et d'abord en considération de l'intérêt supérieur du pays.

Une révolution créatrice ?

Une révolution ? Oui, c'en sera une en effet que la droite abandonne ses complexes après sa longue contamination par la bien-pensance gauchisante qui après De Gaulle et dans la ligne des élucubrations soixante-huitardes, l'empêche de dire et de faire ce que la réalité commande laissant ainsi le champ libre aux rêveurs (et manipulateurs !) de la gauche socialiste, aux sectaires de l'écologisme, aux attardés de la lutte des classes et aux "acteurs primaires" (on n'ose pas dire "penseurs" !) du Front National et des groupes "révolutionnaires" gauchistes. 

Créatrice ? Bien sûr, car il s'agit de reconstruire notre civilisation européenne en la débarrassant des scories fantasmatiques des dé-constructeurs d'après-guerre et des lubies des "penseurs pré- et post-soixante-huitards" qui, revenus du désastre communiste et de leurs erreurs marxisantes, ont désespérément tenté d'en faire une improbable synthèse avec le structuralisme et l'individualisme libertaire qu'ils ont abusivement pimentés de niaiserie "droit de l'hommiste" sans frontière et d'universalisme "écologiste" pour lui donner un semblant de "modernité". Vous voulez des noms ? Ils vont de J.P. Sartre à Edgar Morin en passant par Althusser, Foucault, Bourdieu et la plupart de nos "normaliens" d'après-guerre. Ils étaient courageux ceux qui ont résisté à la vague de ces "intellectuels" plus germanopratins que de terrain et qui n'avaient pas eu le temps, l'honnêteté ou la capacité d'acquérir l'expérience et l'intelligence du monde ! Ils ont déteint sur la génération suivante des jeunes philosophes et des "combattants humanitaristes" de la nouvelle vague qui ont d'emblée jeté aux oubliettes les criminels de masse que révéraient leurs anciens pour s'enticher de tiers-mondisme au Vietnam, en Bosnie, en Afghanistan, au Biafra, en Somalie ou ailleurs sans oublier les penseurs-professeurs de vertu assistantialiste qui à l'abri  de leurs chaires et de leurs bureaux de nos Ecoles de Sciences Sociales, ont formé des générations de jeunes gens à qui ils ont appris à penser faux en leur donnant le goût pervers de l'assistanat et des droits sans limite, sans frontière et sans contrepartie puisque l'individu n'est responsable de rien, étant le produit de la société qui l'a conçu et enfanté  !!!!  Notre société aime se vautrer dans une déprimante facilité intellectuelle et dans la "bourdieuserie" la plus bêtasse !


L'ineptie de la gauche et la pusillanimité de la droite en arrivent à conduire la France à l'effacement progressif sinon encore au désastre final au point qu'on peut lire en première page du Figaro du 6 mai 2014 :

"Déficit, Euro :  Bruxelles  et Berlin corrigent Hollande ... tout va plutôt mieux en Europe sauf pour la France !"

 Le seul fait qu'un journal, même d'opposition, puisse publier de tels titres, que Bruxelles  se permette, à raison, de "corriger" le Président français et que l'Allemagne notre partenaire principal ait pu manifester son exaspération de voir le Président français se comporter depuis son accession au pouvoir comme un gosse capricieux, vaniteux et irresponsable .... est une honte nationale ! (voir sur http://facebook.com/eurocooperation qqs autres articles sur cette "honte nationale")

La France en effet, continue de descendre une à une les marches de tous les classements financiers, économiques, universitaires et scolaires alors que, la crise passée, la situation s'améliore pour l'ensemble de nos partenaires qui ont, eux, mis en oeuvre depuis longtemps les mesures de redressement que la France n'a toujours pas mises en oeuvre concrètement et, pour les plus importantes, pas même décidées !

 

On sait maintenant que la gauche ne sera pas à la hauteur de la tâche. Il est donc temps que la droite se ressaisisse et se prépare à reprendre le pouvoir, armée d'un programme cohérent de réformes de fond qui soit clairement avalisé par les élections présidentielles auxquelles nous serons conviés bientôt, et sans doute plus tôt que prévu en cas de crise existentielle de l'actuel pouvoir socialiste.

Le plus tôt ce "non-pouvoir" cèdera la place, le mieux ce sera pour la France, pour les français et pour l'Europe afin d'écarter tout risque d'éclatement de cette dernière en raison du défaut de la France et qu'elle puisse enfin s'affirmer, dans les tourbillons du monde actuel, comme la puissance mondiale de référence du 21è siècle.

Il faut alors que cessent à droite, les palinodies, petites histoires, coquetteries et pudibonderies de nos "candidats à la candidature", de ceux qui veulent exister et se montrer même s'ils ne sont pas candidats, des anciens qui veulent jouer les "sages" ou encore de nos responsables locaux ou nationaux qui s'ébrouent sur le champ de courses. Il n'y a pas et il ne doit pas y avoir à l'UMP de ligne X, Y ou Z, il y a le programme et la ligne de l'UMP qui couvrent aussi bien l'impératif économique que l'impératif de cohésion nationale et de justice sociale et l'impératif sociétal de préservation de notre identité et des valeurs qui ont fait la France et au-delà porté la civilisation européenne.

 

Il importe de se rassembler sur ces thèmes sinon ... place au Front National, aux extrêmes gauchisants ou aux intégristes religieux qui nous amèneraient inéluctablement au niveau zéro de l'économie et au désordre politique et social, nous permettant ainsi de revendiquer bientôt une place de choix parmi les pays "en voie de sous-développement" ... ou d'ensauvagement !